Entête Si Chalabre m'était conté

Amiel Jean

La famille Amiel

L’ainé Léon mourut très jeune, il fut victime d’une agression, les 4 enfants suivants partirent défendre la nation devant l’ennemi, et revinrent sains et saufs au bercail.
Jean est né à Carcassonne en 1888, est celui qui dans ce paragraphe nous intéresse.
Puis Laurent né en 1893 bien connus comme Jean des Chalabrois.
Louis de 1896 et Henry tous deux fromagers à Carcassonne.
Jean Paul l’avocat né en 1901, il créa pendant la seconde guerre avec un autre avocat, Jean Gallot, le journal « Résistance »
AMIEL Jean, est né le 28 juin 1888 à Carcassonne, il est le fils d’Antoine et Chanaud Emma.
Comptable de profession puis confectionneur. Il a les cheveux châtains et les yeux noirs, le front haut, le nez et la bouche moyenne, le menton rond, le visage ovale et mesure 1m 66.
Incorporé le 7 octobre 1909 au 83ème régiment d’infanterie, il passe caporal le 23 septembre 1910, il est renvoyé dans ses foyers le 24 septembre 1911, puis mis dans la réserve comme sergent, le certificat de bonne conduite lui est accordé.
Rappelé en activité le 4 août 1914, en qualité de sergent au 80ème régiment d’infanterie de Narbonne, promu sous-lieutenant le 22 avril 1916.
Passé au 281ème régiment d’infanterie de Montpellier le 25 mai 1916. Promu lieutenant le 25 avril 1918, passé au 404ème régiment d’infanterie le 2 juillet 1918.
Mis en congé de démobilisation le 23 juillet 1919 par le 80ème régiment d’infanterie.
Les blessures et infirmité : emphysème pulmonaire dû à une congestion pulmonaire droite. Cicatrice superficielle du cuir chevelu dans la région pariétale droite inférieure. Survenue à Ostel le 1er octobre 1918 d’une balle à la tête. Trouble de l’écriture caractérisée par des crampes et des spasmes
En 1910, Dujardin-Beaumetz remettait son mandat de député en jeu. Pour la première fois, il dut faire campagne. Pendant 20 ans, il avait été élu sans souci, ni propagande. Cette fois, le contexte n’était pas le même. Il avait pris position contre les vignerons en 1907. Et, maintenant, c’étaient les chapeliers d’Espéraza qui étaient en grève. Il avait soutenu la répression du gouvernement. Les électeurs le sifflèrent et hurlèrent pendant ses discours. Les réunions se transformaient en grosses cacophonies.
A Chalabre, il fut obligé de quitter la halle sous les huées, pour terminer sa harangue au café de la paix, le siège des « culs rouges ».
Mais, c’était sans compter avec l’opposition, les « culs blancs », dont le siège était au café Cazeneuve (actuellement maison de la famille Montoro) à l’angle du cours Colbert et de la rue portail d’Avail.
A leur tête, se trouvait le pharmacien Rascol maire de la commune. Leur clique (leur musique ou leur fanfare) était de sortie ce soir-là, faisant un « ramdam » pas possible, avec pour seul but que le député sous-secrétaire d’Etat ne puisse se faire entendre. L’objectif fut atteint. La musique faisait le tour du pâté de maison cours Colbert, rue de la Grand poste (aujourd’hui rue du presbytère).
Le lendemain, Amiel, le futur maire, adversaire du moment, donna des sous aux enfants pour acheter des pétards, à la condition d’en faire « péter » quelques-uns dans la pharmacie du maire. Celui-ci prendra, plus tard, un arrêté interdisant la propagation et l’utilisation desdits pétards. De temps en temps, le « marchand de pilules » « pesquait » un gamin et lui administrait une paire de « bouffes ». Le soir, en sortant de l’usine, le père passait à l’officine et rendait la monnaie de la pièce. Le pauvre maire ne savait où donner du poing. Chalabre était une sorte de boxing-club. La « clique » des « culs rouges » sortait régulièrement les soirs de réunion du conseil municipal. Elle remontait le cours d’Aguesseau, descendait le cours National (Joseph Raynaud), et faisait l’aubade à la mairie. Plus personne ne s’entendait parler. La séance devait être levée.
Le maire, par décision du conseil, autorisa alors « sa clique » à répéter deux fois par semaine, dans la rue Grand poste, devant la maison Laffite et derrière le Café de la Paix, siège de la gauche et de la famille Amiel, les gens de l’opposition.
Au fil des mois les « cliques » prirent l’habitude, toujours deux fois par semaine, de répéter. Cela se terminait par une sortie. La rencontre des adversaires donnait lieu sur le cours National à un énorme pugilat. Le gagnant ? L’équipe la moins « beurrée au noir ». Mais pas la démocratie.
Le sous-préfet Louis Auguste Julien Marie Piettre, nommé le 22 novembre 1910, s’inquiéta du climat malsain, qui régnait à Chalabre. Il en référa au préfet.
Deux ans plus tard, Paul Jules Emile Second, nommé préfet le 1er décembre 1912, après avoir tenté de négocier, décida d’envoyer la force publique. Rien n’y fit. C’est la première guerre mondiale qui mit fin aux hostilités municipales.

Pierre Rigaud et Hortense

Au 80ème régiment d’infanterie de Narbonne


Le régiment dépend du 16ème corps de la 32ème division et de la 63ème brigade
Etat-major:
Pelletier de Woillemont colonel commandant le régiment.
Péricaud capitaine adjoint au colonel.
Renaud : sous-lieutenant chargé des détails.
Audibert : lieutenant d’approvisionnement.
Iché : lieutenant chef de service téléphonique.
Sabarthès : lieutenant porte drapeau.
Maffre : médecin major de 1er classe chef de service.
Duclos : chef de musique.
Peyrouny : lieutenant 1ère section de mitrailleuses.
Dryevc : lieutenant 2ème section de mitrailleuses.
Bertrand : lieutenant 3ème section de mitrailleuses
3 bataillons de 4 compagnies.
L’effectif du jour du départ.
55 officiers.
161 sous-officiers
3 médecins auxiliaires
3 maréchaux des logis.
3127 hommes de troupe
170 chevaux
52 voitures
Le régiment fait partie de la 63ème brigade qui est dans le 16ème corps d’armée.
Le colonel Pelletier de Woillemont à la tête du régiment quitte Narbonne le 7 août 1914 par voie de chemin de fer, il se dirige vers Il sur Tille, le 8 août, en gare de régulation et de ventilation, le régiment est dirigé sur Hymont dans les Vosges, où il arrive le 9 août.
L’état-major et le 1er bataillon cantonnent à Ambacourt.
Le 2ème bataillon à Bettoncourt.
Le 3ème bataillon à Gircourt les Viéville.
Les mitrailleuses sont avec le 1er bataillon à Ambacourt.
Le régiment fait partie du 16ème corps d’armée de la 32ème division et de la 63ème brigade. Il a devant lui la 61ème brigade du 81ème corps d’armée, à gauche la 62ème brigade, et sur l’aile droite le 16ème corps d’armée.

1914

Le 10 août. Pas de mouvement.
Le 11 août La 32ème division se porte en avant, le 80ème est à l’avant-garde qui cantonne : l’état-major et les 1er, 2ème et 3ème bataillons à Roville devant Bayon.
Le 12 août Le régiment se porte vers Luneville où il cantonne à Rehainviller.
Le 13 août Repos pour la 63ème brigade
Le 14 août Direction générale sur Avricourt, par Vého et Reillon jusqu'à Domjevin.
Rien à signaler. Le régiment a été ravitaillé en munitions.
15h50 L’ordre est donné d’enlever Gondrexon avant la nuit, l’attaque est appuyée par un groupe de l’artillerie divisionnaire.
16h25 Le 2ème bataillon en colonne double ouvert à cheval sur la route, le 1er bataillon est à gauche dans la même formation.
17h Le village de Gondrexon est pris à par la cavalerie et les compagnies cyclistes. Le régiment accélère sa marche traverse Gondrexon.
18h Le régiment prend les avants postes dans la lisière du bois de grande Seille au Poirier exclus.

Régiment de cyclistes

Régiment de cyclistes


Le 2ème bataillon met 2 compagnies aux lisières nord-est et deux compagnies en réserve à l’embranchement sud de Seille.
Le 3ème bataillon met une compagnie sur la croupe sud du Poirier et trois compagnies en réserve.
Le 1er bataillon met une compagnie sur la croupe est de Gondrexon, une compagnie garde les issues, deux compagnies et la 3ème section de mitrailleuses au village.
En cas d’alerte rassemblement sur la croupe est du village.
La limite entre les divisions est la voie ferrée.
Le 15 août 2h Le régiment est alerté par une fusillade de l’ennemi à la lisière est du bois de grande Seille.
9h25 L’ordre d’attaquer arrive, le régiment est sur le chemin d’Amenoncourt, où il débouche à 10h45 et se porte à l’attaque du village, avec le 1er bataillon qui met deux compagnies en ligne et deux en réserve, avec à sa droite le 3ème bataillon, et le 2ème bataillon en réserve.
Il y aura 11 blessés et 1 tué le soldat Craissac de la 6ème compagnie.
Le 1er bataillon occupe le bois d’Igney, le 3ème bataillon à la cote 363, et le 2ème bataillon en réserve à Igney.
14h Le 2ème bataillon reçoit l’ordre d’organiser la lisière au nord-est d’Igney, avec un bataillon du 53ème qui occupe le cimetière.
17h30 Arrive l’ordre de l’installation aux avants postes.
Le 16 août L’offensive continue, le 16ème corps d’armée assurant avec la 32ème division la position Avricourt–Réchicourt, avec la coopération de la 31ème division d’infanterie et l’attaque du 15ème corps d’armée. La 63ème brigade franchit la voie ferrée à 4h30 et attaque Réchicourt à 5h, elle entre sans incidents notoires à 6h.
7h30 Le 3ème bataillon s’installe au nord et au nord-est du village, deux compagnies du 1er bataillon occupent l’intérieur du village, les deux autres à la sortie sud.
7h50 Le 2ème bataillon commence son mouvement en direction de Gondrexange
8h30 Il passe la voie ferrée, il se dirige vers la cote 307, l’ennemi est signalé dans cette direction et à Hetzing.
12h10 Le 2ème bataillon rend compte qu’il occupe la cote 284 avec une section, la cote 303 avec deux sections, le reste du bataillon occupant la lisière nord du bois.
Il signale que l’artillerie ennemie a deux ou trois batteries, qui sont installées à 2 ou 300 mètres à l’est de la cote 308 au nord de Gondrexange.
La 32ème division reçoit l’ordre de se maintenir sur place et d’organiser la défense côté nord et est vers la forêt de Réchicourt.
Cependant la 31ème division poursuit son mouvement vers le nord-est.
18h L’ordre de stationnement arrive et désigne la 63ème division pour être aux avants postes, sur le chemin Réchicourt Foulcrey où le 8ème corps d’armée cantonne.
Le 3ème bataillon s’installe aux avants postes, à la lisière nord-est du village.
Le 1er bataillon garde les issues.
Le 2ème bataillon tient avec deux compagnies Hertzing, et deux compagnies en réserve.
Le 17 août La 32ème division a pour mission de se maintenir dans la région d’Avricourt, Réchicourt, Igney pendant que le gros du corps d’armée se porte sur la route de Dieuze à Maizières–Azondange-Languimberg.
La 63ème brigade se fortifie très solidement sur ses positions, un bataillon doit reconnaître et surveiller les ponts de Gondrexange.
Le régiment dispose de la compagnie de génie de corps, il doit organiser la route de Réchicourt et la voie ferrée, Paris–Strasbourg.
Le 53ème organise le secteur à sa droite.
Le 1er bataillon du 80ème prend en charge le secteur nord de la voie ferrée à la cote 304, à 6h une voiture d’outils a été mise à sa disposition.
Le 3ème bataillon est chargé du secteur nord est c'est-à-dire de la cote 304 au cimetière de Réchicourt.
7h50 La 1ère compagnie part en reconnaissance sur Hertzing, avec pour mission de se relier avec le 2ème bataillon, et d’observer la position de l’ennemi signalé à la cote 308, soit à 2 km 500 au nord-ouest de Hertzing.
8h La brigade reçoit l’ordre d’organiser les positions 282 et 304, avec une compagnie de génie qui arrive à 9h.
A 12h Le 2ème bataillon rend compte que Gondrexanges est libre, que le pont sur la route celui de la voie ferrée est fortement barricadé, que le pont de la voie ferrée sur le canal est miné (les caisses de mélinite saisies par notre cavalerie ont été jetées dans le canal), que le pont sur le canal route de Sarrebourg est barricadé, et qu’il n’y a rien d’apparent sur les crêtes au nord et nord-est de Gondrexange.

