Entête Si Chalabre m'était conté

Historique de la ville de CHALABRE :


PRIMA KERCORBIS CIVITAS : première cité du Kercorb.

Quand on arrive au détour des collines verdoyantes, la ville apparaît majestueuse, protégée naturellement. Au sud-est, se trouve le tataubas, l’ancien refuge de l’oppidum. À l’est, il y a la garenne, qui, sur son flanc, abrite le château. Au nord, surplombe la chapelle du calvaire, construite en 1610 sur l’ancienne tour de guet. L’accès pour les piétons est agrémenté d’un chemin de croix. À l’ouest c’est Roquefère, avec une falaise qui a servi de carrière. Le sud est une belle vallée, qui nous autorise à contempler le massif des Pyrénées, sous la bienveillance de la forteresse de Montségur, haut-lieu Cathare.
Le tout est arrosé par trois rivières :
- l’ Hers nous arrive par la vallée et traverse, côté ouest la ville pour aller se jeter dans la Garonne.
- le blau, quant à lui, coupe la ville en deux au sud. Sous son aspect des plus calmes, il est parfois redoutable.
- dans le nord, c’est le versatile Chalabreil.
Les habitants les ont domestiquées et canalisées un siècle avant la révolution. On se sent attiré par ce bourg, ceinturé de verdure, sous l’ombrage des platanes, futurs bicentenaires (1820), plantés sur l’emplacement des fortifications démolies après le traité des Pyrénées en 1659. Le climat est méditerranéen. Et, sous cet esprit de cabale, il fait bon vivre.
Le chef-lieu du canton remonterait à une très haute antiquité, (800 à 900 ans avant J.C.). Plus précisément, des traces font mention de l’Oppidum d’Uxello Briga, en 186 ans avant la naissance de Jésus Christ, par l’invasion des celtes « les Volsques Tectosages » dans notre région. S’installent les Kercorates ou Kercorbates.
Ker a bien une étymologie celtique, et a pour signification une région hérissée de rochers. Cor est utilisé pour courbe.
Toujours avant J.C. en 86, naquit à Briga Publius Tarentinus Acto Atacinus. Il se dit poète. Et, dans des écrits, sous la forme de pamphlets, il se moque des soldats de César, qui, dans les années 50, accoutrés de leur tunique blanche vont se purifier dans les bains. Il donne à ce quartier le surnom de « terre blanche ».
52 ans mais après J.C., c’est un Romain, le savant naturaliste Pline (l’ancien), qui, en faisant le recensement des conquêtes de César, situe les Kercorates ou Bercorates dans notre région.
En 407, les Vandales détruisent l’Oppidum. Une bonne partie des habitants vont s’installer dans le champ Legrand. La minorité restera en bas de la colline, ce qui fait aujourd’hui la « terre blanche ». Le nouveau village prend le nom de Calabriga.
Puis, ce sera l’invasion des Goths. Ils seront en partie chassés par Clovis. Mais, il en restera dans le secteur : les Wisigoths. C’est la période où une forteresse voit le jour sur l’emplacement du château actuel. Quoique nettement moins important, c’était une tour avec remparts.
Des chartes des 6 et 7° siècles mentionnent le château de Exalabra (Chalabre), le désignant comme le chef du canton « castellum quod dicidur Keicorb cum omnibus suis castellamis ».
Le castellum est le château qui gouverne.
Les Arabes de Abd-Er-Rahman, refoulés à Poitiers prennent demeure dans la contrée. Ils seront chassés par Pépin le Bref en 759. Mais, ils reviendront en 793, pour y être battus par Charles 1° dit Charlemagne. C’est lui qui ordonne la construction de l’abbaye des pénitents blancs, comme celle de Camon, et qui charge la Forteresse Exalabra de veiller sur tous ces moines, qui occulte volontairement le pic de Balaguier et son fort, pourtant de la même origine familiale, mais pas de bonne religion, car ils étaient des Ariens et Manichéistes.
