Entête Si Chalabre m'était conté

JEAN François Jean


Portrait de Jean François Jean

Il est né le 12 janvier 1884, à Sonnac-sur-l’Hers, et est le fils de Louis et d’Amat Marie.
La famille habite chez Faure à Chalabre.
Sa profession est limonadier, après avoir été maçon. Il exercera d’autres professions, comme cafetier (au café de la paix), et tailleur de pierre dans les monuments funéraires après avoir fait une formation de recyclage.
Il mesure 1m 64, a les cheveux et sourcils châtains. Les yeux sont bruns, le front est découvert, le nez est moyen, le visage est rond. À la visite du conseil de révision, le degré d’instruction générale est de 3.
Il part faire son service le 9 octobre 1905 au 100ème régiment d’infanterie. Il est incorporé comme 2ème classe, sous le matricule 6200. Il est soldat de 1ère classe le 27 avril 1906, et devient Caporal le 2 décembre 1906. Il passe dans la disponibilité le 28 septembre 1907. Le certificat de bonne conduite lui a été accordé.
Il a accompli une 1èrepériode d’exercice au 80ème régiment d’infanterie, du 22 août au 13 septembre 1910.
Il est nommé Sergent dans la réserve le 9 février 1911, et passe dans la réserve de l’armée d’active le 1er octobre 1911.
Il a accompli une 2ème période d’exercice au 80ème régiment d’infanterie, du 19 mai au 4 juin 1913.
Il est rappelé à l’activité, à la mobilisation par le 22ème régiment d’infanterie coloniale de Marseille, le 4 août 1914.

Abris de la main de Massiges

Il passe au 38ème régiment d’infanterie coloniale, le 17 juillet 1916.
Le régiment de réserve est créé en août 1914. Il est rattaché au 8ème RIC basé à Toulon.
En 1916, du 10 juillet au 21 août, à Biaches, Barleux dans la Somme.
Il est nommé Sous-lieutenant à titre définitif le 7 novembre 1916, et Lieutenant à titre temporaire le (11 août 1917?).
En 1917, il fait partie de l’Armée d’orient le 16 mars à Kir-Kilissé en Turquie.
Le 16 mai, il est au Piton rocheux.
Il est donc Lieutenant à titre temporaire le 11 août 1917, et à titre définitif le 9 février 1918.

En Serbie.
Artillerie française et serbe dans les Balkans
Il arrive au 8ème colonial le 15 février 1918, en Serbie et du 18 au 30 septembre à Skra-di-Legen.
Il passe au 3ème colonial le 20 septembre 1918, dont la garnison est à Vannes.
En Serbie, les batailles se produisent au Sokol, à Dobropolje, à Kravitza. C’est l’action qui vise à couper en deux l'armée bulgare dans la vallée de Dobropolje, puis à exploiter cette percée vers Prilep et la vallée de la Strumitza. L’attaque massive du 3ème RIC a surpris l'ennemi dans tous les points forts du terrain. Aussi, vient la citation à l'ordre de l'armée. Durant ces cinq années de guerre, le 3ème a perdu quatre mille sept cent cinquante hommes. Le régiment se situe à Vetrenik du 15 au 18 septembre, et du 23 au 24 septembre à Gradsko.

Serbes en 1916

Il passe dans l’armée territoriale, le 1er octobre 1918.
Pendant la Grande Guerre, le régiment d’infanterie territorial, ou RIT, était une formation militaire, composée des hommes âgés de 34 à 49 ans, considérés comme trop âgés et plus assez entraînés pour intégrer un régiment de première ligne d’active ou de réserve.
Les Territoriaux ou Pépères, initialement chargés de différents services de gardes, ont joué un grand rôle pendant la Première Guerre mondiale.
Les régiments d’infanterie territoriaux ne devaient pas coopérer aux opérations en rase campagne. Le plan de mobilisation ne le prévoyait pas. Ces régiments n’étaient pas outillés pour prêter leur appui aux régiments actifs.
Toutefois, les RIT des régions du Nord et de l’Est se trouvèrent engagés d’emblée dans la bataille pour défendre leurs villes et villages. De plus, dès la fin août 1914, les plus jeunes classes des territoriaux furent intégrées dans des régiments d'infanterie d’active et de réserve pour compenser les pertes.
Les régiments territoriaux sont initialement prévus pour assurer un service de garde et de police dans les gares, les villes, les frontières, sur les voies de communication, à l’occupation et à la défense des forts, des places fortes, des ponts et autres lieux sensibles. Ils se trouvèrent par suite des circonstances, engagés dans la bataille ou avec une participation indirecte dans les combats.
Les territoriaux effectuent de la même manière divers travaux de terrassement, de fortification, de défense, entretien des routes et voies ferrées, creusement et réfection de tranchées et boyaux.
Ils forment, avec les gendarmes, chasseurs forestiers, etc., des détachements chargés de suivre l’armée en marche pour explorer et nettoyer le champ de bataille. Ils récupèrent ainsi un important matériel composé d’effets en tout genre, notamment des armes. Ils arrêtent et escortent des soldats allemands isolés ou blessés, ramassent, identifient et ensevelissent des cadavres. Ils construisent et gardent des camps de prisonniers. Ils saisissent également du bétail égaré.
Ils sont également chargés de missions de ravitaillement et autres missions de soutien aux troupes de première ligne, sous les bombardements et les gaz. Un nombre important de territoriaux perdent la vie dans ces actions méconnues et difficiles, mais indispensables.
Au fil des mois, alors même que la distinction dans l’emploi entre les régiments d’active et les régiments de réserve s’estompe, la spécificité de la territoriale cède la place à une utilisation commune à toutes les formations. De fait, les régiments territoriaux sont engagés en première ligne.
Tout d’abord, les territoriaux ont pour mission la garde dans les tranchées de première ligne, dans des secteurs dits « calmes », le mitraillage des lignes allemandes par tirs indirects, l’occupation des tranchées de départ, en soutien des divisions d’attaque. Puis, ils sont engagés en première ligne, où ils s’illustrent, en particulier, lors des grandes offensives allemandes de 1918.
Il reçoit le 29 mars 1919 la croix de guerre avec 2 étoiles de bronze.
Il passe au 80ème régiment d’infanterie le 30 mars 1919.
Il est promu capitaine le 25 juin 1930.
Il fut blessé à Souain le 25 septembre 1915, d’une plaie pénétrante par balle au genou droit.