Gondrexange

Gondrexange


18h Le régiment reste sur ses emplacements.
Le 18 août La 32ème division continue à se fortifier
14h30 l’ordre suivant arrive : « pour permettre au 16ème corps d’armée de poursuivre demain 19 août son offensive, toutes forces réunies, la 32ème division se portera dans la région de Rhodes par Moussey – Maizières – Languimberg.
Le régiment quitte Réchicourt
16h06 Il est en queue de colonne, le 2ème bataillon quant à lui est parti de Gondrexange à 15h40.
En fin de marche le régiment cantonne à Languimberg.
Le 19 août Le 15ème corps d’armée tient Dieuze–Zommage à la gauche du 16ème corps d’armée, à droite la 1ère armée est à Sarrebourg :
Le 16ème corps d’armée poursuit son offensive en débouchant des étangs entre Londrefing et la route Rorbach–Cutting.
La 31ème division se portera vers l’Albe en deux colonnes ; celle de droite suivra la route Loudrfing–Insviller, et la colonne de gauche sur un axe Cutting – Guinzeling – Albestroff – Lening.
La 32ème division en deux lignes sur une seule colonne.
Le 80ème marche en avant-garde, suivi de trois compagnies du 342ème et à sa droite le 15ème régiment d’infanterie qui marche sur Mittersheim.
5h15 Départ par alerte.
8h15 La 32ème division reçoit l’ordre de remplacer la 31ème dans l’attaque du front Loudrefing – Cutting.
Le 53ème de la colonne de gauche appuyé par l’artillerie attaquera d’abord Rorbach la cote 254 et le pont de Cutting.
Le 143ème de la colonne de droite, en passant par Angviller devra gagner la lisière nord du bois de Mühlwald, afin de le mettre en état de défense.
Le 80ème régiment reste à la disposition du général de division, au sud d’Angviller.
11h15 La 3ème compagnie soutient l’artillerie et se porte à la sortie d’Angviller.
14h30 La brigade reçoit l’ordre d’attaquer la cote 254 (1300 mètres au nord de Rorbach). Le 53ème est en première ligne, alors que le régiment prend à 15h une formation de rassemblement articulé au nord de la cote 240 à cheval sur la route Angviller–Rorbach, face au nord.
15h Le régiment occupe la forêt de Mühlwald :
Le 1er bataillon dans le bois Vulcain,
Le 3ème bataillon à la lisière sud-ouest de ce bois,
Le 2ème bataillon sur la transversale cote 250.
17h L’ordre est donné de surseoir à l’attaque pour attendre le concours du 15ème corps d’armée.
Les 1er et 3ème bataillons bivouaquent sur place, le 2ème occupe Rorbach qu’il organise défensivement.
22h Alerte sur tout le front : la fusillade dure une heure.
Le 20 août 4h50 Le 53ème prononce l’attaque :
Le 1er bataillon du 80ème doit le suivre, tandis que le 3ème suit le 143ème
Le 2ème attaquera la cote 254 par l’ouest, en gagnant par la lisière est du bois de Colmery, le ravin à 800 mètres au nord-ouest de Rorbach.
6h35 Les 1ère et 2ème compagnies du 1er bataillon sont accueillies par un feu très violent qui les décime et les oblige à battre en retraite sous la protection des 3ème et 4ème compagnies maintenues près de la ferme.
7h10 Le 3ème bataillon s’engage (la 9ème compagnie reste comme soutien), il va dégager le 143ème régiment d’infanterie. Accueilli par un feu très violent qui cause de grosses pertes, le bataillon se déploie entre deux assauts mais il est obligé de se replier sur Angviller.
Le 2ème bataillon rappelé au moment où il atteignait le revers sud de la cote 254 qu’il occupe à 7h.
Après l’attaque, le régiment gagne successivement Rorbach, la lisière sud de Mühlwald, la lisière nord de la grande forêt vers la cote 240.
8h Un ordre arrive du général de division, le régiment se porte au sud d’Angviller.
Le régiment suit la retraite de la 32ème division par Bisping jusqu'à Maizières où il arrive à 20h.
Le 2ème bataillon qui a protégé la retraite de l’artillerie n’arrive qu’à 21h30.
Le régiment bivouaque à la sortie sud de Maizières.
Il a perdu dans la bataille 12 officiers, 28 sous-officiers, 412 hommes et un cheval, et aussi 2 sections de mitrailleuses hors service.
Le général de la 63ème brigade est grièvement blessé.
Le 21 août Le mouvement de retraite continue, le régiment quitte le bivouac à 23h45 pour gagner Igney où il arrive à 4h15 et y cantonne.
9h45 Le 1er bataillon est envoyé en soutien de l’artillerie, le 3ème bataillon reçoit la même mission, le 2ème bataillon reste en réserve.
10h30 Le 2ème bataillon commence le mouvement de retraite suivi vers 11h des autres bataillons, pour atteindre Reillon.
17h L’ordre est d’aller cantonner à Manonviller, où le régiment arrive à 19h40.
Le 22 août La 32ème division doit gagner les cantonnements suivants :
64ème brigade : Marainviller – Fraimbois.
63ème brigade : Gerbeviller.
La 63ème brigade marche sur une seule colonne, le 80ème est le dernier dans la colonne il arrive à Gerbeviller à 12h30.
14 h 45 Une compagnie est envoyée à la corne nord-ouest du bois de la Reine afin de surveiller la direction de Luneville.
15h Le régiment se remet en marche et gagne Einvaux, où il arrive à 22h.
Le 2ème bataillon garde le cantonnement.
Le 23 août La 32ème division va se mettre en mesure d’arrêter l’ennemi sur la position de Borville.
Le 80ème en réserve de la division, quitte Einvaux à 3h30 pour se porter à la hauteur de Haigneville.
7h15 Le régiment reçoit l’ordre d’occuper avec deux bataillons en première ligne, la cote 317 au ruisseau de Foulist.
Le 3ème bataillon met en première ligne les 9ème et 12ème compagnies qui occupent la cote 317 et s’appuient par leur droite à la voie ferrée, les 10ème et 11ème compagnies sont en réserve et à gauche.
Le 1er bataillon a envoyé la 4ème compagnie à la hauteur des 9ème et 12ème, la 3ème compagnie occupe les pentes sud-est de la cote 317, à gauche de la voie ferrée, la 2ème compagnie et la 2ème section de mitrailleuses forment la réserve derrière la 3ème compagnie.
Le 2ème bataillon reste à la hauteur d’Haigneville, qu’il occupe à 18h et il y cantonne.
Minuit Alerte : l’ennemi a franchi la Meurthe, à Blainville et Mont : le 2ème bataillon se rassemble à la sortie ouest d’Haigneville.
Le 24 août Les bataillons occupent les mêmes emplacements, on améliore les tranchées commencées la veille.
18h La situation est sans changement.
Le 25 août 5h30 Reprise de la marche offensive, le 80ème par Froville, où il attend jusqu'à 8h45 les effets des feux de l’artillerie, puis il avance et entre en action sur le chemin de Clayeures, Einvaux où la 2ème section de mitrailleuses est obligée de se replier son chef étant blessé, mais il rend compte que le bois est très faiblement occupé.
Le 2ème bataillon est rappelé de Froville et arrive à la cote 353.
Le colonel Pelletier de Woillemont commandant la 64ème brigade juge le moment opportun d’enlever le bois de Jontois à la baïonnette. Le commandant Pelley qui commande le régiment donne l’ordre d’attaquer le bois de Jontois conjointement avec le 53ème régiment.
11h40 Le régiment tout entier enlève le bois de Jontois.
15h L’ordre est donné de bivouaquer sur place, mais comme l’ennemi bat en retraite le régiment poursuit son avance il arrive à Moriviller à 21h, où il cantonne.
Le 26 août 5h25 Le régiment quitte son cantonnement pour poursuivre sa marche en avant, en tête de la division, après avoir passé la journée dans les bois de Broth, arrive l’ordre à 19h de stationner et bivouaquer à Landrecourt.
22h30 Le régiment bivouaque dans un champ à l’entrée de Landrecourt.
Le 27 août 5h L’ordre est donné d’occuper les emplacements de la veille.
6h Le régiment avance et arrive à Franconville.
14h30 L’ordre est donné de tenir la position, le régiment doit tenir au nord du bois des Rayeux, avec une avancée vers la cote 253, il sera en place à 16h30, il bivouaque sur place.
Le 28 août 5h Reprise de l’offensive, la ligne de feu est à la lisière du bois de Broth, le 80ème régiment suivra le 53ème.
8h40 Le régiment reçoit l’ordre d’envoyer deux bataillons en tête de pont sur Lamarth et Xermaménil, les passerelles sur la rivière la Mortagne ne pouvant être terminées que vers 9h30 au plus tôt.
Les deux compagnies de première ligne vont fouiller le bois, une batterie allemande est abandonnée à 200 mètres de la lisière du bois sur les pentes ouest de la croupe est de Xermaménil.

La passerelle sur la Mortagne

La passerelle sur la Mortagne


19h L’ordre est donné de refranchir le Mortagne et de réoccuper la position de Franconville, le régiment bivouaque dans le grand bois.
Le 29 août 13h L’ordre d’attaquer la cote 284 vers Fraimbois.
15h Le régiment franchit le gué, il couvre le bois de la Reine et il couche sur cet emplacement.
Le 30 août Le régiment reçoit l’ordre d’attaquer à 4h avec le 53ème sur Fraimbois.
L’attaque ne réussit pas mais elle paralyse une contre-attaque allemande. Toute la journée, le régiment reste exposé au feu de l’artillerie, le 3ème bataillon subit en plus le feu des mitrailleuses.
Le régiment reste pour la nuit sur ses positions.
Le 31 août 2h du matin Une très violente fusillade suivie d'une canonnade qui dure une heure, le régiment reste sur ces emplacements jusqu'à 3h30, où arrive l'ordre de repasser la Mortagne.
6h30 Le régiment arrive à la lisière sud du grand bois.
7h15 Ordres de la brigade : « Le terrain étant très battu à cause de la proximité de l’artillerie, le 80ème régiment d'infanterie se portera à 9 heures à la lisière sud du bois de Broth ; le 2ème bataillon à la corne sud bois à l'est de la route Franconville ; le 1er bataillon à la corne sud-est du grand bois. »
9h Le 2ème bataillon en exécution de cet ordre se rend à lisière sud du bois de Broth à l'est de la route Lamath- Franconville.
Le 3ème bataillon occupe la lisière est du grand bois entre Franconville et le bois de Broth
La 10ème compagnie est en soutien de l’artillerie, à l’est de la forêt de la Naquée.
Le 1er bataillon quant à lui occupe les tranchées à la lisière nord de Franconville
La 4ème compagnie est en soutien de l’artillerie au cimetière de Franconville.
Le régiment bivouaque sur ses positions.
Le 1er septembre Le 16ème corps d'armée s'installe solidement sur les positions qu'il occupe, couvrant à droite l'offensive de l'armée sur les hauteurs nord de Lunéville.
Le 15ème corps d'armée oriente sa droite sur Moncel les Lunéville.
Les 15ème, 143ème et 342ème régiments occuperont les lisières nord et l'est du bois de Bareth.
Le 3ème bataillon du 80ème régiment se rapproche de la lisière sud du bois et se forme à l'ouest de la route Franconville Lamath
Le 1er bataillon occupe la lisière sud du bois à l'est de la route.
Ces deux bataillons, qui ont chacun laissé une compagnie en soutien d'artillerie aux emplacements du 31 août restent à la disposition du général de division.
Le 2ème bataillon remplace à la garenne le 15ème régiment.
Tous les éléments du régiment sont en place à 4h.
10h20 Le 3ème bataillon reçoit l'ordre de se porter à la cote 304 au bois Saint Mansuy pour appuyer le mouvement du 15ème corps d'armée.
Les 2ème et 3ème bataillons bivouaquent sur place
Les deux compagnies du 1er bataillon rentrent à Franconville d'où elles répartiront à 2h au matin pour reprendre leurs emplacements d'aujourd'hui.
Le 2 septembre Le 16ème corps d'armée étend son front au nord jusqu'à la Meurthe.
La 63ème brigade laissant un bataillon en réserve de la division à l'entrée sud du bois de Broth, aura pour secteur le terrain compris entre la limite de gauche de la division et le général Rupt inclus.
Le pont de la Matte devra être tenu.
Le 3ème bataillon rappelé de la cote 304, arrive à 15h à la lisière sud du bois de Broyh ; à 16h il participe à l'organisation défensive de Franconville que le 1er bataillon organise depuis le matin.
Le 2ème bataillon organise la lisière est du bois et de la ferme de la garenne.
23h30 Arrive l'ordre d'occuper la position Lamath.
Le 3 septembre 1h20 Les 1er et 3ème bataillons quittent leurs emplacements et se portent sur Lamath.
4h Le 3ème bataillon est placé comme suit : trois compagnies occupent les tranchées faites le long de la voie ferrée, la compagnie de droite à cheval sur la route et tenant le pont par une demie section, la 10ème compagnie rappelée de la Noguée est en réserve au sud de la cote 253 se relayant avec le 53ème vers la corne Nord-Ouest du bois de broc.
Le 1er bataillon occupe la croupe Sud de la Matte : deux compagnies à l'embranchement des routes, une compagnie un échelon en arrière de la côte est de 253.
Le 2ème bataillon, remplacé à la garenne par le 342ème, forme la réserve de la division à la lisière sud du bois de Broth.
10h30 Le 2ème bataillon est envoyé dans le bois de Broth à l'ouest de la route Lamath, toujours en réserve de division.
Le 4 septembre Le corps d'armée poursuit l'organisation de ses positions.
Le 1er et le 3ème bataillon conservent leurs emplacements de la veille.
5h Le 2ème bataillon reçoit l'ordre de franchir la Mortagne et de s'établir en soutien pour occuper la cote 273 au nord de Xermaménil.
La 5ème compagnie est laissée dans une prairie à l'ouest de la route contre la voie ferrée pour garder les caissons.
La 6ème compagnie occupe la cote 273 ;
Les 8ème et 7ème compagnies sont sur les pentes nord-ouest de la cote 273, face à Rehamviller, elles occupent une ligne de tranchées.
La situation est inchangée toute la journée : le régiment bivouaque sur ces emplacements.
21h Les Allemands reprennent Rehamviller.
Le 5 septembre Même situation pour les 1er et 3ème bataillons qui améliorent leurs tranchées.
3h Rehamviller est repris.
9h Ordre au 2ème bataillon de gagner bois Bouxat même emplacement que le 3 septembre où il sera à la disposition du général de division ;
17h L'ordre est donné de faire sauter ou détruire des passages sur la Mortagne après que les derniers éléments du 143ème régiment d’infanterie auront franchi la rivière.
La 63ème brigade tiendra ensuite coûte que coûte sur ses positions.
20h30 Ordre d’envoyer entre 2h et 4 h des reconnaissances vers la lisière nord du bois de Saint Mansuy.
Le régiment bivouaque sur place.
Le 6 septembre Le corps d'armée continuera à résister à toute attaque notamment aux attaques de nuit. Et reprendra possession de la rive gauche de la Mortagne et poussera des éléments avancés de façon à éviter tout mouvement offensif de l'ennemi. On contre-attaquera toutes les fois qu'il sera possible.
Les 1 et 3ème bataillons restent sur place.
Le 2ème bataillon reçoit à 9h15 l'ordre de faire une reconnaissance dans le bois de Bareth.
Le but de la reconnaissance est d'anticiper sur tout mouvement offensif de l'ennemi et de reconnaître ses emplacements.
La 7ème compagnie suivant le layon 280 « bois de Coyard » gagne sans incident la lisière, qu'elle occupe depuis l'étang, où elle sera reliée au 81ème.
La 8ème compagnie suit le layon 290, elle ne peut gagner la lisière et s'arrête sur la transversale de 200 m au sud de Bareth.

