Entête Si Chalabre m'était conté

BABOU Paul Frédéric


Le grand oublié de l’histoire

Il est né le 25 février 1888, à Chalabre, dans la maison Dantoine au communal, son père Babou Alfred Alexandre est chapelier et a 42 ans, la mère Léran Marie 33 ans sans profession, élèveront leur enfant qui exercera la profession de chapelier.
Il mesure 1m 64, il a les cheveux et les yeux châtains le front ordinaire et le visage ovale. Il s’engage pour 3 ans, le 8 octobre 1907, à la mairie de Toulouse.
Il est incorporé au 14ème régiment d’infanterie. Il devient soldat musicien le 18 janvier 1908, sera libéré le 8 novembre 1910, et obtient le certificat de bonne conduite.

Acte de naissance

Une fois la quille, il reprend son travail de chapelier et rencontre Joséphine Anna Cantié (19 ans) qu’il épouse à Chalabre le 20 mai 1914. Les noces à peines consommées, il est rappelé à la mobilisation le 5 août 1914 au 80ème régiment d’infanterie de Narbonne.

État-major.

3 bataillons de 4 compagnies.

L’effectif du jour du départ.

Le régiment fait partie de la 63ème brigade qui est dans le 16ème corps d’armée.

Le colonel Pelletier de Woillemont à la tête du régiment quitte Narbonne le 7 août par voie de chemin de fer, il se dirige vers Il sur Tille, le 8 août, en gare de régulation et de ventilation, le régiment est dirigé sur Hymont dans les Vosges, où il arrive le 9 août.

Le régiment fait partie du 16ème corps d’armée de la 32ème division et de la 63ème brigade. Il a devant lui la 61ème brigade du 81ème corps d’armée, à gauche la 62ème brigade, et sur l’aile droite le 16ème corps d’armée.

Pas de mouvement le 10 août.

Le 11 août

La 32ème division se porte en avant, le 80ème est à l’avant-garde qui cantonne : l’état-major et le 1er 2ème et 3ème bataillon à Roville devant Bayon.

Le 12 août

Le régiment se porte vers Lunéville ou il cantonne à Rehainviller.

Le 13 août

Repos pour la 63ème brigade.

La gare

Direction générale sur Avricourt, par Vého et Reillon jusqu’à Domjevin rien à signaler où le régiment a été ravitaillé en munitions.

Le 2ème bataillon met deux compagnies aux lisières nord-est et deux compagnies en réserve à l’embranchement sud de Seille.
Le 3ème bataillon met une compagnie sur la croupe sud du poirier et trois compagnies en réserve.
Le 1er bataillon met une compagnie sur la croupe est de Gondrexon, une compagnie garde les issues et deux compagnies avec la 3ème section de mitrailleuses garde le village.
En cas d’alerte rassemblement sur la croupe est du village.
La limite entre les divisions est la voie ferrée.

La gare

Le 15 août

Il y aura 11 blessés et un tué : le soldat Craissac de la 6ème compagnie.
Le 1er bataillon occupe le bois d’Igney, le 3ème bataillon à la cote 363, et le 2ème bataillon en réserve à Igney.

Le 16 août

L’offensive continue, le 16ème corps d’armée assurant avec la 32ème division la position Avricourt-Réchicourt, avec la coopération de la 31ème division d’infanterie et l’attaque du 15ème corps d’armée.

Le 17 août

La 32ème division a pour mission de se maintenir dans la région d’Avricourt, Réchicourt, Igney pendant que le gros du corps d’armée se porte sur la route de Dieuze à Maizières - Azondange - Languimberg. La 63ème brigade se fortifie très solidement sur ses positions, un bataillon doit reconnaître et surveiller les ponts de Gondrexange.
Le régiment dispose de la compagnie de génie de corps, il doit organiser la route de Réchicourt et la voie ferrée, Paris - Strasbourg. Le 53ème organise le secteur à sa droite.
Le 1er bataillon du 80ème prend en charge le secteur nord de la voie ferrée à la côte 304, à 6 h une voiture d’outils a été mise à sa disposition.
Le 3ème bataillon est chargé du secteur nord est c’est-à-dire de la cote 304 au cimetière de Réchicourt le Château (57).