C’est à partir de là que Kercorb, gouverné par le Razès, est écrit avec un K, car Charlemagne avait sur sa monnaie d’argent gravé : « Karolus Impaug », abréviation d’imperator Augustes. Sur les pièces, il y avait sur un côté l’emblème de Charlemagne, sur l’autre celui du Razès.
Sur le testament daté de 1032, Roger comte de Carcassonne partage son fief, entre Roger son petit fils et Pierre son fils. Le Caircorb y figure, comme Exalabra avec son abbaye des pénitents.
Exalabra prend du pouvoir et de l’importance, faisant avec le Kercorb l’objet de grande convoitise entre Foix-Toulouse. Le suzerain Roger de Trencavel de Carcassonne se débarrasse de ce coin trop encombrant, et le vend le 7 kalende d’août 1167 à Miron de Tonnens pour 11000 sols melgorien, monnaie de Mauguio. Comme Miron ne peut s’acquitter de la dette, le Carcassonnais récupère son bien, et les ennuis qui vont avec.
En 1210, Simon de Montfort, chef de la croisade contre les hérétiques « cathares », envoie un de ses lieutenants investir le Kercorb. Chalabre ouvre ses portes sans livrer bataille. Pons de Bruyères le Châtel devient le seigneur du fief, et prend résidence à Puivert.
Le 18 mars 1279, la digue du lac de Puivert cède, détruisant la ville construite au champ Legrand (Calabriga). Le village gallo-romain est abandonné. Les habitants se regroupent autour de l’abbaye des pénitents, qui fut épargnée par les dieux et l’eau. Ils forment le nouveau village, celui que vous voyez actuellement.
C’est en 1283 que, pour service rendu au Roi, Jean 1° de Bruyères est dispensé de l’impôt envers la couronne de France. Le Kercorb devient « terre privilégié », qui fut reconnu par tous les rois de France.
La ville de Carcassonne se trouve en proie aux pillages et massacres orchestrés par le prince noir. Ainsi, les marchands et commerçants juifs viennent trouver refuge dans notre ville, qui du coup prend une grande expansion vers 1310.
À Puivert, Thomas de Bruyères partage la baronnie entre ces deux fils :
- Thomas II, l’aîné hérite de Puivert, Nébias, Montjardin.
- Philippe I, le cadet a, quant à lui, Chalabre, Sainte Colombe, et Rivel, faisant de cette dernière sa résidence.
Ce même Philippe I de Bruyères Rivel fit, pour protéger le roi de France, ériger des fortifications. En 1360, elles furent terminées six ans plus tard. Les pierres furent prises sur une carrière sur la colline de Roquefère. Ces pierres furent réutilisées pour canaliser les rivières, par la suite.
Ce n’est qu’en 1450, sur le conseil de sa mère, devant la contestation des habitants de Chalabre que Roger Antoine de Bruyères Rivel, après avoir restauré le château de Chalabre, y fait sa résidence principale, prenant pour nom de Bruyères Chalabre.
Son fils Jean III, quant à lui, fit construire des moulins et le canal d’irrigation. Il permit aux habitants de Chalabre en 1500 d’avoir leur propre four, pour leur consommation personnelle, supprimant la taxe de la banalité.
Son fils, François I de Bruyères, s’illustra en Italie notamment à Marignan en 1515, sous les ordres de son homonyme, le Roi de France François I, au dernier la gloire, au premier les affres de la guerre.
François I, le nôtre, entre deux guerres, fit construire, en 1530 l’église de Saint-Pierre, avec la carrière toujours à Roquefère. Et, pour financer les travaux, il rendit la « questa » obligatoire (le denier du culte).
Le successeur François II se maria à Anne de Joyeuse. Pendant qu’il partait guerroyer, Anne fit construire (en pleine guerre de religion) l’église Sainte-Marie, en 1580 l’église de la commodité, surnommée de nos jours l’église de la ville.
Comme son père, François II était fervent catholique, et redouté comme batailleur. Il prit une part très active à la guerre de religions, redouté avec ses hommes et sa compagnie de chevaux, (appelée avec respect ou crainte « la compagnie de Chalabre »).