Le bois de Bareth

Le bois de Bareth


Les 5ème et 6ème compagnies de réserve sont au layon 290.
Les 5ème et 6ème compagnies de réserve sont au layon 290.
De son emplacement, la 7ème compagnie aperçoit les tranchées qui garnissent la croupe 284 et la crête qui sont fortement occupées.
18h Les 5ème et 6ème compagnies gagnent en réserve la lisière sud du bois de la grande Frenoix,
La 7ème compagnie occupera l'embouchure à 300 m ouest du bois de Coyard,
La 8ème compagnie, ayant son gros attroupement à la cote 290, garde le secteur se reliant à droite avec le 81ème régiment.
Les 1er et 3ème bataillons bivouaquent sur place.
Le 7 septembre L'offensive continue, avec la réinstallation sur la rive gauche de la Mortagne, poussée méthodique en avant d'éléments agressifs, destinés à maintenir le contact et à inquiéter l'adversaire.
Les 1er et 3ème bataillons conservent leur remplacement.
8h Le 2ème bataillon reçoit l'ordre d'aller en reconnaissance avec un bataillon du 53ème régiment vers la lisière nord du bois de Bareth et la position de Fraimbois.
La 5ème compagnie occupe la cote 303, la 8ème la cote 290 qui assure la liaison à droite avec le 81ème régiment,
La 7ème est maintenue comme repli, à l'embouchure 300 m ouest du bois de Coyard.
La 6ème compagnie forme l'avant-garde devant le 53ème régiment arrêté par un feu violent, elle ne peut dépasser la transversale de 5 m au sud de l'écriture Bareth,
Le 53ème ne parvient pas davantage à atteindre la lisière nord et nord-est du bois de Bareth.
15h Le régiment passe sur la rive droite de la Mortagne.
Le 1er bataillon s'établit dans le bois de Coyard, le 3ème bataillon dans les bois de Saint Mansuy.
Les 2ème et 11ème compagnies s'établissent le long de la route de Xermaménil.
Le 8 septembre La situation générale est inchangée : même disposition, même ligne de conduite qu’hier.
Des rassemblements ennemis sont signalés à proximité de Gerbeviller et du bois de Saint Mansuy.
12h15 L'ordre d'occuper les secteurs suivants :
Le 1er bataillon la lisière nord et nord-est du bois de Bareth.
Le 2ème bataillon bois de Coyard à la lisière est, le bois de Bareth à la lisière est au bois de la reine avec le 81ème régiment.
Le 3ème bataillon à la cote 251 ou d'arrêt ouest du bois de Bareth, pour aider la 31ème division d'infanterie, le 80ème reçoit l’ordre de tenter à 16h de faire déboucher des fractions à la lisière nord du bois de Bareth. Le bataillon réussi sa mission.
Pour la nuit le régiment occupe les positions suivantes:
Le 1er bataillon à 900 m au nord-est de la cote 303,
Le 2ème bataillon à la lisière des bois de Coyard et de Bareth, le 3ème bataillon occupe les Abouts,
La 3ème compagnie reste en réserve à la cote 290.
Le 9 septembre 2h30 L'ordre d'attaquer la crête des Abouts, pour aider le mouvement des 8ème et 13ème corps d'armée.
Le 2ème bataillon est maintenu sur ces emplacements face à Fraimbois, la 6ème compagnie est toujours en réserve du régiment.
Le 1er bataillon et le 3ème bataillon attaquent les Abouts, même s'ils ne peuvent déboucher de la lisière nord du bois de Bareth.
Les 6ème et 11ème compagnies en réserve sont portées au croisement des layons du bois de Bareth.
Seule la 11ème compagnie a pu s'y rendre, la 6ème compagnie est envoyée en soutien d'artillerie à l'est de Xermaménil.
12h La 11ème compagnie est ramenée à Marimbois.
Rien à signaler pendant le jour, l'artillerie allemande arrose le bois de Bareth.
Le régiment bivouaque sur place.
Minuit Une attaque ennemie sur tous les fronts : les 2ème et 3ème bataillons se maintienne sur leurs positions, 2 compagnies du premier bataillon ont dû céder du terrain.
2h C'est le silence absolu.
Le 1er bataillon gardant tous les chemins qui aboutissent à la lisière nord du bois.
Le 10 septembre Le 16ème corps d'armée continue à agir offensivement dans la direction de Lunéville.
11h25 Ordre à la 32ème division d'attaquer les Frehaut sur la partie est.
En première ligne deux bataillons du 80ème et un bataillon en réserve.
En 2ème ligne, le 342ème régiment d'infanterie.
Le général de brigade donne l'ordre d'attaquer à 17h.
Le 1er bataillon ne réussit pas à déboucher du bois,
Le 3ème bataillon se maintient sur place, puis il est obligé de se replier ayant subi de grosses pertes.
Les 9ème, 11ème et 12ème compagnies gagnent Marimbois où elles se sont reconstituées et mises en réserve.
Le commandant Le Pelley suffoqué, anéanti par l'éclatement de l'obus à mélinite, doit quitter le commandement.
Le 1er bataillon gardant son secteur
Le 11 septembre 5h L'attaque reprend dans les mêmes conditions que la veille.
Le 2ème bataillon est remplacé à 4h par le 1er bataillon, qui occupait son secteur depuis trois jours.
En 2ème ligne le 3ème bataillon à la gauche.
12h Arrive l'ordre de la relève, le 15ème régiment remplace le 80ème régiment qui va occuper le bois de Broth et le terrain qui va de ce bois à Lamath exclus.

Xermaménil

Xermaménil


15h Les 1er et 3ème bataillons quittent le bois de Bareth,
Le 1er bataillon est chargé du secteur du bois de Broth,
Le 3ème bataillon prend le secteur qui s'étend de la corne nord-ouest du bois à Lamath exclus.
17h30 Ces deux bataillons sont installés.
Le 2ème bataillon, en réserve au bois des Rayeux, occupe cet emplacement qu'à 22h30, à cause du bataillon du 15ème régiment d'infanterie ne l'ayant remplacé qu'à 19h30.
Le 12 septembre jusqu'à 12h La situation est inchangée, puis arrive l'ordre de porter le régiment aux Abouts évacués par les Allemands.
C'est par le bois de Bareth que le régiment gagne les Abouts, il y arrive à 14h30 et il reçoit l'ordre de se rassembler sur la rive droite de Laxat derrière le bois de Fréhaut.
Le régiment se forme en ligne de colonnes de compagnie dans une prairie sur la rive droite du ruisseau.
20h L'ordre arrive de bivouaquer sur place.
Le 13 septembre Le corps d'armée consolide son organisation sur la rive gauche de la Meurthe pour assurer la possession du terrain gagné est passera en avant des éléments de sûreté et de reconnaissance.
10h Le régiment reçoit l'ordre d'occuper et d'organiser la lisière nord du bois de Fréhaut.
Le 2ème bataillon est envoyé aux Abouts, à la disposition du général de division.
Les 9ème et 10ème compagnies occupent avec le 1er bataillon la lisière nord du bois de Fréhaut qu'elles organisent.
Les 11ème et 12ème compagnies restent au château de Fréhaut à la disposition du général de brigade.
17h Le régiment se porte sur Maixe par Luneville, et il y arrive à 5h et y cantonne.
Le 14 septembre Le régiment en réserve est à la disposition du général de division à Maixe.
Le 15 septembre La situation est inchangée.
Le 16 septembre 5h Le régiment se rend à Einville, pour remplacer le 342ème.
Le 3ème bataillon occupe le fond 280, c'est-à-dire Einville, une compagnie de ce bataillon est détachée à Bauzemont, avec à sa gauche le 53ème et à sa droite la 74ème division.
Le 1er bataillon occupe Einville à l'ouest du village, une section garde le pont sur le canal au sud-ouest du village, une autre section à Saline d'Einviller en soutien d'artillerie.
Le 2ème bataillon, avec une section d'artillerie et un peloton de cavalerie, est chargé d'opérer une reconnaissance de prise de contact sur Bures, Parroy, Coincourt.
La 8ème compagnie se heurte à deux compagnies ennemies entre Paroy et Coincourt, elle est obligée de se replier sur Parroy.
Les 5ème, 6ème et 7ème compagnies soutenues par la section d'artillerie, arrêtent trois compagnies allemandes qui essaient de déboucher de Coincourt, cote 300.
Pour le stationnement le 2ème bataillon cantonne à Hémaménil,
Le 1er bataillon à Einville,
Le 3ème bataillon reste aux avant-postes ayant deux compagnies en première ligne sur le front 180, croupe Est du cimetière d'Einville,
La 1ère compagnie à la sortie est d'Einville sur le pont du canal, elle assure la liaison avec la 74ème division,
La 11ème compagnie débouche à Bauzemont.
Le 17 septembre Le 16ème corps d'armée se rassemblera aujourd'hui à Nancy après avoir été relevé sur ses positions.
7h L'arrivée de l'ordre de se tenir prêt à partir, le 2ème bataillon est rappelé à Einville. Le régiment quittera Einville lorsqu'il aura été relevé.

Einville

Einville


15h15 Départ du régiment par l'itinéraire suivant : Maine, Dombasle, Art sur Meurtre, Tomblaine, Pont d'Essey.
22h30 Le régiment arrive à Pont d'Essey. Il stationne comme suit :
Le 1er et 3ème bataillon à Essey,
L’état-major et le 2ème bataillon à Pont d'Essey.
18 et 19 septembre La situation est sans changement, quelques nominations.
Le 20 septembre La situation est sans changement,
22h Arrive l'ordre de se tenir prêt à partir le 21 à 6h
Le 21 septembre départ à 12h L'ennemi est signalé dans la région, le 16ème corps d'armée se portera dans la région de Fontenoy sur Moselle par Nancy, en une seule colonne, après Gondreville l'itinéraire Pont saint André, la route de Metz par Pont-à-Mousson et Jaillon, où il arrive à 14h et y cantonnent.
Le 22 septembre Le 16ème corps d'armée doit prendre l'offensive, le 80ème régiment est affecté à la route de Jaillon à 1000 m à l'est d’Avrainville, dont il prend position à 6h
13h La 32ème division va se rassembler entre Tremblecourt et Domèvre,
Le 80ème est à cheval sur la voie romaine,
Le 1er bataillon à l'ouest, le 2ème bataillon à l'est de cette voie dans le ravin,
Le 3ème bataillon dans le boqueteau à 500 m à l'est du ravin.
19h Arrive l'ordre de stationnement à Domèvre en Haye.
Le 23 septembre Le 16ème corps d'armée et la 73ème division ont progressé au nord sur tout le front un.
Les attaques reprendront au point du jour. Les objectifs de la 32ème division sont le Mort Mare, et le Bois d'Euvezin.
3h du matin Le 80ème à l'avant-garde de la brigade quitte Domèvre et à la sortie de Noviant se forment pour l'attaque de la corne Est.
Le 2ème bataillon en première ligne ce pourtant colonne double sur l'accord chute Est du bois de la Voroigne. Il est arrêté par le feu de l'ennemi et de nombreuses mitrailleuses.
9h Le 3ème bataillon se prolonge à gauche il est remplacé par le 1er bataillon à son point de rassemblement.
Il est impossible à deux bataillons qui subissent de grosses pertes de gagner la lisière sud du bois à la nuit.
17h Sont déployées dans des tranchées à environ 300 m de la lisière, la 5ème compagnie qui a pu progresser jusqu'à 150 m de cette lisière.
19h30 L'ordre de ne laisser qu'un bataillon aux avant-postes de combat les deux autres cantonnent à Noviant.
Le 24 septembre Organisation du terrain conquis, toutefois, le bois de la Voroigne devra t'être récupéré au point du jour. L'attaque commencera à 4h30.
Les 1er et 3ème bataillons ont repris à 3h45 leur emplacement du 23.
4h30 L'attaque commence.
Les 7ème et 8ème compagnies avec un peloton de la 1ère compagnie réussissent au prix de grosses pertes, à gagner par les ravins la cote 292, le boqueteau au nord de la cote 292.
La 4ème compagnie par ce boqueteau est arrivée à un trait de Lironville, qui représente la cote 292.
Les 2ème et 3ème compagnies, laissant un peloton en réserve sur la croupe est de 292, elles font face Lironville, dans les pentes sud-ouest du plateau.
Jusqu’à 16h30 Toutes les unités du régiment sont soumises à un feu violent toutes les fois qu'elles essaient de progresser.
17 h Arrive un ordre de tenter une nouvelle attaque.
Les 7ème, 8ème, 1ère et 4ème compagnies et un peloton de la 3ème compagnie sont sous le commandement du capitaine Du Fay à l'heure fixée, le 3ème bataillon se porte en avant mais il est aussitôt cloué sur place : le groupement du capitaine Du Fay par la cote 292 a atteint la position conquise par les 7ème et 8ème compagnies, il n'a pu les dépasser en fin d'attaque.
21h Le 342ème relève aux avant-postes le régiment qui va cantonner face Noviant.

Le 25 septembre 4h La 63ème brigade est relevée par la 62ème, la première se retrouve à la disposition du général de division, dans le ravin au sud de Minorville. En couverture, un bataillon de chaque régiment est placé au nord du ruisseau de l’Ache.
Pour exécuter cet ordre le régiment quitte la tranchée face à Noviant à 4h, pour rejoindre le sud-ouest de Manonville.
12 h Le régiment reçoit l'ordre d'aller se rassembler au sud de Noviant et de se tenir prêt pour appuyer le mouvement en avant.
Il y reste jusqu'à 19 h, et à 20 h le régiment cantonne sur place.
Le 26 septembre Le 14ème corps allemand s'est mis en retraite.
Il est décidé que la continuation de l'offensive sera au lever du jour. Pour le 80ème rassemblement à 5h au nord de Noviant, mais le régiment quitte Noviant à 4h45 et se forme à cheval sur la route de Limey.
Jusqu'à 18h Rien à signaler, un ordre arrive à cette heure-là qui oblige le régiment d'aller cantonner à Minorville où le régiment arrive à 20h.
Le 27 septembre Reprise de l'offensive générale.
2h45 Le régiment quitte Minorville et va se rassembler au nord de Noviant sur ces emplacements du 26.
12h Un ordre d'envoyer le 2ème bataillon à la lisière sud du bois de Hazelle à cheval sur la grande route de Flirey, pour appuyer l'attaque du 53ème,
Les 2ème et 3ème bataillons traversent la route Bernécourt- Flirey,
Alors que le 3ème bataillon subit les feux de l'artillerie ennemie.