Le 18 août

La 32ème division continue à se fortifier.

En fin de marche le régiment cantonne à Languimberg.

Le 19 août

Le 15ème corps d’armée tient Dieuze-Zommage à la gauche du 16ème corps d’armée, à droite la 1ère armée est à Sarrebourg : le 16ème corps d’armée poursuit son offensive en débouchant des étangs entre Londrefing et la route Rorbach-Cutting.
La 31ème division se portera vers l’Albe en deux colonnes : celle de droite suivra la route Loudrfing-Insviller, et la colonne de gauche sur un axe Cutting-Guinzeling-Albestroff- Lening.
La 32ème division en deux lignes suit sur une seule colonne.
Le 80ème marche en avant-garde suivi de trois compagnies du 342ème et à sa droite le 15ème régiment d’infanterie qui marche sur Mittersheim.

Les 1e et 3ème bataillons bivouaquent sur place, le 2ème bataillon occupe Rorbach qu’il organise défensivement.

Le 20 août

Le 2ème bataillon rappelé au moment où il atteignait le revers sud de la cote 254 qu’il occupe à 7 h.
Après l’attaque le régiment successivement Rorbach, la lisière sud de Mühlwald, la lisière nord de la grande forêt vers la cote 240.

Le régiment suit la retraite de la 32ème division par Bisping jusqu’à Maizières où il arrive à 20 h. Le 2ème bataillon qui a protégé la retraite de l’artillerie n’arrive qu’à 21 h 30.
Le régiment bivouaque à la sortie sud de Maizières, il a perdu dans la bataille :

Le général de la 63ème brigade est grièvement blessé.

Le 21 août

Le mouvement de retraite continue, le régiment quitte le bivouac à 23 h 45 pour gagner Igney où il arrive à 4 h 15 et y cantonne.

Le 22 août

La 32ème division doit gagner les cantonnements suivants :

La 63ème brigade marche sur une seule colonne, le 80ème est le dernier dans la colonne il arrive à Gerbeviller à 12 h 30.

ruines de 14-18

Le 23 août

La 32ème division va se mettre en mesure d’arrêter l’ennemi sur la position de Borville.

Le 24 août

Les bataillons occupent les mêmes emplacements, on améliore les tranchées commencées la veille.

Le 25 août

Le 2ème bataillon est rappelé de Froville et arrive à la cote 353.
Le colonel Pelletier de Woillemont commandant la 64ème brigade juge le moment opportun d’enlever le bois de Jontois à la baïonnette, le commandant Pelley qui commande le régiment donne l’ordre d’attaquer le bois de Jontois conjointement avec le 53ème régiment.

Le 26 août

Le 27 août

Le 28 août

Le 29 août

Le 30 août

photo de 14-18

Le 31 aout

Le 1er septembre

Le 16ème corps d’armée s’installe solidement sur les positions qu’il occupe, couvrant à droite l’offensive de l’armée sur les hauteurs nord de Lunéville.
Le 15ème corps d’armée oriente sa droite sur Moncel-les-Lunéville.
Les 15ème, 143ème et 342ème régiments occuperont les lisières nord et l’est du bois de Bareth.
Le 3ème bataillon du 80ème régiment se rapproche de la lisière sud du bois et se forme à l’ouest de la route Franconville-Lamath, le 1er bataillon occupe la lisière sud du bois à l’est de la route.
Ces deux bataillons, qui ont chacun laissé une compagnie, un soutien d’artillerie aux emplacements du 31 août reste à la disposition du général de division.
Le 2ème bataillon remplace à la garenne le 15ème régiment.

Les 2ème et 3ème bataillons bivouaquent sur place : les deux compagnies du 1er bataillon rentrent à Franconville d’où elles répartiront à 2 h au matin pour reprendre leurs emplacements d’aujourd’hui.

Le 2 septembre

Le 16ème corps d’armée étend son front au nord jusqu’à la Meurthe.
La 63ème brigade laissant un bataillon en réserve de la division à l’entrée sud du bois de Broth, aura pour secteur le terrain compris entre la limite de gauche de la division et le général Rupt inclus.
Le pont de Lamath devra être tenu.

Le 2ème bataillon organise la lisière est du bois et de la ferme de la garenne.