Il fut détesté par bon nombre d’habitants, car, après leur passage, ils pillaient, tuaient, et volaient, ramassant un butin dit de guerre qui le renfloua financièrement, mais qui coupa la famille seigneuriale du reste de la ville, qui lui contestait son butin de guerre et les exactions commises.
Le siècle 1600 s’annonce bien avec la création des Capucins, qui font de la tour de guet une chapelle le calvaire avec un chemin de croix. Les Chalabrois prennent en grippe ces moines et leur seigneur roi de la ville, qui pensait calmer les esprits en faisant donation de terres et immeubles à des ecclésiastiques. Les capucins étaient des moines de l’ordre des mendiants. Ils ne vivaient que de mendicité. Cela fut insupportable aux indigènes. Alors, pour un oui ou un non, ils faisaient des procès soit au contrôleur, soit au seigneur. Pourtant, Jean Antoine de Bruyères avait donné l’autorisation aux habitants d’aller chercher du bois mort dans ses propriétés pour se chauffer. Il fit aussi construire la chapelle du Calvaire avec un chemin de croix pour faire pénitence.
Le traité des Pyrénées en 1659 mit fin aux fortifications. Les sentinelles face à l’Espagne sont devenues inutiles. Laissant place au progrès, elles furent démolies. Les pierres furent recyclées en barrière pour la canalisation des rivières.
Un autre procès eut lieu en 1677, à l’encontre du contrôleur de la gabelle. Les consuls demandent au roi de juger, ce qu’il fit, par son représentant Henry François d’Aguesseau, intendant police justice et finance en la province du Languedoc. Après l’audience de Toulouse en 1678, il rendit son verdit et donna raison aux habitants. En guise de reconnaissance, les habitants nommèrent le premier cours issu de la démolition « cours d’Aguesseau ». Il est le premier homme à voir son nom sur une rue de Chalabre.
Dix neuf années ont passées.1697 est d’un calme précaire. Mais, une rumeur plane sur le bourg. Le contrôleur des greniers, en la personne de Jacques Fleury, aurait engrossé la veuve Thoinette Duranat. La fille Jeanne, de père inconnu, serait l’objet de son œuvre. Le consul Louis Duranat, beau-frère, devant la rumeur et la honte, en fin de l’après-midi, un soir des fêtes de l’avant, et le jour de la Sainte-Luce, profitant du vacarme, lui tire dessus avec le mousqueton. La justice fut des plus clémentes, car le contrôleur était déjà marié, et ne pouvait régler la situation. Il fut également accusé, sans preuve, d’avoir étouffé la petite Jeanne.
Le seigneur de Bruyères reprend le couvent des pénitents blanc et bleu, et en1716 construit la halle.
Le siècle nouveau ne vaudra guère mieux avec l’affaire Dubois, en 1720, qui fut surpris à faire des fausses mesures. Pris en flagrant délit, à maintes reprises, il nia, pesta, menaça, dans un laps de plus de 5 ans, le mariage somptueux de Jean Aymeric en 1724 avec Marie Saint-Etienne de Camaran, et permit au Comte quant à lui d’accéder au titre de Marquis. Mais, rien n’y fit, la nouvelle épouse entre deux biberons (huit enfants) se range avec sa belle-mère Catherine du côté de la ville, contre Dubois et leurs époux. S’effectue la vente des biens en 1725 du Falgas et de la Mouillère, pour renflouer les caisses du château.
Les consuls en 1729 décident alors de restaurer la maison commune des consuls. Devant le travail, le plus facile est d’acheter les deux maisons voisines et d’y créer l’hôtel de la ville, qui sera inauguré en 1732, comme l’atteste la plaque à l’entrée de la mairie.
François IV et son fils Jean Aymeric sont contre ce projet. Mais, ils demandent d’y apposer leurs armoiries, faisant un procès à la ville. Ils auront, mais quarante ans plus tard, deux plaques de bois peintes à l’huile. Cependant, les consuls prennent pour blason les clefs de Saint Pierre, mais renversées (pour se démarquer du Vatican), accostées de deux branches de laurier d’or, symbole de richesse de la ville.