Flirey place bien gardée

Flirey place bien gardée


13h30 Le 1er bataillon est porté à la lisière sud du bois de la Hazelle à l'ouest de la route.
Le régiment est à 15h disposé comme suit :
Le 2ème bataillon à l'est de la grande route à la lisière sud du bois.
Le 3ème bataillon à l'ouest de la route à la lisière sud du boqueteau.
Le 1er bataillon à la lisière sud du bois de la Hazelle.
18h30 Les 2ème et 3ème bataillons cantonnent à Bernécourt, et le 1er bataillon à Flirey.
Le 28 septembre Les 2ème et 3ème bataillons reprennent leur emplacement du 27
4h30 Le 1er bataillon a attaqué à 4h la lisière sud du bois de Sonnard : il n'a pu progresser, sa première ligne était à moins de 500 m de l'ennemi.
Dans la journée, le régiment subit quelques pertes causées par le feu de l'artillerie ennemie.
18h30 Le 3ème bataillon est relevé aux avant-postes par le 1er bataillon qui avec le 2ème bataillon bivouaquent sur place.
Le 29 septembre La situation reste inchangée jusqu'à 18 h par laquelle nous changeons de général de division.
Le 3ème bataillon, relevé par le 142ème, cantonne à Berneront.
Le 2ème bataillon prend les avant-postes au bois de Jury, une de ces compagnies la 8ème est détachée à Royaumeix afin de garder le QG.
Le 1er bataillon organise avec deux compagnies, la reprise de la croupe Sud de Flirey, ces deux autres compagnies bivouaquent à la lisière sud du bois de la Hazelle.
Le 30 septembre La situation est inchangé, aucune relève n'a été faite, nous avons subi deux attaques, l'une à 15h, l'autre à 23h, elles n’ont donné aucun résultat.
Pour la nuit le régiment cantonne sur ces emplacements.
Le 1er octobre La situation reste toujours inchangée, la fusillade dure toute la journée, le 2ème bataillon gagne quelques mètres.
19h Le régiment qui est relevé par le 53ème cantonne à Bernécourt.
Le 2 octobre La situation est sans changement.
15h Le 3ème bataillon est envoyé à la lisière sud du bois de la Hazelle, pour appuyer une attaque générale qui aura lieu à 16h. Ce bataillon rentre à 20h au cantonnement de Bernécourt, d'où une partie du régiment n'a pas bougé de la journée.
Le 3 octobre Encore une situation inchangée
19h Le régiment va relever aux avant-postes le 53ème régiment d’infanterie.
Le 1er bataillon est un avant de Flirey.
Le 3ème bataillon est sur le chemin de Flirey.
Le 1er bataillon a pu gagner 50 m, 2ème bataillon est à la lisière nord-est du bois du Jury.
La nuit est sans incidents, à droite se trouve le 122ème, à gauche le 81ème.
Le 4 octobre Une attaque générale est combinée avec la 64ème division, qui doit être donnée à 8 h par le 16ème corps d'armée. Le 80ème est en première ligne.
Malgré le feu de notre artillerie, le régiment ne réussit pas à déboucher, on a cependant pu gagner quelques mètres.
18h Le 1er bataillon n'est plus qu'à 200 m de la ligne ennemie.
L'ordre est de travailler toute la nuit pour établir de nouvelles tranchées, et de progresser à la sape, afin de les relier entre elles.
Une compagnie du génie est mise à la disposition du 2ème bataillon au bois de Jury pour organiser ses tranchées.
Le régiment passe la nuit sur ces emplacements : la fusillade ne cesse pas.
Le 5 octobre
Le 3ème bataillon n'a pas progressé, seule une section de la 10ème compagnie a pu établir une tranchée à 50 m plus en avant.
Le 2ème bataillon a relié ces tranchées et occupé avec deux sections une tranchée faite par le génie, à 30 m en avant de son emplacement.
Aucun changement dans la journée, le régiment subit le feu de l'artillerie.
20h Arrive le renseignement suivant : le 342ème relèvera le 80ème qui ira cantonner à Lagney.
Le 6 octobre Le régiment est relevé à 2h du matin et se dirige sur Lagney par la route de Verdun à Toul. Il y arrive à 10h et y cantonne.
Le 7 octobre 17h Arrive l'ordre d'embarquer à Toul.
21h30 Le 1er bataillon embarque.
2h15 C’est au tour du 2ème bataillon.
5h30 Le 3ème bataillon et l'état-major prennent le train.
Le 8 octobre Ils débarquent tous à différentes heures, en gare de Brény-Oulchy.
Le 1er bataillon se rend à Grand Rozoy.
Le 2ème bataillon à Launoy.
Le 3ème à Beugneux, avec l'état-major.
Le 9 octobre Le cantonnement était inchangé.
17h Une section de Launoy et une section de Grand Rozoy sont envoyées avec un peloton de cavalerie en reconnaissance dans le bois de Saint-Jean et dans le bois du Plessier. Ces deux patrouilles rentrent à 23h et n'ont rien signalé.
Le 10 octobre Marche en avant sur Soissons.
7 h30 A la fin de la marche le cantonnement et comme suit :
Le 1er bataillon à Vignolles.
Le 2ème bataillon à Noyant.
Le 3ème bataillon et l'état-major à Courmelles.
Les 11, 12, et 13 octobre La situation reste inchangée.
Le 14 octobre 15h Arrive le renseignement suivant : la division se tiendra prête à partir à 18h.
20h30 La division se porte dans la région à l'est de Braine, où elle cantonne.
Le régiment arrive à Vauxtin à 6h30 du matin et y cantonne.
Le 15 octobre Le régiment doit relever les troupes anglaises, il quitte Vauxtin à 20h et arrive à Bourg et Comin à minuit.
Le 16 octobre 19h30 Le régiment quitte Bourg et Comin pour aller cantonner à Limé où il arrive à 1h du matin.
Le 17 octobre 11h Départ de Limé, en fin de marche, le régiment cantonne comme suit :
Le 2ème bataillon et l'état-major à Rozières sur Crise.
Le 1er bataillon et la 2ème compagnie du 3ème bataillon à Buzancy.
La 1ère compagnie cantonne à Mesmin.
Le 18 octobre 7h Le régiment quitte le site cantonnement et va cantonner comme suit :
Le 1er bataillon et l’état-major à Berzy le Sec.
Le 2ème bataillon à Ploisy.
Le 3ème bataillon à Chazelle.
La 10ème compagnie du 3ème bataillon est désignée pour la garde du quartier général à la sucrerie de Noyant et Aconin.
L'adjudant-chef Cheuret est nommé sous-lieutenant dans l'armée active à titre temporaire.
La 31ème division a cessé d'appartenir à la 6ème armée elle est dirigée sur Compiègne.
La 32ème division d’infanterie est en réserve d’armée.
Le régiment se reconstitue.
Le 19 octobre La situation est sans changement. Est nommé lieutenant, le sous-lieutenant Renault.
Est fait chevalier de la Légion d'honneur le lieutenant Tissané, il avait été grièvement blessé en faisant une reconnaissance de terrain.
Le 20, 21, 22 octobre La situation est sans changement.
Est cité à l'ordre de l'armée le soldat Vidal Henri, il a continué à servir seul une mitrailleuse jusqu'au moment où les ennemis étant arrivés à 30 m de lui. Il a quitté sa pièce en enlevant les parties essentielles de l’arme la rendant inutilisable.
Le 23 octobre Le régiment se rend à la ferme de Cravancon où il se rassemble à 8h.
8h15 Il est mis en route par Dommiers, St Pierre Aigle, Coeuvres, et le Murger une ferme de Mortefontaine.
En fin de marche le régiment cantonne comme suit :
Le 2ème bataillon à Saint-Étienne.
Le 1er bataillon à Chelles.
La 2ème compagnie du 3ème bataillon à Roy Saint Nicolas.
Le 3ème bataillon avec l'état-major du régiment à Mortefontaine.
La 63ème brigade doit occuper Compiègne.
Départ du régiment à 6h30 pour arriver à Compiègne où tout le régiment cantonne, il fait partie d'une brigade mixte.
Le 25 octobre La situation est sans changement. Est nommé lieutenant de réserve, le sous-lieutenant Jalabert.
16h L'ordre de marche arrive, le régiment quitte Compiègne à 17h45.
Le 26 octobre 1h30 Le régiment et cantonné comme suit :
L'état-major et le 3ème bataillon à Cuvilly.
Les 1er et 2ème bataillons à Lataule.
8h45 Ordre à la brigade de se porter en réserve de l'armée à Faverolles.
Le régiment quitte ses cantonnements de manière à passer à 11h50 à la sortie nord de Mortemer. Il gagne son emplacement et se rassemble à cheval sur la route de Faverolles Etelfay, à 800 m au sud de ce village face au nord-ouest.
18h L'ordre est donné au régiment de se rendre à Marestmontiers.
22h Le régiment cantonne comme suit :
La 1ère compagnie à Courtemanche avec deux groupes, tout le reste du régiment à Marestmoutiers.
Le 27, 28 octobre Situation sans changement.
Le 29 octobre Le régiment reçoit l'ordre d’embarquer en gare de Montdidier.
L'état-major et le 1er bataillon à 10h30.
Le 2ème bataillon à 13h30 le 3ème bataillon à 19h30.
Le 30 octobre 5h L'état-major du régiment et le 1er bataillon débarquent à Strazeele (59) où il monte dans des camions automobiles qui les conduisent à Elverdinge, située à 5 km au nord-ouest d’Ypres en Belgique.
14h30 Le 2ème bataillon débarque.
16h20 Les 1er et 2ème bataillons se portent sur Zuidschote où ils doivent relever des unités d'infanterie et de cavalerie qui occupent les tranchées.
20h Ces 2 bataillons sont répartis comme suit :
Le 1er bataillon à l'est de la route de Dixmude. Le 2ème bataillon à l'ouest de cette route.
Le secteur du 1er bataillon est à l'écluse à 800 m au nord-ouest de Boezinger la route de Dixmude non comprise en liaison à droite avec le 87ème régiment territorial et à gauche avec le 2ème bataillon.
La 2ème compagnie est en première ligne dans les tranchées, alors que la 1ère compagnie est dans la tranchée en arrière du canal.
Le 3ème bataillon est en réserve dans des tranchées en arrière du canal.
Le secteur du 2ème bataillon va de la route de Dixmude à l'écluse.
Le 31 octobre La situation est sans changement, cependant le 3ème bataillon rejoint le régiment à 10h.
Le 1er bataillon a trois compagnies en première ligne et une compagnie en arrière du canal.
Le 2ème bataillon a placé trois compagnies et demie en première ligne et un peloton en arrière du canal.
14h Le 3ème bataillon est appelé à Vlamertingle où il sera à la disposition du général de division, un peloton de la 4ème compagnie est ramené en réserve à Zuidschote.
21h Le 1er bataillon est relevé et cantonne avec la compagnie de réserve à Zuidschote où il arriva à 23h.
Le 2ème bataillon reste sur ces emplacements avec la même mission.
Le régiment a perdu deux hommes, le sergent Bénnes tué, et le soldat Barre blessé.
Le 1er novembre 5h30 Le 1er bataillon quitte son cantonnement, arrive sur ses nouvelles positions à 11h30 au sud de Dikkebus. Le bataillon couvre la droite de l’axe sur Wijschate, il se porte à 15h sur la chapelle.
15h40 Il reçoit l'ordre de s'engager à la droite du groupement pour couvrir l'artillerie et tenter de prendre position sur la route de Wijschate, qu’il ne peut atteindre, s'installe pour la nuit aux avant-postes sur la ligne de hauteur comprise entre la route Saint Éloi-Messines et la route Wijschate - Wulvergem. Il est en liaison à droite avec les Anglais et à gauche avec le 15ème régiment d'infanterie : l'installation est terminée à 1h50.
Le 2ème bataillon reste sur ces emplacements il participe à 14h30 à une attaque sur tout le front, reconnaissance offensive du secteur au sud de la route de Dixmude : la compagnie de gauche peut gagner 200 m environ à 21h, une contre-attaque allemande est repoussée, la 8ème compagnie est appelée au pont à la disposition du général de division.
Le 3ème bataillon à son arrivée à Vlamertinge le 31 octobre, reçoit l'ordre de se porter sur Saint Éloi. Il passe sous les ordres du colonel du 53ème régiment d'infanterie.
Le 2 novembre Dans le secteur affecté au 1er bataillon toute la nuit des canonnades et des fusillades violentes.
7h01 Attaque allemande oblige les 342ème et 143ème régiments à céder du terrain et le 1er bataillon à venir vers 10h occuper la croupe du moulin de Spanbrock. Trois compagnies sont en première ligne à hauteur du moulin et une en réserve.
Pour la nuit même disposition.
15h Le 2ème bataillon reste sur ses positions, il reçoit l'ordre d'appuyer par le feu d'abord et par le mouvement ensuite, une attaque qui se produira sur le front. La 6ème compagnie ne peut avancer, les 5ème et 7ème compagnies à sa gauche font un bond de 300 m et se retranchent.
19h Les 5ème et 6ème compagnies sont relevées et vont cantonner à Zuidschote, elles sont relevées par la 8ème compagnie du 80ème régiment et la 1ère compagnie du 41ème régiment.
Du côté du 3ème bataillon, à 3h la ferme Elknof reprise par la 8ème et 10ème compagnie, elle est occupée par la 9ème et 12ème compagnie.
À 10h la ferme est bombardée, brûlée sous une violente attaque allemande.
Le 53ème régiment, les 9ème et 12ème compagnies se replient par ordre dans des tranchées nord-est de Saint Éloi où les rejoigne la 11ème compagnie.
Le régiment a perdu 13 hommes dont le capitaine Bertrand commandant de la 12ème compagnie, il y eut 52 blessés et 6 disparus.
La première section de mitrailleuses a perdu 6 mulets et la 2ème en a perdu 2.
Le 3 novembre 7h L’attaque des Allemands recommence dans le secteur du 1er bataillon. L'artillerie ennemie couvre la position de projectiles sans interruption jusqu'à 13h et le 1er bataillon conserve ces emplacements.
13h Par ordre de la division
Le 1er bataillon appuiera l'attaque qui doit se prononcer à sa droite par la division Lanquetot. Pour la nuit, les 1ère, 3ème et 4ème compagnies conservent leur emplacement de la veille, la 2ème compagnie en réserve à hauteur, à droite du moulin.
Le 2ème bataillon prend part à l’attaque générale prescrite pour les deux secteurs. La brigade Deville à gauche n'ayant pu progresser, le mouvement du bataillon est arrêté.
La 10ème compagnie vient occuper les tranchées, prolonge la ligne formée par les trois autres compagnies du bataillon qui garnit ainsi le secteur compris entre la route Saint Éloois et la ferme Kapellerie. Liaison à gauche, avec un bataillon colonial, à droite avec le 31ème chasseur, un peloton du 53ème régiment forme la réserve.
Le régiment a perdu 4 tués et 13 disparus.
Le 4 novembre La 43ème division d'infanterie a atteint Kruistraat et va continuer son mouvement vers l'Enfer, Garde Dieu : une attaque violente a duré toute la journée dans le secteur du 1er bataillon.
La situation est sans changement du côté du 2ème bataillon, la 8ème compagnie se replie à hauteur du carrefour, la première ligne comprend dès lors les 7ème et 8ème compagnies plus deux compagnies du 41ème, en deuxième ligne se trouve une compagnie du 41ème et une compagnie territoriale.
Au 3ème bataillon, jusqu'à 8h la situation est sans changement
Passé les 8h Les 10ème et 11ème compagnies prennent position dans les tranchées sud du village de Saint Éloois avec à sa droite des coloniaux.
17h Les 9ème et 10ème compagnies se portent sur la ligne avec pour mission de tenir coûte que coûte.
Le régiment perd 3 tués, 20 blessés et 2 disparus.
Le 5 novembre 6h Des canonnades violentes qui continuent toute la journée.
15h Fléchissement de la ligne :
Le 1er bataillon, réduit à deux compagnies, s'installe au sud de la voie ferrée, sa gauche appuyée à la route Kemmel-Wijtschate, dans les tranchées situées à 200 m en avant de la station, liaison à droite avec 258ème et à gauche de 149ème.
Le 2ème bataillon repousse deux attaques allemandes et maintient ses positions.
Le 3ème bataillon subit toute la journée une canonnade violente vers 18h les Allemands s'empare des tranchées occupées par la 10ème et la 11ème compagnie. Le bataillon se replie au sud de Saint Éloois où ils se reforment.
23h Par une contre-attaque à la baïonnette, il reprend ses anciennes positions. Liaison à droite avec le 31ème chasseur à gauche avec des coloniaux.
Le régiment a perdu 32 tués, 158 blessés, 202 disparus et deux officiers tués.
Deux compagnies du 1er bataillon ont été anéanties : l'adjudant de la 1ère compagnie a ramené 68 hommes et le caporal Defesse de la 2ème compagnie en a ramené 37.
Le 6 novembre 10h Le 153ème et le 146ème régiment d'infanterie entrent en ligne.
Le 153ème sur la route, le 146ème sur l'Enfer. Accueilli par un feu violent le 153ème ne peut déboucher et se jette dans les tranchées déjà occupées par les 149ème et le 80ème. Une soixantaine d’hommes de la 4ème compagnie a profité de l'entrée en ligne du 153ème pour gagner 200 m environ, mais soumis à un feu violent, ce détachement entre vers 17h dans les tranchées.
17h30 Un bataillon du 153ème relève les 95 hommes des 1ère et 2ème compagnies du régiment.
Le 1er bataillon occupe des tranchées situées à hauteur de la station, 150 m en arrière de la première ligne, deux compagnies à droite de la route, une compagnie à gauche, la section de mitrailleuse en arrière des compagnies de droite.
La situation était inchangée pour le 2ème bataillon.
Le 3ème bataillon subit toute la journée une canonnade violente.
18h Il repousse une attaque.
24h Il repousse une autre attaque, le bataillon conserve ces emplacements.
Le régiment a perdu : 12 tués 17 blessés.
Le 7 novembre La situation est inchangée pour le 1er bataillon jusqu'à 15h30.
16h Une attaque est orchestrée par la division en liaison à droite avec la 43ème division d'infanterie. Le 1er bataillon en réserve de secteur doit se tenir prêt à intervenir, en cas de fléchissement.
Minuit Le 1er bataillon est relevé par le 153ème et va cantonner à Luidenhock,
Le 2ème bataillon est en première ligne à Wijtschate,
Le 3ème bataillon malgré deux attaques et une canonnade violente se maintient dans ses positions.
Le régiment perd 15 tués 48 blessés et 7 disparus.
Le 8 novembre Le 1er bataillon est rappelé à 3h sur ses emplacements de la veille, à 150 m en arrière de la première ligne, avec les 1ère et 2ème compagnies à droite de la route, la situation du bataillon ne changera pas de toute la journée.
Le 2ème bataillon, relevé, passe en deuxième ligne, le 3ème bataillon est sans changement.
Le régiment perd 5 tués et 20 blessés.
Le 9 novembre 5h Le 1er bataillon occupe les tranchées situées à 200 m en avant de la station. Le 160ème relève à 4h30 le 3ème bataillon.
Le 10 novembre Le 1er bataillon s'établit à 6h dans une tranchée à hauteur du petit bois. Une section de la 4ème compagnie assure la liaison à droite avec la 3ème compagnie et le 54ème chasseur à pied, même situation toute la journée.
Du côté du 2ème bataillon une attaque allemande refoule tous les éléments situés de l'autre côté du canal.
La 5ème compagnie est anéantie, il ne reste que deux sergents et 55 hommes le 2ème bataillon passe dès lors en 1ère ligne.
Le 3ème bataillon occupe jusqu'à 20h un mur situé au sud de Groote-Vierstraat.
À 21h15 Deux de ces compagnies sont mises à la disposition du 26ème régiment d'infanterie qui occupe les tranchées de la rive droite du ruisseau.
Le régiment a 8 tués, 39 blessés 96 disparus.
Le 11 novembre Le 1re bataillon appuie à droite, il a en première ligne cinq sections. La situation est sans changement de toute la journée, il en est de même avec le 2ème bataillon.
Le 3ème bataillon, mis à la disposition du capitaine Beuvelot, occupe avec ses quatre compagnies les tranchées à l'est de la grande route de Kemmel, deux compagnies au sud de cette route.
Le 12 novembre Les 1ère et 2ème compagnies relèvent les 3ème et 4ème compagnies.
Situation inchangée toute la journée. Mais à la gauche du 15ème les Allemands ont pénétré dans le bois ouest de Wijtschate, menaçant ainsi les arrières du 143ème qui à gauche prolonge le 15ème.
Le 3ème bataillon est toujours en réserve.