Le 3 septembre

Le 1er bataillon occupe la croupe sud de la Matte : deux compagnies à l’embranchement des routes. Une compagnie un échelon en arrière de la cote est de 253.
Le 2ème bataillon, remplacé à la garenne par le 342ème, forme la réserve de la division à la lisière sud du bois de Broth.

Le 4 septembre

Le corps d’armée poursuit l’organisation de ses positions.
Le 1er et le 3ème bataillon conservent leurs emplacements de la veille.
Le 2ème bataillon reçoit à 5 h, l’ordre de franchir la Mortagne et de s’établir en soutien pour occuper la cote 273 au nord de Xermaménil.
La 5ème compagnie est laissée dans une prairie à l’ouest de la route contre la voie ferrée pour garder les caissons ; la 6ème compagnie occupe la cote 273 ; les 8ème et 7ème compagnies sont sur les pentes nord-ouest de la cote 273, face à Rehamviller ils occupent une ligne de tranchées.
La situation est inchangée toute la journée : le régiment bivouaque sur ces emplacements.

Le 5 septembre

Même situation pour les 1er et 3ème bataillons qui améliorent leurs tranchées.

Le 6 septembre

Le corps d’armée continuera à résister à toute attaque notamment aux attaques de nuit. Et reprendra possession de la rive gauche de la Mortagne et poussera des éléments avancés de façon à éviter tout mouvement offensif de l’ennemi. On contre-attaquera toutes les fois qu’il sera possible.
Les 1 et 3ème bataillons restent sur place.

Le but de la reconnaissance est d’anticiper sur tout mouvement offensif de l’ennemi et de reconnaître ses emplacements.
La 7ème compagnie suivant le layon 280 « bois de Coyard » gagne sans incident la lisière est qu’elle occupe depuis l’étang, où elle sera reliée au 81ème.
La 8ème compagnie suit le layon 290, elle ne peut gagner la lisière et s’arrête sur la transversale de 200 m au sud de Bareth.
Les 5ème et 6ème compagnies de réserves sont au layon 290.
De son emplacement, la 7ème compagnie aperçoit les tranchées qui garnissent la croupe 284, et la crête qui sont fortement occupées.

Les 1er et 3ème bataillons bivouaquent sur place.

Le 7 septembre

L’offensive continue, avec la réinstallation sur la rive gauche de la Mortagne, poussée méthodique en avant d’éléments agressifs destinés à maintenir le contact et à inquiéter l’adversaire.
Les 1er et 3ème bataillons conservent leur remplacement.

La 5ème compagnie occupe la cote 303, la 8ème la cote 290 qui assure la liaison à droite avec le 81ème régiment, la 7ème est maintenue comme repli, à l’embouchure 300 m ouest du bois de Coyard.
La 6ème compagnie forme l’avant-garde devant le 53ème régiment arrêté par un feu violent, elle ne peut dépasser la transversale de 5 m au sud de l’écriture Bareth, le 53ème ne parvient pas davantage à atteindre la lisière nord et nord-est du bois de Bareth.

Le 1er bataillon s’établit dans le bois de Coyard, le 3ème bataillon dans les bois de Saint Mansuy.
Les 2ème et 11ème compagnies s’établissent le long de la route de Xermaménil.

photo de 14-18

Le 8 septembre

La situation générale est inchangée : même disposition, même ligne de conduite que la veille. Des rassemblements ennemis sont signalés à proximité de Gerbeviller et du bois de Saint Mansuy.

Le 9 septembre

Le 2ème bataillon est maintenu sur ces emplacements face à Fraimbois, la 6ème compagnie est toujours en réserve du régiment.
Le 1er bataillon et le 3ème bataillon attaquent les Abouts, même s’ils ne peuvent déboucher de la lisière nord du bois de Bareth.
Les 6ème et 11ème compagnies en réserve sont portées au croisement des layons du bois de Bareth. Seule la 11ème compagnie a pu s’y rendre, la 6ème compagnie est envoyée en soutien d’artillerie à l’est de Xermaménil.

Rien à signaler pendant le jour, l’artillerie allemande arrose le bois de Bareth.
Le régiment bivouaque sur place.

