Entête Si Chalabre m'était conté

Le 261ème Régiment d'infanterie


Cavaillès Henri Pierre

Né à Chalabre le 19 février 1886, il est le fils de Louis et de Magna Emilie Elisabeth. Il exerce la profession de menuisier ébéniste.

Etat Civil

Sa fiche signalétique dit qu’il a les cheveux et les sourcils blonds, les yeux bleus, le front découvert, le nez moyen, la bouche moyenne, le menton rond et le visage ovale.
Il mesure 1 mètre 62. Son degré d’instruction est au n°2.
Il s’engage pour trois ans le 7 septembre 1905 à la mairie de Narbonne, pour le 100ème régiment d’infanterie, avec la faculté d’envoi en congé au bout d’un an de service, suivant la loi du 15 juillet 1889.
Il est dirigé le dit jour dans son régiment, où il est incorporé après les classes. Il est nommé comme 2ème classe le 8 octobre 1905, avec le matricule 5855.
Il passe 1ère classe le 27 avril 1906. Il passe dans la disponibilité le 18 septembre 1906.
Le certificat de bonne conduite lui est accordé.
Il passe dans la réserve de l’armée active le 7 octobre1908.
Il passe avec satisfaction aux obligations militaire et obtient le certificat le 7 octobre 1912.
Il est rappelé en activité et mobilisé pour le 261ème régiment d’infanterie le 4 août 1914.
Le régiment est composé essentiellement de réservistes.

Journal de Régiment

Le 261ème Régiment d'infanterie

Le 261ème régiment a tiré du recrutement de l’Ardèche presque tous ces hommes, qui appartiennent aux classes.
Sa mobilisation, commencée à Privas le 4 août, s’est effectuée normalement et a été complètement terminée le 7 août 1914.
Le 8 août, le régiment s’embarque en chemin de fer en deux échelons à destination de Cavaillon, où il rentre dans la 1ère brigade de la 75ème division de réserve dans l’armée des Alpes.
Privas-Cavaillon en train est distant environ de cent quarante kilomètres.
Le 1er échelon a son départ à 5h 33 et son arrivée à 13h 48, soit 8h 15 de trajet.
Le 2ème échelon lui part à 9h 18 et arrive à 20h 16, pratiquement 11 heures de route.
Au départ de Privas, la composition du régiment est la suivante :
Des officiers supérieurs 2
Des officiers Subalternes 34
Des hommes de troupe 1865
Des chevaux de selle 23
Des chevaux et mulets de trait ou de bat. 125
Des voitures 22

Le Tableau des officiers fait partie du 261ème régiment d’infanterie.

Le 5ème Bataillon

L’État-Major est constitué de
M. Massiani, capitaine chef du bataillon,
Et un lieutenant de réserve adjoint (non nommé),
M. Astier, médecin aide major de 2ème classe de réserve
Pour la 17ème compagnie
M. Reynaud capitaine,
M. De Grille d’Estoublon lieutenant,
M. Chazel sous-lieutenant,
Pour la 18ème compagnie
M. Paul capitaine,
M. Gabus lieutenant,
M. Prat sous-lieutenant,
Pour la 19ème compagnie
M. Donsimoni capitaine,
M. Maccario lieutenant,
M. Meirier sous-lieutenant,
Pour la 20ème compagnie
M. Oudric capitaine,
M. Burgat Lieutenant,
M. Imbert sous-lieutenant.

Le 6ème Bataillon

L’État-Major est constitué de
M. Albert, capitaine chef du bataillon,
M. Daher, lieutenant de réserve adjoint,
M. Dupin, médecin aide major de 1ère classe de réserve,
Pour la 21ème compagnie
M. Chamboredon capitaine,
M. Théraube lieutenant,
M. Faugier sous-lieutenant,
Pour la 22ème compagnie
M. Delapierre capitaine,
M. Chaudérat lieutenant,
M. Barnouin sous-lieutenant,
Pour la 23ème compagnie
M. Guillou capitaine,
M. Ville lieutenant,
M. Clauzel sous-lieutenant,
Pour la 24ème compagnie
M. Jure capitaine,
M. Laplane lieutenant,
M. Blachère sous-lieutenant.

Le 8 août 1914, le régiment s’installe au cantonnement à Cavaillon, où il doit y séjourner quelques jours. Il y sera soumis à un entraînement progressif pour lui faire acquérir rapidement la cohésion et l’esprit de corps nécessaire.