Pour montrer aux autres communes du canton qui contestent à Chalabre d’être le chef de la terre privilégiée, le blason est suivi de la mention « Prima Kercorbis Civitas », première capitale du Kercorb.
Las de toutes ces tracasseries l’intendant du Languedoc demande au roi de donner à Chalabre la franchise, qui devient en 1734 la 147ème ville en France à accéder à la terre franche.
1761 voit un autre procès contre les consuls de la ville. Ils prennent l’offrande dans le cœur, partie réservé au roi de la ville.
Jean Aymeric et son fils aîné François-Jean recouvrent la halle d’un toit pour protéger les mesures. Elle sera démolie en 1913.
Un autre des fils, évêque de Saint-Pons décide de restaurer le château. Les travaux de démolition furent entrepris, et arrêtés en pleine révolution.
Pendant ladite révolution, François-Jean, seigneur de la ville, partit chez les émigrés, sûrement pas très loin, dans quelques couvents proches, car il faisait des courriers avec réponses qui mettaient deux jours, donc dans la région.
Le fils Jean-Louis-Félicité, veuf et père de famille parti en Angleterre, laisse le gamin Jean-Marthe à la tante Jeanne-Elisabeth-Fortuné, au moment des plus durs de la révolution. Elle fricotait avec le grand tribun Robespierre. Le bruit a couru à Chalabre qu’un Robespierre se serait abrité dans notre ville (juste une rumeur).
Pendant ladite révolution, à Chalabre, comme écrivait le roi, rien ! Quoiqu’il fût créé une milice. Mais, le roi de la ville ne fut jamais inquiété, même protégeant le château (en réparation) devant les insurgés de Limoux. Aussi, la population s’est associée à l’émeute, pour aller saccager Sainte Colombe et Lagarde.
Cependant, nos deux voisins, Bernard-Emmanuel de Roux et Raymond Vivies, vont s’opposer.
Un autre citadin, Jean-Jacques Gouttes, inventa et déposa le brevet de la « Jacqueline », le pot de chambre avec couronne et couvercle. Il est enterré à Chalabre, à noter que son épouse porte le même prénom.
1802 voit le retour des émigrés, Jean-Louis-Félicité de Bruyères avec dans les bagages une nouvelle femme et une fille. L’épouse Dame Laval avait ramené cinq cèdres, dont deux furent plantés au cimetière, et les trois autres au centre socioculturel.
En 1817, est célèbré le mariage de Nathalie de Bruyères, née en 1797 en Angleterre, fille de Jean-Louis-Félicité, avec Mathieu de Mauléon Narbonne Nébias.
En 1820, c’est les platanes qui fleurissent le tour de ville sur l’emplacement des anciennes fortifications. En 21, le cours de la treille (cours Colbert) est muni d’un puits royal, qui deviendra en 30 la pompe royale, habillée en 35.
Le 15 avril 1828, c’est la naissance de Jean Danjou.
Le seigneur roi de la ville, le descendant de l’envahisseur de 1210 est mort en 1832. Le nom de Bruyères est à tout jamais effacé. Cette année-là, le maire Anduze Faris ordonne la création des latrines sur le Blau. Autre fait et non des moindres, le Maréchal Déjean fait valoir ces droits à la retraite. Anduze Faris devient maire, et prend comme première mesure la salubrité.
Les ouvriers sont syndicalisés depuis quelques temps. Et, en 1837, vient une revendication. La grève tourne à l’émeute le19 juillet. Tout rentre dans le calme le lendemain, avec le renfort de l’armée et des gendarmes. L’industriel partira faire son travail dans le pays d’Olmes.
L’eau, qui coulait dans les fontaines dispersées autour du village, va pouvoir à partir de 1840 faires éruption dans les maisons d’habitations.
Le cimetière actuel prend place en 41.
Le 7 mai 1854, fut assassinée Anne Fabié.
Sur le plan politique c’est la période de tous les excès. En effet, apparaissent les disputes et bagarres dans les rues et au conseil, la révocation du premier magistrat par le préfet à maintes reprises, le peuple le remettant aussitôt au pouvoir. La ville comptera plus de 3000 habitants.