Troupes à Yprès en Belgique

Troupes à Yprès en Belgique


Le 13 novembre La situation reste inchangée jusqu'à 11h où le 143ème se retire.
Un bataillon du 15ème occupe la ferme Vandamme.
La 2ème compagnie fait face à gauche ainsi que la section de mitrailleuses.
La 1ère compagnie occupe la position de repli.
La 3ème compagnie s'est déployée face à l'est le long du ruisseau, tandis que la 4ème compagnie se déployait face au nord pour prendre de flanc tout mouvement offensif de l'ennemi.
15h Deux bataillons de chasseurs à pied débouchent de la ferme Goethal, tente de reprendre le bois, les 1ère et 2ème compagnies prennent part à leur attaque.
20h Le 1erbataillon a repris ses emplacements du matin. Il cantonne dans des tranchées occupées le matin par le 15ème.
La liaison est assurée à gauche avec le 16ème bataillon de chasseurs qui occupe la lisière du petit bois.
Les 3ème et 4ème compagnies sont en cantonnement d'alerte dans la ferme qu'elles occupaient le matin.
La situation est sans changement pour le 2ème bataillon malgré les canonnades violentes toute la journée.
La situation du 3ème bataillon est sans changement.
Le 14 novembre La situation est sans changement pour les trois bataillons qui subissent toute la journée de violentes canonnades avec les Allemands qui essaient de déboucher du petit bois.
Le régiment perd 2 tués, 13 blessés, 1 disparu.
Le 15 novembre La situation est inchangée pour les trois bataillons.
Cependant les 3ème et 4ème compagnies ont relevé les 1ère et 2ème compagnies en première ligne.
Malgré les canonnades de toute la journée, les Allemands n'ont pas pu déboucher du petit bois et du bois 40.
Le 16 novembre La situation était inchangée pour les trois bataillons, qui comme les jours précédents, sont soumis au feu violent de l'artillerie et de l'infanterie.
Le 17 novembre Le 1er bataillon est réparti comme suit :
La 3ème compagnie à droite de la route, à hauteur du petit bois, à liaison à gauche avec le 15ème, à droite avec le 342ème, une section de la 4ème compagnie a été détachée auprès de la 9ème compagnie du 15ème régiment pour l’aider à tenir le front devant le petit bois.
Les trois autres sections et la section de mitrailleuse occupent l'emplacement habituel de la deuxième ligne, se reliant à gauche avec les chasseurs à pied.
Les 1ère et 2ème compagnies occupent les tranchées le long de la grande route de Kemmel, à Yprès.
Arrive du dépôt des renforts, un adjudant-chef, deux adjudants, 11 sergents, 15 caporaux, et 420 hommes.
Le 18 novembre Situation inchangée.
Le 19 novembre La situation est inchangée pour les 2ème et 3ème bataillons ainsi que pour les 1ère et 2ème compagnies.
22h Les 3ème et la 4ème compagnies, relevées par les Anglais, vont avec la section de mitrailleuse cantonner à Groote-Vierstraat.
Le 20 novembre La situation est sans changement pour le 3ème bataillon et les 1ère et 2ème compagnies jusqu'à 18h où elles sont relevées et partent cantonner.
5h30 Les 3ème et 4ème compagnie partent cantonner, comme le 2ème bataillon, à Dikkebus.
Le 21 novembre 10h Le régiment au complet quitte Dikkebus, se rend à Reningelst pour aller se reposer et se reformer.
Les 22, 23 et 24 novembre Reconstitution et réorganisation du régiment avec l'arrivée de 41 officiers de 2400 hommes dont 161 sous-officiers.
Le régiment a perdu du 1er au 20 novembre : 16 officiers et 978 hommes.
Le 25 novembre 17h Le régiment quitte Reningelst, pour relever en première ligne le 15ème régiment d'infanterie.
21h La relève est terminée.
Les 26 novembre Situation sans changement.
Le 27 novembre à 19h Permutations des positions.
En résumé : En première ligne, les 11ème et 12ème compagnies, la 3ème section de mitrailleuses.
En deuxième ligne, sur la rive gauche, la 9ème compagnie.
En troisième ligne, la 10ème compagnie, à l'est de la route.
Pas de changement pour les autres bataillons.
Le 28 novembre 5h01 Une section est envoyée sur la ferme Hollande afin de reconnaître les lieux et de savoir si elle est occupée.
Cette section est composée de 32 volontaires de trois sergents et de quatre caporaux.
6h Elle atteint la ferme, elle a fait un prisonnier, une sentinelle mais elle ne peut dépasser la ferme, l'autre sentinelle ayant pu s'enfuir alerte, l'ennemi qui ouvre aussitôt le feu.
6h45La section franchit à nouveau notre première ligne, en ramenant un homme prisonnier du 8ème Bavarois.
11h L'ordre est de s'emparer de la ferme Hollande, la 11ème compagnie se porte à l'attaque, à sa gauche le 53ème attaque le bois 40.
Sous un feu violent partant des tranchées situées à l'avant et à droite de la ferme, trois sections de la 11ème compagnie parviennent à une distante de 150 m environ de la ligne ennemie que protège une triple rangée de fil de fer. Elles ne peuvent progresser au-delà et s'organisent derrière.
19h La 11ème compagnie est rappelée dans les tranchées qu'elle occupait le matin. Pour les autres compagnies et les bataillons aucun changement.
Le 29 novembre La situation est sans changement.
19h Le 1er bataillon relève le 3ème qui occupe avec trois compagnies la ferme Vanpellyhem, la 9ème compagnie occupait les tranchées à l'est de la route d’Ypres- Kemmel.
La 1ère compagnie a pris la place de la 11ème.
La 4ème compagnie a pris la place de la 12ème.
La 2ème compagnie a pris la place de la 9ème.
La 3ème compagnie a pris la place de la 10ème.
La 3ème section de mitrailleuses est remplacée par la 1ère section qui occupe le même emplacement. Liaison à droite avec les chasseurs, à gauche avec le 53ème régiment d'infanterie.
La situation reste inchangée pour le 2ème bataillon.
Un détachement de renforts arrive comprenant un officier le lieutenant Fourcade et 538 hommes.
Le 30 novembre Le 3ème bataillon est mis à la disposition du capitaine Castaing pour l'attaque du bois 40.
5h45 Il occupe la lisière ouest du bois, situé à 500 m au nord-ouest de Groote Vierstraat.
12h Le bataillon occupe avec trois compagnies le bois carré.
La 2ème compagnie est déployée derrière le ruisseau entre le bois carré et le bois du Confluent.
16h Le bataillon rentre dans la ferme.
19h Le 15ème régiment relève le 80ème qui se rend à l'écluse numéro 8.
2h Il relève le 6ème colonial. Le régiment est réparti comme suit :
2ème bataillon, la 8ème compagnie au chemin qui passe à 350 m à l'est,
La 5ème compagnie prolonge à la gauche,
La 8ème sur un front de 300 m,
La 6ème compagnie avec une autre section prolonge la ligne jusqu'au canal, le long duquel remonte vers le nord-ouest ses autres sections.
La section de mitrailleuses sur le chemin qui passe par le K (alphabet militaire se traduisant par Kilo, qui signifie mille) Oosthoek, face au nord-est,
La 7ème compagnie se trouve à cheval sur le chemin, à hauteur de l'embranchement avec le chemin sur lequel se trouve la section de mitrailleuses.
Le 1er bataillon à une compagnie à l'écluse numéro 8, de part et d'autre de la route face au site est.
La 3ème compagnie occupe la ferme.
La 4ème compagnie et la 1ère compagnie occupent les maisons situées sur la route.
Le 3ème bataillon a deux compagnies à Voormezele et deux compagnies à Vijverhoek.
5h La relève se termine, la liaison, à droite, avec le 163ème est établie.
Le régiment a perdu 1 tué et 4 blessés.
Le 1er décembre La situation est inchangée pour les 3ème et 2ème bataillons.
Le 1er bataillon occupe avec une compagnie, des tranchées longeant le site du canal, la gauche s’appuyant à la route face au sud-ouest
La 2ème compagnie est de l'autre côté du canal.
La 1ère compagnie occupe les tranchées face au sud-est, la gauche de ces tranchées se reliant à la droite de celle de la 2ème compagnie.
La 4ème compagnie occupe les tranchées, à 150 m au nord de la ferme Lankhof, à l'ouest de la route, les tranchées faisant face au sud
La 3ème compagnie n'a pas quitté la ferme Lankhof.
La liaison à droite est établie avec le 1er bataillon du 53ème, à gauche avec les chasseurs qui sont rattachés à la 31ème division d'infanterie.
Le régiment perd : 1 officier tué, 5 blessés dont un adjudant-chef, 1 homme tué et 8 blessés.
Le 2 décembre La situation est inchangée pour le 1er bataillon.
Le 3ème bataillon reçoit l'ordre d'occuper Kruisstraathoek où il cantonne à 6h.
La 8ème compagnie n'étant qu'à 4 m de la sape faite par les Allemands, a occupé une deuxième ligne de tranchées à 50 m plus en arrière.
La section de mitrailleuses se porte entre la 8ème et la 5ème compagnie,
Une section de la 6ème compagnie renforce la 5ème compagnie,
Le 53ème prolonge à sa gauche, avec une section, qui comble le vide existant entre sa compagnie de gauche et la 8ème compagnie.
À 19h Le 3ème bataillon relève le 2ème,
La 9ème compagnie prend la place de la 8ème,
La 10ème prend la place de la 5ème,
La 11ème celle de la 6ème,
La 2ème celle de la 7ème,
Le 2ème bataillon part à Kruisstraathoek.
Le régiment a perdu 4 tués, 11 blessés.