Le 1er bataillon gardant tous les chemins qui aboutissent à la lisière nord du bois.

Le 10 septembre

Le 16ème corps d’armée continue à agir offensivement dans la direction de Lunéville.

En première ligne 2 bataillons du 80ème et un bataillon en réserve.
En 2ème ligne le 342ème régiment d’infanterie.

Les 9, 11 et 12ème compagnies gagnent Marimbois où ils se sont reconstitués et mis en réserve.
Le commandant Le Pelley suffoqué, anéanti par l’éclatement de l’obus à mélinite, il doit quitter le commandement.
Le 1er bataillon gardant son secteur.

Le 11 septembre

Le 2ème bataillon est remplacé à 4 h par le 1er bataillon, qui occupait son secteur depuis trois jours. En 2ème ligne le 3ème bataillon à la gauche.

Le 2ème bataillon, en réserve au bois des Rayeux, occupe cet emplacement qu’à22 h 30 à cause du bataillon du 15ème régiment d’infanterie ne l’ayant remplacé qu’à19 h 30.

Le 12 septembre

La situation est inchangée jusqu’à 12 h, puis arrive l’ordre de porter le régiment aux Abouts évacués par les Allemands. C’est par le bois de Bareth que le régiment gagne les Abouts.

Le régiment se forme en ligne de colonnes de compagnie dans une prairie sur la rive droite du ruisseau.

Le 13 septembre

Le corps d’armée consolide son organisation sur la rive gauche de la Meurthe pour assurer la possession du terrain gagné et passera en avant des éléments de sûreté et de reconnaissance.

Le 2ème bataillon est envoyé aux Abouts, à la disposition du général de division.
La 9ème et 10ème compagnie occupent avec le 1er bataillon la lisière nord du bois de Fréhaut qu’elles organisent. Les 11ème et 12ème compagnies restent au château de Fréhaut à la disposition du général de brigade.

Le 14 septembre

Le régiment en réserve est à la disposition du général de division à Maixe.

Le 15 septembre

La situation est inchangée.

Le 16 septembre

Pour le stationnement le 2ème bataillon cantonne à Hémaménil, le 1er bataillon à Einville, le 3ème bataillon reste aux avant-postes ayant deux compagnies en première ligne sur le front 180, croupe est du cimetière d’Einville, la 1ère compagnie à la sortie est d’Einville sur le pont du canal, elle assure la liaison avec la 74ème division, la 11ème compagnie débouche à Bauzemont.

photo de 14-18

Le 17 septembre

Le 16ème corps d’armée se rassemblera aujourd’hui à Nancy après avoir été relevé sur ses positions.

Les 18 et 19 septembre

La situation est sans changement, quelques nominations.

Le 20 septembre

La situation est sans changement.

Le 21 septembre

Le 22 septembre

Le 23 septembre

Le 16ème corps d’armée et la 73ème division ont progressé au nord sur tout le front. Les attaques reprendront au point du jour.
Les objectifs de la 32ème division sont le Mort Mare, et le Bois d’Euvezin.
Le 80ème, à l’avant-garde de la brigade, quitte Domèvre à 3 h du matin.
À la sortie de Noviant aux Près se forment pour l’attaque de la corne Est.

Il est impossible à deux bataillons qui subissent de grosses pertes, de gagner la lisière sud du bois la nuit.

Le 24 septembre

Organisation du terrain conquis, toutefois, le bois de la Voroigne devra être récupéré au point du jour. L’attaque commencera à 4 h 30.

Les 7ème, 8ème, 1ère et 4ème compagnies et un peloton de la 3ème compagnie sont sous le commandement du capitaine Du Fay. À l’heure fixée, le 3ème bataillon se porte en avant mais il est aussitôt cloué sur place : le groupement du capitaine Du Fay par la cote 292 a atteint la position conquise par les 7ème et 8ème compagnies, il n’a pu les dépasser en fin d’attaque.

Le régiment a perdu

Le 25 septembre

Pour exécuter cet ordre le régiment quitte la tranchée face à Noviant à 4 h, pour rejoindre le sud-ouest de Monorville.

Le 26 septembre

Le 14ème corps allemand s’est mis en retraite, il est décidé que la continuation de l’offensive au lever du jour.