Un Chalabrois s’engage dans l’armée .il deviendra héros malgré lui en 1863 au Mexique à Camerone. Le capitaine Danjou est aujourd’hui le symbole du courage pour le corps de la légion étrangère.
Le premier secrétaire de la commune en 1871 à Paris, Amouroux, est né à Chalabre cours d’Aguesseau.
La fée électricité fait son apparition, en 1891. Le concessionnaire n’est autre que de Mauléon qui, de temps en temps, coupe le courant, pour empoisonner l’industrie et les habitants qui refusaient une augmentation.
L’église Saint-Pierre va subir sa dernière restauration.
Les élections furent houleuses, et disputées. Mais, l’apothéose fut en 1905. Depuis plus de six mois, des tracs circulaient. Quant aux élections de novembre, la tête de liste et futur maire Rascol met dans sa liste un mort. Et, contre toute attente, il fut élu. Voilà un conseiller peu bavard ! Le dépouillement a eu lieu à Carcassonne, chez le préfet. Les premières tentatives se sont avérées des échecs, des suites des bagarres.
La ville déjà partagée en deux l’est définitivement entre « les culs blancs et les culs rouges ».
Rascol le blanc sera battu en 1919 par le rouge Amiel, non sans avoir fait démolir en 1913 la halle qui sera rebâtie en 1920 par Amiel.
La guerre 14 –18 apporta son lot de déchirement.
La guerre de 39 – 45 fut, comme dans bien des villes, trouble, avec un camp d’internement pour les syndicalistes et communistes, puis des juifs y séjourneront jusqu’en 42. Comme partout, un vent de révolte et de réfractaires augmenta l’effectif des maquis. Un enfant du pays, le docteur Joseph Raynaud, créa et mourut avec les siens dans le Gers. Auguste Cathala, alors âgé de 19 ans, fut massacré pour ne pas avoir dénoncé ses amis.
Le 24 août 1944, deux faits anecdotiques se produisent dans deux capitales :
- à Paris, en position avancée, le mitrailleur lourd sur son autochenille arrive à l’hôtel de ville. les parisiens demandent « américains », et la réponse de Juan Rico « no yo soy français ». Marié et mort à Chalabre sous son vrai nom Victor Baro, faisait parti de la 2° DB.
- Cependant, à Carcassonne, « Papa » lieutenant des F.T.P. arrive à la Kommandantur accompagné de quatre malabars, et donne aux Allemands vingt-quatre heures pour quitter la ville, avant d’être anéanti par les hommes qui encerclent la ville (en réalité 50 hommes). devant la détermination, ils s’exécutent. comme Paris, Carcassonne fut libérée, le papa n’est autre que Victor Teisseyre, dit le nanet.
Pendant la guerre, l’établissement Canat, fabricant de chaussures, s’installe. Il amène avec lui la maison Franzonne. Le premier profitera de la technologie des réfugiés pour prospérer. L’usine comptera plus de 800 ouvriers. En 75, un actionnaire principal se retire. C’est pour cette industrie la chute ! Et, comme un malheur n’arrive jamais seul, la S.N.C.F. ferme la ligne et démonte la voie inaugurée en 1903.
L’année où l’équipe de rugby devient en 1951 championne de France, le groupe scolaire voit le jour.
Et, en 1971, c’est le lac qui prend forme.
Chalabre restera pour le département la ville cabocharde, contestataire, avec beaucoup d’avancée, comme l’école prise en charge par les consuls et gratuite avec un instituteur laïque (il s’agit d’un fait rare, exceptionnel en 1730), une des toutes premières à accéder à la franchise, la seule à avoir élu un mort malgré que dans beaucoup de bureaux certains décédés ont voté par procuration, les premières chaussures vulcanisées, la patrie d Amiel père de la chimiothérapie, le secrétaire de la commune Charles Amouroux, le cinéaste Georges Méliès et descendant de la ville, l’eau rapidement dans les maisons, la deuxième ville du département a posséder l’électricité .

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