Les abris vers Yprè

Les abris vers Yprè


Le 3 décembre La situation était inchangée pour le 1er et 2ème bataillon.
La 9ème compagnie est prise d'enfilade par les Allemands, qui ont progressé jusqu'à 4m occupant une tranchée face au sud-ouest.
14 h Les Allemands sautent dans nos tranchées et s'emparent de notre première ligne, la 10ème compagnie, les trois sections de la 9ème et une section de la 11ème compagnie disparaissent.
La 12ème compagnie, aidée par la 3ème section de mitrailleuses renforcées du 4ème chasseur, arrêtent le mouvement de l'ennemi et réussissent à maintenir notre ligne à 150 m plus en arrière, en liaison à droite avec le 53ème.
18h Avec le 1er bataillon en renfort qui est ainsi disposé :
Au canal la 11ème compagnie,
À sa droite la 4ème compagnie,
À droite de la section de mitrailleuses, la section de la 9ème compagnie et la 3ème compagnie,
La 12ème restant en réserve à son emplacement primitif.
Les 1ère et 2ème compagnies sont mises à la disposition du 3ème bataillon qui occupe les tranchées placées derrière le poste de commandement dans une ferme située à 200 m du canal, à 400 m à l'est de la route de Saint Éloi.
Le 2ème bataillon arrive à cette ferme et on tente de reprendre les tranchées.
Les 6ème et 7ème compagnies marchant sur le chemin qui les conduit à 350 m à l'est,
Les 1ère et 2ème compagnies le long du canal, et une compagnie du 53ème forment la réserve à l'écluse numéro 8,
Les 5ème et 8ème compagnies au poste de commandement.
Les unités engagées arrivent à 50 m de la ligne ennemie constituée par des tranchées construites en avant de notre ancienne première ligne, utilisée ainsi par les Allemands, mais ils ne peuvent progresser, le plan des mitrailleuses sont fortement gênées par un réseau de fil de fer.
Le régiment a perdu 11 tués dont 2 officiers 33 blessés dont un officier et 439 disparus dont 4 officiers.
Le 4 décembre 5h Deux compagnies du 53ème sont mises à la disposition du régiment qui tente à nouveau de reprendre les tranchées.
Les 4ème, 3ème et 2ème compagnies reçoivent l'ordre de sortir de leurs tranchées, de se porter en avant soutenues par les compagnies qui longent le canal et les compagnies du 53ème.
10h Par ordre de la division, l'attaque est arrêtée. Les compagnies rentrent dans leurs tranchées.
19h L’ordre est d'attaquer à 20h pour reprendre les tranchées, avec un bataillon du 53ème mis à la disposition du régiment ainsi qu’un bataillon du 15ème.
22h L'attaque est déclenchée les unités qui occupent les tranchées ne bougent pas.
23h30 Les compagnies de tête franchissent la ligne de tranchées occupées par les nôtres et réussissent à gagner de 60 à 80 m. Une section de la 8ème compagnie arrive au rideau de fer qui protège la tranchée ennemie, prise sous un feu très violent d'infanterie et de mitrailleuses.
Les deux compagnies renforcées par la 7ème compagnie sont obligées de s'arrêter et de rentrer dans nos tranchées, prises sur leur flanc gauche par le feu de mitrailleuses allemandes placées de l'autre côté du canal.
Il en est de même à droite pour le 53ème.
Le 5 décembre 13h La 8ème compagnie réussit à nouveau à sortir des tranchées et gagne encore 60 m, elle subit de grosses pertes et rentre dans les tranchées, elle est renvoyée en arrière du poste de commandement pour se reconstituer.
Les 7ème et 5ème compagnies se reconstituent dans les tranchées de la 4ème compagnie et de la 6ème, sous un couvert à 150 m en arrière des tranchées.
Le régiment a perdu : 6 tués, 31 blessés, 48 disparus.
Le 6 décembre La situation est inchangée.
Une organisation nouvelle du secteur prescrit au régiment d'avoir deux bataillons en première ligne, dans chacun de ces bataillons, il doit y avoir deux compagnies en première ligne, une compagnie en renfort et une compagnie en réserve.
Le 7 et le 8 décembre La situation est inchangée.
Le 3ème bataillon occupe les maisons situées sur la route Saint Éloi-Ypres. De violentes fusillades mais non suivies d’attaques.
Le 9 décembre
Le travail de sape continue, les Allemands atteignent et dépassent la gauche de la 8ème compagnie.
9h30 Le capitaine Bourcheix rend compte que sa situation est critique, elle ne sera renforcée par l'ensemble du 2ème régiment de chasseurs qui prend la relève.
Le régiment se rend par bataillon à Heksken, où il y arrive à 3h.
Les 10, 11, 12, 13 décembre Cantonnements du régiment tout entier.
Le 14 décembre Attaque générale pour toute la 8ème armée, les objectifs de la 63ème brigade est le bois 40 au nord de Wijtschate.
Le 3ème bataillon reçoit l'ordre d'être à 6h45 derrière le 143ème.
Les 9ème et 10ème compagnies sont en première ligne,
Les 11ème et 12ème d'un étage en arrière,
Les 6ème et 7ème à la lisière sud-est du bois carré,
Les 5ème et 8ème à la lisière nord-ouest de ce bois.
Le 1er bataillon en colonne double ouverte en arrière de la route d’Ypres, à hauteur de la brasserie.
7h45 Les 9ème et 10ème compagnies se portent à l'attaque en liaison gauche avec le 53ème, à droite avec le 143ème. Ils sont accueillis par un feu violent, ils ne peuvent progresser au-delà des premières tranchées occupées par le 143ème. Renforcées par les 11ème et 12ème compagnies, elles progressent de 50 m en avant.
La 6ème compagnie vient en renfort, puis la 7ème compagnie qui prolonge la 9ème à gauche.
Les 5ème et 8ème sont poussées à la lisière sud-est du bois carré.
Les 6ème et 7ème n'ont pu franchir les tranchées, elles se trouvent mélangées aux unités du 143ème.
Le 3ème bataillon a subi de grosses pertes.
16h30 Après une canonnade nourrie et violente de notre artillerie, les 9ème, 10ème, 6ème et 7ème compagnies se portent sur le bois 40 et atteignent le réseau de fil de fer allemand qu'elles ne peuvent franchir.
Le 15 décembre 7h Attaque dans les mêmes de conditions que le 14.
L'attaque sera donnée par deux compagnies des bataillons en seconde ligne, soutenu par le 2ème chasseur, 243ème et le 15ème régiment.
Les 2ème et 3ème compagnies attaquent au bois 40. Elles sont accueillies par feu violent de l'infanterie et des mitrailleuses, ces deux compagnies subissent de grosses pertes.
La 2ème compagnie est obligée de se replier dans la tranchée occupée déjà par la 6ème compagnie.
18h Le 3ème bataillon se replie pour aller cantonner.
Le 16 décembre L’attaque prescrite à la 32ème division aura lieu à 10h avec comme même objectif le bois 40.
Les 7ème et 6ème compagnies tentent de déboucher de leurs tranchées,
10h La 7ème compagnie est arrêtée aussitôt par le feu violent des mitrailleuses, elle creusera des boyaux de communication pour relier les tranchées avancées avec les anciennes.
Quelques hommes de la 6ème compagnie ont pu gagner 80 m environ, puis ils ont dû se retirer, le reste de la compagnie n'ayant pu déboucher.
Le 17 décembre L'attaque prescrite à la 32ème division sera exécutée par une compagnie de chasseurs des bataillons de 2ème ligne du 53ème, 80ème, 342ème, et 15ème.
Ces attaques seront exécutées toute la journée et la nuit, à 2 heures d’intervalles variables.
La 5ème compagnie ne réussit pas à déboucher des tranchées occupées par la 1ère compagnie.
Le 1er bataillon reste dans ses tranchées.
Le 18 décembre Attaque dans les mêmes conditions que le 17 par une compagnie à 7h.
La 1ère compagnie désignée, ne peut déboucher de ses tranchées malgré le feu de couverture ouvert par la 4ème compagnie pour protéger son mouvement.
La journée se passe à organiser des tranchées conquises.
Le 19 décembre L'offensive continue sur le bois 40.
Par ordre de la division cette offensive consistera :
Pendant le jour, en pointe continuelle permettant aux unités de première ligne de gagner du terrain en avant
Pendant la nuit, première exécution de reconnaissance, en particulier par les sections franches destinées à recueillir des renseignements sur les travaux de défense de l'ennemi et ses emplacements de mitrailleuses et destiné aussi à faire des prisonniers.
Vers 14h Des fusillades violentes, pendant une demi-heure, sans être suivies d'attaque.
Le 20 décembre Même objectif, même mission.
Le 21 décembre 3h Le 2ème bataillon relève le 3ème qui va cantonner à Hallabast.
5h Le 1er bataillon, depuis la brasserie, occupe les tranchées le long de la route d’Ypres et des maisons autour de la brasserie. Les compagnies se remplacent. Toujours la même mission. Le travail de sape doit conduire au résultat recherché, mais en attendant l'heure de l'attaque en force il importe de maintenir l'ascendant moral sur l'ennemi par une attitude agressive de tous les instants : filtrage homme par homme pendant le jour patrouille et coup de main la nuit.
Le 22, 23 décembre Même situation.
Le 24 décembre 3h Les bataillons se relaient, la situation restera sans changement malgré une violente attaque à 14h non suivies d'attaque.
Le 25 décembre Même mission, même objectif et continuation des travaux de sape afin de permettre la construction de blockhaus de protection pour les mitrailleuses.
Le 26 décembre 3h Les compagnies se relaient.
Le 27 décembre Toujours la même mission et les mêmes objectifs.
Le 28 décembre Même mission et entretenir l'ancienne ligne de défense.
Le 29 décembre La situation est identique.
La mission consiste à organiser les terrains conquis :
Par le renforcement de la dernière parallèle,
Par des constructions de blockhaus pour mitrailleuses,
Par la pose de fil de fer
Par l'amélioration des boyaux sans oublier la réorganisation de la deuxième ligne.
Le 30 décembre Les attaques sont momentanément suspendues mais cela nécessite d'organiser très solidement la première ligne et d'entretenir et réparer la deuxième.
Le 31 décembre Continuation de renforcement de la première ligne et de la deuxième ligne, l'assèchement des boyaux.