Le 27 septembre

Le 2ème et 3ème bataillon traversent la route Bernécourt-Flirey, alors que le 3ème bataillon subit les feux de l’artillerie ennemie.

photo de 14-18

Le 28 septembre

Dans la journée, le régiment subit quelques pertes causées par le feu de l’artillerie ennemi.

Le 29 septembre

La situation reste inchangée jusqu’à 18 h, cependant nous changeons de général de division.
Le 3ème bataillon, relevé par le 142ème, cantonne à Berneront.
Le 2ème bataillon prend les avant-postes au bois de Jury, une de ces compagnies la 8ème et détaché à Royaumeix afin de garder le QG.
Le 1er bataillon organise avec deux compagnies, la reprise de la croupe Sud de Flirey, ces deux autres compagnies bivouaquent à la lisière sud du bois de la Hazalle.

Le 30 septembre

La situation est inchangée, aucune relève n’a été faite, nous avons subi deux attaques, l’une à 15 h , l’autre à 23 h , elles n’ont donné aucun résultat.
Pour la nuit le régiment cantonne sur ces emplacements.

Le 1er octobre

La situation reste toujours inchangée, la fusillade dure toute la journée, le 2ème bataillon gagne quelques mètres.

Le 2 octobre

La situation est sans changement.

Le 3 octobre

Encore une situation inchangée.

La nuit est sans incidents, à droite se trouve le 122ème, à gauche le 81ème.

Le 4 octobre

Malgré le feu de notre artillerie, le régiment ne réussit pas à déboucher, on a cependant pu gagner quelques mètres.

L’ordre est de travailler toute la nuit pour établir de nouvelles tranchées et de progresser à la sape, afin de les relier entre-elles. Une compagnie du génie est mise à la disposition du 2ème bataillon au bois de Jury pour organiser ces tranchées.
Le régiment passe la nuit sur ces emplacements : la fusillade ne cesse pas.

Le 5 octobre

Le 1er bataillon a pu gagner 50 m, le 3ème bataillon n’a pas progressé, seule une section de la 10ème compagnie a pu établir une tranchée à 50 m plus en avant.
Le 2ème bataillon a relié ces tranchées et occupé, avec deux sections, une tranchée faite par le génie à 30 m en avant de son emplacement.
Aucun changement dans la journée, le régiment subit le feu de l’artillerie.

Le 6 octobre

Le 7 octobre

Le 8 octobre

Ils débarquent tous, à différentes heures, en gare de Brény-Oulchy.

Le 9 octobre

Le cantonnement était inchangé.

Le 10 octobre

Marche en avant sur Soissons.

Les 11, 12 et 13 octobre

La situation reste inchangée.

Le 14 octobre

Le régiment arrive à Vauxtin à 6 h 30 du matin et y cantonne.

Le 15 octobre

photo de 14-18

C’est dans ce trajet que notre chalabrois va être frappé par un éclat d’obus, il sera rapatrié et hospitalisé, puis il regagnera le Kercorb pour y finir ses jours.
Blessé le 15 octobre 1914.
Réformé par la commission spéciale de Carcassonne le 27 août 1915, il exercera le métier de comptable, pour subvenir à ses besoins et celui de la famille.
Le 13 août 1917, dans la maison rue de la Terre Blanche est né Alfred Jean, la déclaration se fait en présence de Arnou Pierre, garde champêtre 70 ans, et Joseph Serrus propriétaire 55 ans, signé Rascol Henri.
Alfred sera adopté en première action par jugement du tribunal civil de Limoux le 26 mars 1919, il se maria le 13 juin 1942 à Pont-Saint-Esprit dans le Gard, et décédera à Carcassonne le 29 février 1992.
Paul Frédéric décédera de ses blessures le 20 juillet 1918 à Chalabre au quartier du moulin à 4 h de l’après-midi. Il était décoré de la médaille militaire.
Le grand oublié du monument aux morts.
La famille, résumée en sa femme, ayant peut être déjà quitté Chalabre sans revenus et dans le chagrin n’a pas été contactée. Elle n’a pas participé à la donation pour le monument aux morts, son mari n’est pas gravé dans la pierre.
Il serait normal de voir son nom gravé dans la pierre.

photo de 14-18
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