Boyau dans les rues de Souain

Il est cité à l’ordre N° 62 du général commandant la 42ème brigade : « Belle attitude au feu au cours de l’attaque de Vauquois le 4 mars ».
« Très belle conduite, attitude pleine d’entrain et du meilleur exemple pour ses hommes, a déployé une humeur initiative de la conduite de sa section, le 4 août 1914, se déplaçant sous un feu très violent de l’ennemi.
L’armée le promut capitaine le 25 juin 1930.
La blessure au genou lui permettra d’être invalide à 10%. Il sera réformé à Toulouse le 26 décembre 1930, et définitivement le 30 octobre 1934 pour invalidité inférieure au paludisme sans lésions viscérales, ni ne comportant de troubles fonctionnels.
De retour de la guerre en dehors de ses activités diverses, il fut élu au conseil municipal en 1920 jusqu’au 5 mai 1928, où il prend les rênes de la ville.
Les élections, du 5 mai 1928 donna le résultat suivant : Garros Prosper, Jean François, Vidal Jean Baptiste, Amat Camille, Fitaire Emile, Huillet François, Courdil Lucien, Galaup Albert, Bonnet Isidore, Huillet Jean, Vié Frédéric, Calvet Antoine, Bauzou Paul, Pousse Urbain, Arnou Eugène, Salvat Henri.
Est nommé maire Jean François, et l’adjoint est Garros Prosper.
La réunion du conseil municipal du 4 juin 1928 avait pour but de mettre en place la réglementation des bains douches, le tarif, et de présenter le nouveau gérant, monsieur Rigaud Paul. L’établissement devait ouvrir dans les 8 jours.
Il se voit décerner la médaille de Chevalier de la légion d’honneur le 28 décembre 1928.
Pendant l’année de 1928, Léon Druhot, journaliste, retrouva Georges Méliès vendant de la confiserie et des jouets à la gare Montparnasse. Cela fit la une de tous les journaux. Le département de l’Aude, d’où était originaire la famille, fit parler de lui. Le préfet Eugène Olivier Bougouin (1926-1936) en fut tout ému. Il effaça la dette du projecteur. Le maire Jean dut le remercier, malgré qu’entre la commune de Chalabre et le représentant de la République, ce n’était pas l’amour fou. Les conflits étaient récurrents, jusqu’à la démission.
Le nouvel adjoint Garros demanda, le 28 octobre 1929, à la compagnie des chemins de fer du midi, le rétablissement du passage à niveau N° 12 (Saint Martin).
Le préfet avait autorisé les processions. Mais, il faisait le reproche inverse au maire de Chalabre.
Explication : le préfet autorise, et donc le maire aussi.
Le préfet réprimande et menace le maire d’avoir autorisé les processions.
Le maire Jean interdit les processions, le préfet le menace et le réprimande.
Le maire donne sa démission avec d’autres élus en octobre 1931.
À Chalabre, l’élection du 14 novembre 1931, furent élus : Jean François (maire sortant),Garros Prosper, Vidal Jean Baptiste, Amat Camille, Fitaire Emile, Huillet François, Courdil Lucien, Galaup Albert, Bonnet Isidore, Huillet Jean, Salvat Henri, Vié Frédéric, Calvet Antoine, Bauzou Paul, Pousse Urbain, Arnou Eugène.
Fitaire fut le maire. Il restera jusqu’à son décès en 1941. L’adjoint était Vidal Jean Baptiste, qui prendra sa succession pendant la guerre.
Monsieur Noy revendit, cette année-là (41), son usine de chaussures à Antoine Canat.
Il avait créé des caveaux, tailler la pierre, qui sont encore bien en place. Il décéda le 11 juillet 1964 à Chalabre.
Mais, avant de partir au royaume des purs, à la demande de l’abbé Fourtanier, le rouge François bâtit la grotte dans le parc du château (encore visible de nos jours).

grotte dans le parc du château
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