1915

Le 1er janvier 1915 4h Le 1er bataillon relève le 2ème qui occupe les abris autour de la brasserie de 11h à 14h Violentes canonnades non suivies d'attaque.
Le 2, 3 janvier Même mission sans changement.
Le 4 janvier Le régiment est en cantonnement relevé par le 53ème, il en profite pour se reconstituer.
Les 5 et 6 janvier Ils partent cantonner à Heksken puis à Winezeele où ils reçoivent des renforts.
Le 7 janvier La situation est sans changement pour le premier et troisième bataillon.
14h30 Le deuxième bataillon arrive à Oudezeele, où il cantonne.
Sur l'ordre général numéro 62 de la huitième armée en date du 30 décembre 1914, le général commandant le huitième corps d'armée.
« Signale la conduite digne d'éloges du capitaine Luciani qui, étant en réserve de bataillon, c'est de sa propre initiative et sans attendre aucun ordre, porté avec sa compagnie au secours des compagnies de première ligne et a réussi à arrêter l'offensive ennemie. »
Le capitaine Luciani, blessé le 20 août assez grièvement vient de reprendre le commandement de sa compagnie. Depuis huit jours il l’a conduite et maintenue au combat avec courage calme et fermeté. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
Le capitaine Bourcheix est un officier énergique très courageux commandant sa compagnie avec compétence et autorité depuis le début de la campagne.
Le 8 janvier Aucun changement pour les trois bataillons.
Le 9 janvier La 63ème brigade est en réserve d'armée, sans changement donc pour le régiment.
Le 10 janvier Aucun changement pour le régiment, mais arrive au corps deux sous-lieutenant.
Le 11, 12, 13 janvier Aucun changement, arrivent des renforts, 1 adjudant, 3 sergents majors, 12 sergents, 18 caporaux, et 285 hommes venant du 122ème et du 16ème.
Le 14 janvier Sans changement, arrivent trois sous-lieutenant venant de Saint-Cyr.
Le 15 janvier 9h30 Le régiment est passé en revue par le général commandant le corps d'armée sur la route de Cassel Poperinge.
13h30 Le régiment rentre en cantonnement.
Le 16 et 17 janvier Aucun changement.
Le 18 janvier 9h Le régiment est transporté en automobile dans la région de Saint-Pol, (62) à l’ouest d’Arras et cantonne comme suit :
Les 1er et 2ème bataillons, l’état-major du régiment, les 9ème et 10ème compagnies à Chelers.
Les 11ème et 12ème compagnies à Tinques, avec l'état-major de la 63ème brigade. 16h Ils arrivent au cantonnement.
Le 19 janvier 14h Les 9ème et 10ème compagnies partent cantonner à Tinques.
Le 20 janvier Le régiment est muté au 10ème corps d'armée.
Le 21 janvier Arrive du dépôt des renforts, 4 aspirants, 5 sergents, 9 caporaux, 190 soldats.
Le 22 janvier Sans changement et quelques nominations en grade.
Le 23, 24, 25, 26, 27, 28 janvier Aucun changement.
Le 29 janvier Arrive au corps 1 sous-lieutenant, 2 sergents, 12 caporaux, et 98 soldats.
Les 30 et 31 janvier
Aucun changement.
Sont cités à l'ordre de l'armée en date du 30 le caporal Bouché, pour avoir fait preuve de dévouement en se portant neuf fois de suite sur la ligne des mitrailleuses malgré le feu de l'ennemi pour secourir des blessés.
Le caporal Candeil, blessé d'une balle à la tête est revenu spontanément et sans retard prendre sa place de combat après avoir été pansé.
Le soldat Bousquet blessé, au moment d'une attaque est resté à la tête de la demi-section donnant le plus bel exemple de courage et de ténacité sous un feu violent.
Les 1er, 2, 3 et 4 février Mis à part la mutation d’un lieutenant aucun changement.
Le 5 février Le régiment quitte ses cantonnements à 7h et se dirige sur Frevent où il y arrive à 14h30 et y cantonnent.
Le 6 février 8h15 Départ de Frevent et direction Doullens (80) où il arrive à 13h et y cantonne.
Le 7 février 8h Départ de Doullens, se rend à Talmas, 15 km au-dessus d’Amiens où il cantonne.
Le 8 février Repos à Talmas, affectation de 2 nouveaux sous-lieutenant, 1 adjudant, 3 aspirants, 1 sergent major, 7 sergents, 145 hommes.
Le 9 février 7h30 Départ de Talmas, gagne Camon à l'est d’Amiens où il arrive à 13h.
Le 10 février 7h30 Le régiment quitte Camon, gagne Morisel, où l'attendent 2 aspirants et 363 soldats.
Le 11 février 7h30 Le régiment quitte son emplacement, les bataillons se retrouvent à Sauvillers-Mongival, marchent groupés jusqu'à la sortie sud-est de Grivesnes.
Le 2ème bataillon va cantonner à Villers Tournelle,
Le 3ème à Sérévillers,
Le 1er et l’état-major à Cantigny.
Le 12 février Le régiment est placé face au sud dans le ravin nord de Belles Assises, à cheval sur la route Villers Tournelle-Le Cardonnois.
10h30 Tout le monde est en place, les bataillons forment en losange,
Le 3ème bataillon à l'ouest de la route,
Le 2ème et le 1er bataillon à l'est.
11h Les bataillons quittent leur emplacement et rentrent dans le cantonnement qu'ils occupaient.
Le 13 février Même situation.
Le 14 février Est inscrit au tableau de la Légion d'honneur le sous-lieutenant Bourgue, « se portant, le 25 août, à l'assaut d'un bois à la tête de sa section, fut frappé de six balles de mitrailleuses continuait à marcher, fut frappé à nouveau par une balle de fusil, tomba sans perdre connaissance, refusa de se laisser emmener par les hommes et ne cessa de leur crier : en avant ! Que lorsque je les brancardiers l'emportèrent. Il vient de rentrer à sa compagnie à peine guéri de ses blessures. »
Le 15 février Pas de changement.
Le 16 février 9h40 Le 1er bataillon et l’état-major embarquent en gare de Montdidier. Ils débarquent à 12h
12h40 Le 2ème bataillon embarque. Et arrive à 15h
15h40 Le 3ème bataillon embarque. Et arrive à 18h.
Tout le régiment débarque à tour de rôle en gare de Guillaucourt.
Le 1er bataillon part cantonner à Warfusée.
Le 2ème bataillon quant à lui cantonne à Lamotte.
Et le 3ème bataillon reste à Guillaucourt pour cantonner.
Le 17 février 7h30 Les bataillons quittent leur cantonnement, le 2ème bataillon se rend à Méricourt, alors que les 1er et 3ème bataillons se rendent à Chuignes.
Le régiment relève le 99ème, il partage les positions avec le 17ème territorial avec à gauche le 30ème régiment d'infanterie et sur la droite le 22ème régiment d'infanterie.
Le 18 février Toutes les unités gardent leur emplacement.
Dans la journée, ils subissent des canonnades violentes, il y a un tué et quatre blessés.
Le 19 février Dans le secteur du bois commun l'ennemi fait preuve d'une très grande activité, il n'est qu'à 10 m des tranchées de première ligne.
Dans le secteur du bois touffu l'ennemi s'est borné à tirer quelques coups de feu, mais ces travaux de contre mine se poursuivent sans interruption, on perçoit les coups de pioche de nos galeries.
L'artillerie a fait feu dans le secteur du bois commun et rien dans le secteur du bois touffu.
À 18h Le commandant du bois commun rend compte que : des bruits souterrains sont entendus au centre de la tranchée Filippi, dont les Allemands ne sont plus qu'à une vingtaine de mètres.
Il prescrit une reconnaissance de la tranchée Payan.
18h45Rentrée, cette reconnaissance rend compte que les tranchées ennemies ne sont pas occupées devant le réseau depuis le fer de la tranchée Filippi. Même renseignement fourni par une deuxième reconnaissance envoyée à 19h15.
22h Une patrouille rend compte que devant la tranchée, il n'y a pas de postes d'écoute ennemie, que notre réseau de fil de fer et intact.
Dans le secteur du bois touffu rien à signaler.
Le 20 février 10h Les Allemands font sauter une mine devant la tranchée occupée par la 4ème compagnie territoriale, nos hommes continuent à occuper la tranchée.
3 soldats du génie un caporal de la compagnie territoriale ont été ensevelis.
16h30 Le régiment reçoit l'ordre de repartir dans ses cantonnements, il est relevé par le 99ème. Il sera relevé à partir de 18h30, se terminera à 23h.
À 23h À peine arrivé au cantonnement, le régiment reçoit l'ordre d'embarquer à Guillaucour.
Le 1er bataillon devra se présenter à 10h et les deux autres bataillons à 3h d'intervalle les uns des autres.
Le 21 février Le 1er bataillon embarque à 14h25.
Le 2ème bataillon embarque à 17h25.
Le 3ème bataillon embarque à 20h25.
Le 22 février Le 1er bataillon débarque à 4h à Épernay,
Le 2ème à 7h,
Le 3ème à 10h.
Le 1eret 2ème bataillon vont cantonner à Avenay, alors que le 3ème lui campe à Mutigny.
Le lieutenant-colonel Emery prend le commandement du régiment.
Le 23 février Est élevé au grade de médecin état-major de deuxième classe, M. Plonquet.
Le 24 février Aucun changement.
Le 25 février
10h30 Le régiment quitte Avenay, arrive à Matougues à 16h et y cantonne.
Le 26 février Journée promotion et mutation, comme par exemple le lieutenant-colonel prend le grade de colonel.
Le 27 février 7h45 Le régiment quitte Matougues, passe par Châlons, Saint-Étienne et gagne Dampierre au temple, où il cantonne.
Du 28 février au 7 mars Aucun changement.
Des renforts arrivent du dépôt, 4 aspirants, 2 sergent, 73 soldats.
Le 8 mars Rien à signaler.
Le 9 mars 15h Le régiment quitte son cantonnement et arrive à La Croix en Champagne, il reçoit l'ordre d'occuper des abris situés dans des sapins au sud.
23h Le régiment se rend à la cote 196 et relève le 170ème régiment.
2 bataillons sont en première ligne et un bataillon en renfort à la lisière sud.
Le 18 mars Le régiment reçoit l'ordre suivant de la division : « Demain, 18 mars, la 48ème division d'infanterie débouchant vers le nord de tranchée conquise prendra pour objectif les tranchées allemandes et les lisières du bois au nord du chemin 196-199 entre la crête 196 et le ravin qui longe du sud au nord.
Son attaque réussie, elle ne cherchera pas à prendre en flanc, les tranchées au nord-est du 196 la 31ème division attaquera à sa droite.
La 4ème division appuiera les mouvements de la 48ème division à gauche et cherchera à progresser vers les mamelles dans la région du bois trapèze.
L'attaque sur le front de la 48ème division sera constituée comme suit :
Attaque de gauche, sous les ordres du colonel de la 95ème brigade avec pour objectif, les tranchées allemandes dans le secteur de gauche.
Les troupes de gauche sont composées du 80ème régiment d'infanterie (trois bataillons) du 170ème régiment d'infanterie (deux bataillons), 2 groupes de 75, une batterie de 155, et une demi-section du génie.
À gauche, le 1er bataillon à droite, le 2ème bataillon en arrière, le 3ème bataillon ».
13h Préparation par l'artillerie.
15h30 Les compagnies de tête se portent résolument en avant.
Les 2ème et 3ème compagnies sont accueillies par un feu très violent d'artillerie et d'infanterie, de même que les 5ème et 7ème compagnies. Le feu redoublant de violence la 4ème compagnie se porte en avant pendant que le 3ème bataillon se rapproche.
16h30 Le mouvement est arrêté par suite du feu et des pertes sensibles surtout en officiers et sous-officiers. Les fractions de tête s'accrochent malgré tout au terrain, construisent des saignements de tranchée qui seront perfectionnés pendant la nuit.
Dans cette attaque le régiment a perdu 364 hommes, donc 75 tués, 244 blessés, et 45 disparus.
Le 19 mars La division donne l'ordre suivant : « La position occupée par la 48ème division entre la cote 196 et le bois trapèze sera organisée définitivement pour 4 bataillons en première ligne et en deuxième ligne. Les secteurs resteront provisoirement constitués comme ils le sont actuellement. Les commandants du secteur feront une étude de travaux affairés qu'ils soumettront le plus tôt possible au général de division ».
Toute la soirée l'artillerie ennemie bombarde violemment nos positions.
17h30 Le bombardement cesse et les attaques allemandes se déclenchent aussitôt, qui s'avance en colonne par quatre, un feu violent d’infanterie les accueillent les mitrailleuses et l'artillerie entre en action. Les Allemands semblent désemparés.
18h Le troisième bataillon renforce la première ligne et sur l'ordre du colonel, le clairon sonne « en avant ». Le régiment se lance en avant, baïonnette au canon et repousse les Allemands qui fuient. Le mouvement en avant est arrêté par le feu de notre artillerie qui tire trop court, le régiment regagne ses tranchées et un calme absolu règne pendant 3 ou 4 heures. Le reste de la nuit est employé à améliorer les tranchées et à remettre les différentes unités en main.
Les pertes sont les suivantes : 204 hommes, dont 30 tués, 152 blessés, et 22 disparus.
Le 20 mars
La situation est inchangée.
L'ennemi bombarde violemment les tranchées de première ligne au moyen de bombes de gros calibre lancé par des « Minenwerfen » et l'artillerie lourde également, mais aucune attaque d'infanterie n'est prononcée.
Voici quelques photos de Minenwerfer (lance-mines) allemands.
Le plus petit de la famille des lance-mines allemands. Il pouvait tirer des munitions de 76mm de différents types en trajectoire courbe.
Poids : 100 kg (sans les roues) ; portée : de 300 à 1050 mètres ; cadence : 20 coups par minute. Poids de la mine : 4.575 Kg dont 560 gr de Donarit. (Explosif gélatineux constitué de composés nitrés aliphatiques, dites huiles explosives telle que la trinitrine).


La taille supérieure, le minenwerfer moyen de 170 mm, ici avec ses roues et ses servants.

Photo de juillet 1917 sur le front Ouest.

Photo de juillet 1917 sur le front Ouest.


Par suite des pertes subies le régiment modifie l’encadrement.
Le 21 mars L'ordre d'opération de la 48ème division est le suivant :
« Aujourd'hui, 21 mars, continuation de l'organisation des positions tenues par nos éléments de première ligne, qui devront être améliorés par tous les moyens. En exécution des prescriptions de l'ordre général numéro 335 du corps d'armée, le 170ème relèvera avec un bataillon une partie de l'effectif du 80ème afin de permettre à ce régiment de s'organiser en profondeur. »
Le 22 mars La situation est la suivante :
Le premier bataillon à droite.
Le deuxième bataillon à gauche n'ayant que deux compagnies en première ligne et deux compagnies en renfort.
Le régiment compte neuf tués et 37 blessés
Le 23 mars 0h15 Une violente fusillade, non suivie d'attaque, la situation est la suivante :
Le 3ème bataillon est à gauche.
Le 2ème bataillon quant à lui est à droite.
Les 4 sections de mitrailleuses en première ligne.
Le 1er bataillon en réserve au bois allongé.
Le régiment a 1 tué de plus et 42 blessés.
Le 24 mars La nuit a été calme, sauf un lancement continuel de bombes ce qui a pour conséquence, 8 tués et 12 blessés, mais arrive un détachement de renforts.
Le 25 mars Voici l'ordre d'opération de la 63ème brigade.
« Pour permettre d'incorporer son détachement de renfort et commencer la réalisation d'économies de force sur le front, le général commandant de la 32ème division d'infanterie décide que, dans la nuit du 26 au 27 courant, le 80ème régiment n’aura plus qu'un bataillon en première ligne, un autre de ces bataillons au repos à Laval.
La disparition ainsi produite de trois compagnies en première ligne sera compensée :
1er) par l'extension du bataillon de gauche qui étirera son front sur la droite de façon à occuper l'emplacement de la compagnie de gauche du bataillon libéré.
2ème) par l'extension vers la gauche du front pour aller se lier avec le 53ème en remplacement du bataillon libéré. »
Des bombardements ont eu lieu toute la journée dans les tranchées de 1ère et 2ème ligne.
Le régiment compte 2 tués et 12 blessés.
Le 26 mars La relève se fait sans incident et le 2ème bataillon part pour Laval.
La situation est la suivante :
Le 3ème bataillon en première ligne.
Le 1er bataillon en renfort dans les sous-bois du bois allongé.
Le 2ème bataillon au repos à Laval.
Il y eut ce jour-là 5 tués et 21 blessés.
Le 27 mars Aucun changement, mais 3 tués et 4 blessés.
Le 28 mars L’ordre de l'opération :
« Le 80ème en entier sera relevé dans la nuit du 29 au 30 mars et ira cantonner : le 1er bataillon à Laval avec le 2ème bataillon, et le 3ème bataillon à la cote 152 entre Somme Suippe et Somme Tourbe. Le 3ème bataillon qui est en première ligne, se verra remplacer par un régiment de la 64ème brigade. »
Il y eut ce jour-là 3 tués et 21 blessés.
Le 29 mars 19h La relève prescrite à lieu la situation est la suivante :
Le deuxième bataillon à Laval.
Les 1er et 3ème bataillons au camp 152.
Le régiment compte ce jour-là 3 tués et 10 blessés.
Le 30 mars Le 2ème bataillon reçoit l'ordre de rejoindre le régiment au camp 152, ce mouvement est terminé à 10h.
Sans combattre, le régiment compte ce jour-là aussi 3 morts des suites de leurs blessures.
Le 31 mars Le régiment revoit son encadrement pour y incorporer les renforts.
20h Le régiment quitte les abris du camp 152 et se rend à la maison forestière, à 1800 m au nord de Perthes-lès-Hurlus, pour relever deux bataillons du 83ème et un bataillon du 59ème.