Le 9 août, est élaboré l’acheminement de l’organisation intérieure du régiment exercice par compagnie à l’extérieur. (La longueur minima de la marche pour se porter au point d’exercice est de cinq kilomètres).

Le 10 août, s’effectue l’exercice d’évolution et de combat du bataillon, le service de campagne, et l’instruction de détail. Il s’agit d’une marche de vingt kilomètres pour les trains.

Le 11 août, le régiment se rend au bivouac de « Taillades » à cinq kilomètres de Cavaillon et s’installe sous la tente.
Il exécute un exercice d’évolution et de combat du bataillon.
Le train régimentaire exécute une marche de quinze kilomètres.
Le soir est le service en campagne par compagnie.

Le 12 août, est confectionné l’exercice de combat et d’évolution de régiment contre un ennemi figuré par la 17ème compagnie.
Tous les services fonctionnent.
Le train régimentaire exécute une marche de quinze kilomètres.
Le soir est encore un service en campagne par compagnie.
Le 13 août, c’est l’exercice d’engagement du régiment avant-garde de la division entre « Le cheval blanc et Robious ».
Tous les services fonctionnent.
Le train régimentaire exécute sa marche quotidienne de quinze kilomètres.
Le soir est aussi le service en campagne par compagnie.
Monsieur le capitaine Guillou, promu chef de bataillon par décret du 10 août 1914 (journal officiel du 11 »), quitte le corps le 14 août.
Monsieur Guillou a rejoint le 56ème régiment d’infanterie à Chalon.

Le 14 août, s’exécute l’exercice de combat et d’évolution du régiment opérant à une aile, sur le terrain compris entre Robious et Cheval Blanc.
Tous les exercices fonctionnent.

Le soir service en campagne par compagnie.

Le 15 août, le régiment quitte le bivouac de Taillades et se rend à Caumont.
Le rassemblement est à 3 heures. Le départ du campement en colonne se produit à 4 heures, mais une note parvenue au dernier moment prescrit le maintien du 261ème au bivouac de Taillades.
En contrepartie, le régiment exécute un exercice de service en campagne par bataillon.
S’élabore la réorganisation des trains de combat et régimentaire.

Le 16 août, l’exercice d’évolution et de combat du régiment se fait à l’Est de Cheval Blanc.
Le régiment quitte le bivouac pour s’installer dans les différents cantonnements de Taillades.

Le 17 août, l’exercice d’évolution et de combat du régiment s’organise à l’Est de Taillades.
Tous les services fonctionnent.
Le soir est le service en campagne.

Le 18 août, le régiment quitte le camp de Taillades et se rend à Cavaillon après avoir exécuté une marche d’approche de la 150ème brigade.
L’arrivée à Cavaillon est à 14 heures 30.

Le 19 août, un détachement, composé d’officiers et de trois cent vingt hommes de troupe, arrive à Cavaillon à 8 heures.

Carte de France

Le régiment se prépare à quitter Cavaillon pour se rendre à Is sur Tille (vingt kilomètres au-dessus de Dijon).

Le 20 août : départ du 1er échelon comprenant l’état major du régiment, le 5ème bataillon et la 1ère section de mitrailleuses à 3 heures 01. Arrivée à Is sur Tille à 1 heure 10 le 21 août.
Les 460 kilomètres en 22 heures
Départ du 2ème échelon comprenant le 6ème bataillon à 7 heures 01 arrivée à Is sur Tille à 4 heures 15 le 21 août 1914.
Les 460 kilomètres en 21 heures.

Le 21 août, à son arrivée à Is sur Tille, le 1er échelon reçoit l’ordre de ne pas débarquer et de continuer sa route sur Vaucouleurs, où il arrive à 10 heures. C’est cent quatre-vingt kilomètres en plus.
Vaucouleurs est dans la Meuse à environ vingt kilomètres de Toul.
Le lieutenant-colonel reçoit à 10 heures l’ordre de se rendre avec l’état-major du régiment et le 5ème bataillon à Pagny. C’est vingt kilomètres au nord.
En cours de route, il reçoit l’ordre de réintégrer le cantonnement de Vaucouleurs et d’attendre de nouveaux ordres.
Le cantonnement du 21 août se fait donc à Vaucouleurs.
Le 6ème bataillon, qui compose le 2ème échelon, reçoit l’ordre à Is sur Tille de se rendre à Verdun, où il arrive à 20 heures et y cantonne. Cela fait deux cent cinquante kilomètres.

Le 22 août, le 6ème bataillon se porte par voie de terre de Verdun à Dieue-Sur-Meuse. Quinze kilomètres de plus sont accomplis.
Le départ de Verdun est à 7 heures, et l’arrivée à Dieue-Sur-Meuse à 10 heures.
L’état-major du régiment, le 5ème bataillon, et la 1ère section de mitrailleuses quittent le cantonnement de Vaucouleurs pour se rendre par voie ferrée à Verdun.
Le départ de Vaucouleurs s’effectue à 16 heures, avec l’arrivée à Verdun à 24 heures. Se rajoute soixante-douze kilomètres de plus.
Le bataillon se rend sur le terrain de manœuvre, en attendant de recevoir sa destination.

Le 23 août, le 5ème bataillon et l’état-major du régiment quittent Verdun à 4 heures pour gagner le cantonnement de Dieue. L’arrivée à Dieue est à 8 heures.
Tout le régiment est donc cantonné à Dieue, où il passe les nuits du 23 et 24 août.

Le 24 août, à 4 heures 45, la division quitte le cantonnement de Dieue-Sur-Meuse pour se porter par Sommedieue, Haudiomont, Ville en Woëvre, Hennemont et la corne située à l’Est du bois de Buzy, à l’attaque d’une colonne ennemie, une brigade mixte qui se dirige sur Conflans sur Étain. L’attaque doit se produire sur le front Buzy-Warcq.
À 14 heures, le régiment fait occuper par une compagnie la côte 223 (mille deux cents mètres au sud-est de Buzy), par une autre compagnie la côte 525 (cinq cents mètres au sud de Buzy), par une troisième compagnie la croupe au nord de la côte 202 (mille cent mètres au sud-ouest de Buzy). Le reste du régiment reste en formation articulée, au bois de Buzy.
À 15 heures, le régiment reçoit l’ordre d’attaquer le front de Buzy inclus, et Darmont exclu.
À 19 heures, le 6ème bataillon, commandé par le capitaine Albert, s’est emparé de Buzy, dont il tient la lisière nord. Le 5ème bataillon a poussé sa ligne de feu jusqu’à l’Orne.
À 19 heures 30, le régiment s’établit en avant poste de combat entre Buzy et le pont de Darmont.

Le régiment enregistre :
14 tués,
94 blessés,
19 disparus,
avec en plus le lieutenant Gabus de la 18ème compagnie blessé.

Le 25 août,
à 2 heures, l’ennemi prononce une attaque sur Buzy qui est repoussée.
à 4 heures 40, sous la protection du 6ème bataillon établi à Buzy et de 2 compagnies établies au pont de Darmont, la rivière l’Orne est franchie à Buzy par le 258 ème régiment d’infanterie et au pont de Darmont par le 44ème colonial.
Le franchissement opéré, le 6ème bataillon est mis à la disposition du Général et de la brigade, et le 5ème bataillon à la disposition du Général et de la division.
Vers 11heures, suite au fait que les éléments de la 1ère ligne ayant abandonné les hauteurs au sud de l’orne (comprise entre Buzy et le pont Darmont), le régiment, les 5 ème et 6ème bataillons, reçoivent l’ordre de les réoccuper.
À 12 heures, le régiment était installé à midi sur les crêtes.
L’ennemi s’est replié au nord de Darmont.
Le régiment cantonne :
pour le 5ème bataillon à Buzy,
et pour le 6ème à Ville en Woëvre (aujourd’hui Boinville en Woëvre)
Les pertes pendant la journée sont comptabilisées comme suit :
1 tué Cavaillés Henri Pierre,
31 disparus,
49 blessés, plus le lieutenant Laplane de la 24ème compagnie.
Cavaillès est décédé le 24 août dans ce combat. Il fut déclaré disparu au régiment le 25 août, et inhumé ce jour à Buzy en Moselle par une communication officieuse du ministère.
Il fut déclaré décédé le 25 août 1914, par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Limoux, en date du 21 avril 1920.
Les absurdités de l’armée : Il fit parti des services armée territoriale jusqu’au 1er octobre 1918, et mis en réserve de l’armée le 1er octobre 1925.
Il est libéré de tout service le 1er octobre 1932.
Il a subi des blessures et reçu des citations.
La guerre des tranchées commence.

Cimetière

Buzy-Darmont est dans le département de la Meuse à vingt kilomètres à l’est de Verdun sur la nationale 3 entre Étain et Jarny, un village de cinq cent cinquante habitants environ, et un cimetière militaire de deux mille deux cent soixante-dix croix en deux ossuaires avec huit roumains et cinquante-deux russes.

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