Le 1er avril 2h La relève commence et se termine sans incident, le 3ème bataillon est à gauche, le 2ème bataillon est au centre et à droite se situe le 1er bataillon.
Le 2 avril, et le 3 avril Mis à part l'arrivée d'officiers, aucun changement.
Le 4 avril Une nouvelle répartition des secteurs, le 2ème bataillon est en première ligne avec le 3ème. Le 1er quant à lui est en réserve.
Le 5 avril 8h Le 1er bataillon relève le 3ème qui part en réserve.
Le 6 avril De 13h35 à 13h45 Pendant 10 minutes, l'ennemi bombarde nos tranchées de droite.
Le 7 avril Dans l'après-midi de nombreux bombardements visent les tranchées de droite.
20h30 Le génie prévient que les mineurs ennemis sont sous nos tranchées et préparent une mine.
Le 8 avril 4h15 Avec l'aide de l'infanterie qui donnera un camouflet à l'ennemi sur l'endroit menacé, leur opération est enrayée.
16h Le 2ème bataillon est relevé par le 3ème qui part au repos.
Le 9 et le 10 avril Pas de changement.
Le 11 avril 14h Le 2ème bataillon va relever le 1er dans le secteur de gauche, cette opération est accomplie sans incident.
Le 12 avril 22h Les Allemands font exploser une mine devant la 5ème compagnie et ils essaient une attaque immédiate.
Le 13 avril Rien de particulier à signaler.
Le 14 avril 7h Le 1er bataillon relève le 3ème dans le secteur de droite, qui se passe sans incident.
Vers 3h Le génie prévient qu'il est possible d'une attaque au nord qui serait appuyée par l'artillerie de 220, des dispositions sont prises en conséquence.
Le 15 avril Par une journée calme, c'est la visite du général Grosselli qui se déclare satisfait de l'état du secteur.
Le 16 avril Une journée aussi calme que la précédente, bien que dans la nuit de violents combats ont eu lieu. Les travaux de mine et de construction avaient depuis longtemps été préparés sur ces lignes, aussi bien par le génie français que le génie allemand.
La 32ème division donne l'ordre d'attaquer à 1h du matin la tranchée allemande après que le génie ait fait sauter le terrain. Mais c'est l'explosion allemande qui se produit la première.
19h30 Plusieurs mines allemandes font sauter le saillant français. L'ennemi avait pu s'avancer jusqu'à la première ligne, mais le 17 au matin, l'ennemi est chassé par des fougasses que le génie a fait sauter. (Une fougasse est une mine improvisée en creusant un trou dans lequel on place un explosif et que l'on bourre de pierres et de terre).
Il y eut 8 tués, 25 blessés, 35 disparus.
Le 18 avril L'ordre de la division est donné au 80ème de s'emparer de la tranchée allemande, qu'elle reliera de suite au régiment d'étrangers, pour supprimer le rentrant qui existe actuellement sur son front.
8h Le colonel donne l'ordre suivant :
« En vue de cette opération, le régiment sera réparti en 4 groupes principaux, qui seront, de la droite à la gauche :
1er groupe, dans la première tranchée, la 4ème compagnie et la 9ème en renfort.
2ème groupe, 11ème et 10ème compagnie dans la tranchée, la 12ème et le détachement du génie en troupe d'attaque.
3ème groupe, la 6ème compagnie et le 342ème dans la tranchée, la 5ème compagnie en renfort.
4ème groupe, la 2ème, 3ème et 7ème dans la tranchée, la 8ème en renfort.
La compagnie de mitrailleuse appuiera l'attaque avec deux sections à gauche.
4h Très précises, le génie fait sauter des mines, l'explosion est formidable avec des grosses gerbes de terre et beaucoup de fumée, suivie d'un déclenchement immédiat de tirs de 220 et de 75.
Les allemands sont surpris et mettent du temps à réagir.
4h30 Ils commencent à lancer des bombes et des grenades avec des tirs de mitrailleuses. Les nouveaux entonnoirs sont de véritables enfers où les victimes des bombes se multiplient. Les allemands sont des pionniers mordants et acharnés disposant en outre de matériel perfectionné.
Les pertes sont 41 tués 225 blessés
Le 19 avril 19h35 Les Allemands font sauter une mine devant la 5ème compagnie, (comme 8 jours au préalable) qui répare la tranchée rapidement. Le sous-lieutenant Morice, de la troisième compagnie est désigné comme instructeur de la classe 1910, il prend la route du dépôt de Narbonne. C’est pour lui la fin de la guerre
Le 20 avril Le drapeau du régiment est arboré au PC du colonel pour honorer le régiment qui vient de passer un mois de durs et glorieux combats. À défaut de musique militaire, un obus allemand de 75 vient le saluer. Pourtant il y avait une musique.


Le bombardement par obus et par bombes continue, une attaque d'infanterie allemande est arrêtée.
Les pertes sont de 4 tués et 34 blessés.
Le 21 avril
12h Le génie fait sauter une mine que l'on occupe aussitôt, et que l'on relie avec deux sapes à nos tranchées. Nos mitrailleuses ouvrent un feu intense pour simuler une attaque, l'ennemi procède à un bombardement intense, qui nous cause des pertes infimes, par contre notre artillerie ravage les renforts qui arrivent par ces boyaux.
À 11h30 L'alerte passée, le calme absolu est revenu dans l'après-midi et la nuit.
Le régiment compte 3 tués et 19 blessés.
Le 22 avril 3h15 Le génie fait exploser un fourneau tout proche des nouveaux entonnoirs qui est immédiatement occupé et relié à la première ligne.
Le sous-lieutenant Delpech du 143ème est affecté au 80ème pour y commander la compagnie de mitrailleuse.
(Fourneau : Sorte de cavité où l'on place les explosifs pour faire sauter des rochers, des sapes).
Ce jour-là il y eu 2 tués et 13 blessés.
Le 23 avril La journée est calme, avec des bombardements par intermittence, dont beaucoup du reste n'éclatent pas. Une bataille acharnée à coups de bombes et de grenades avec un appui par les canons de 220 et de 58.
Le régiment a 2 tués 10 blessés.
Le 24 avril Le 2ème bataillon réoccupe une partie notable des tranchées, il aménage des nouveaux entonnoirs sous les tirs des mitrailleuses.
On compte 4 tués et 12 blessés.
Le 25 avril 7h Le 3ème bataillon relève le 1er dans le secteur de gauche, un échange très actif de bombes de grenades sur le front, pas de tués mais 25 blessés.
Le 26 avril Une journée calme sous les bombes, un tué et 15 blessés.
Le 27 avril Dans un calme relatif, il y a un emploi abondant de miroirs périscopiques.
On dénombre néanmoins 4 tués, 11 blessés.
Le 28 avril Le 3ème bataillon relève le 2ème au secteur de droite, on note des bombes et des obus comme d'habitude, malgré tout 1 tué et 9 blessés.
Le 29 avril Les fusillades et les bombardements sont intenses. On ne compte que 4 blessés.
Le 30 avril 6h Le génie fait exploser une mine qui provoque un entonnoir de 30 m de diamètre et 8 m de profondeur.
Entre 6h et 8h Il est occupé par des groupes de la 10ème, 11ème et 12ème compagnie, mais une profusion de broutilles et de grenades lancées par l'ennemi rend la position intenable, il faut se contenter d'aménager l'accès à l'entonnoir. Deux abris y sont établis mais non occupés.
Cette journée nous coûtera 3 tués et 28 blessés.
Le 1ermai L’ennemi établit un créneau ayant une vue sur le nouvel entonnoir. Il est démoli par nos mitrailleuses, mais rétabli par la suite.
7h Le 1er bataillon est relevé par le 2ème. Dans la journée, il y eut 2 tués, 6 blessés.
Le 2 mai On organise la lèvre, suite du nouvel entonnoir, avec un camouflet allemand mais insignifiant contre ce même entonnoir.
On compte encore 2 tués et 10 blessés.
Le 3 mai Un camouflet violent est donné par l'ennemi qui nous coûte l'entonnoir, à 3h30 le sous-lieutenant Lochard est enseveli avec 4 soldats, on dénombre ce jour-là, 6 tués et 10 blessés. Il nous arrive du dépôt 325 hommes.
Sont cités à l'ordre de l'armée numéro 46 : le sous-lieutenant Capunas Léopold, le sous-lieutenant Prouzet Henri, l'aspirant Gouze Louis, l'adjudant Charreizan Louis, le sergent Bousquet Étienne, le sergent Barthez Thomas. Est cité à l'ordre de l'armée n° 49 le sous-lieutenant Capide Joseph.
Le 4 mai La journée a été calme, le 1er bataillon relève le 3ème sans incident au secteur de droite.
22h Le génie fait un camouflet avec une violente bataille de bombes autour de l'entonnoir nouveau dont nous occupons la lisière sud.
Il y a 2 tués et 11 blessés.
Le 5 mai C'est le calme absolu avec seulement 2 blessés.
Le 6 mai La journée tranquille.
À 18h30 Un obus allemand fait quelques dégâts, 2 tués 8 blessés.
Le 7 mai Une autre journée calme avec seulement 3 blessés.
Le 8 mai 3h01 Le génie fait sauter une grosse mine qui produit un nouvel entonnoir. Violente bataille de bombes et de grenades.
22h Une tentative d'attaque de l'ennemi est arrêtée net.
Il y a eu 4 tués et 23 blessés.
Le 9 mai 19h30 Les Allemands font sauter une mine produisant un nouvel entonnoir.
Encore 1 tué et 6 blessés.
Le 10 mai 6h30 Le 1er bataillon est relevé par le 2ème au secteur de droite.
17h Un nouveau camouflet des allemands à l'ouest avec aucun résultat.
19h Les Allemands font exploser une mine importante qui forme un nouvel entonnoir, ce qui veut dire une attaque qui est arrêtée par les mitrailleuses, s'ensuit une longue violente bataille de grenades avec 1 tué, 30 blessés.
Le 11 mai Explosion sans résultat d’un camouflet allemand, il y a 1 tué et 13 blessés.
Le 12 mai 18h40, Un autre camouflet allemand à l'ouest faisant 1 tué et 12 blessés.
Le 13 mai 6h30 Le 1er bataillon relève le 3ème au secteur de gauche, sans incident notoire.
On constate dans la journée 2 tués et 12 blessés.
Le 14 mai 6h30 Le 3ème bataillon du 15ème régiment d'infanterie relève dans le secteur de droite le 2ème bataillon.
Il y a 1 tué et 7 blessés.
Le 15 mai La journée est calme, seulement 5 blessés.
Le 16 mai Violente bataille de bombes faisant 14 blessés.
Le 17 mai 6h30 Le 3ème bataillon relève le 1er, sans incident.
5h Bombardements allemands contre notre poste d'écoute, il y a deux ensevelis, l'un est tué l'autre est dégagé indemne, avec 2 blessés en plus.
Le 18 mai 6h30 Le 2ème bataillon relève le 3ème bataillon du 15ème.
Les pertes sont de 1 tué et 15 blessés.
Le 19 mai Une journée calme avec 6 blessés.
Le 20 mai 6h50 Un violent camouflet allemand dirigé contre la perforatrice du génie dans le petit entonnoir, il y a 3 tués et 11 blessés.
Le 21 mai 6h30 Relève du 3ème bataillon par le 1er au secteur de gauche. On ne déplore aucun incident.
8h Un camouflet allemand très violent avec un nouvel entonnoir, nous avons 2 tués et 7 blessés.
Le 22 mai 6h30 Le 3ème bataillon du 15ème régiment relève notre 2ème bataillon.
Le 1er bataillon a 1 blessé, le 2ème bataillon a 9 blessés, le 3ème bataillon à 1 tué et 7 blessés.
Le 23 mai Encore une journée calme.
12h01 Une salve est tirée pour saluer l'entrée en scène de l'Italie, il y a 3 blessés.
Le 24 mai Préparatifs de départ pour Somme Suippes où vont le 1er et le 2ème bataillon, le 3ème bataillon restant sur place.
Le 25 mai 6h30 Le 1er bataillon quitte le secteur et laisse sa place à un bataillon du 248ème de la 60ème division d'infanterie et de la 6ème brigade, il y a 5 blessés.
Le 26 mai Situation inchangée.
Le 27 mai La situation du régiment est la suivante :
Le 1er bataillon a mi repos à Somme Suippes.
Le 2ème bataillon relève à 20h un bataillon du 143ème.
Le 3ème bataillon est en 1ère ligne.
Le 28 mai La situation est calme, le 1er bataillon relève à 21h le 3ème. Une partie du 3ème bataillon (3 compagnies) stationnent à Cabane et Puits, et une compagnie aux Hurlus.
Le 29 mai Mise à part la nuit, la journée sera calme.
Un journal « la gazette des Ardennes » est jeté par un avion allemand dans nos lignes.
Le 30 mai La journée a été calme.
Le 31 mai C’est le calme dans tout le secteur
21h30 Le 1er bataillon relève le 2ème.
Le 1er juin Les bataillons sont sous les ordres du lieutenant-colonel Blavier commandant le 342ème régiment d'infanterie.
Le colonel Emery a pris depuis le 26 mai le commandement de la 63ème brigade.
Le 3 juin Les 2ème et 3ème compagnies relèvent les 1ère et 4ème.
Le 4 juin 21h30 Le 3ème bataillon est relevé par le 2ème.
Le 7 juin La 1ère compagnie, la 3ème et la 4ème partent en réserve.
Le 8 juin C'est le 3ème bataillon qui relève le 2ème.
Le 9 juin La journée est consacrée à une reconnaissance du secteur opérationnel affecté au 80ème régiment sur le terrain des opérations. Le secteur opérationnel est limité côté ouest par une ligne à 150 m environ de la sape, à l'est par l’intersection du boyau 9 avec la tranchée de première ligne.
Liaison latérale à l'ouest avec la 60ème division d'infanterie et à l'est avec le 342ème régiment d'infanterie.
Le 10 juin Le colonel prend pendant la nuit le commandement du secteur opérationnel. Le 3ème bataillon et une compagnie du 109ème régiment territorial occupent le sous-secteur remplaçant un bataillon du 53ème.
Le 11 juin Dans la nuit du 11 au 12, le 2ème bataillon et la 7ème compagnie du 109ème régiment territorial relèvent un bataillon du 53ème et deux compagnies du 342ème.
La compagnie des mitrailleuses du régiment et deux sections de la compagnie de mitrailleuses de la 63ème brigade prennent position dans le secteur.
Les bataillons sont six jours en ligne et trois jours en mi repos.
Les compagnies territoriales sont quatre jours en ligne et quatre jours un repos.
Le 12 juin La journée est calme, le 1er bataillon est réuni au complet dans le camp 152.
Le camp 152 est le camp actuel de Suippes.
Le 13 juin L'ennemi nous bombarde avec des bombes et des fléchettes dans tout le secteur opérationnel.
Les bataillons en première ligne luttent avantageusement avec les lance bombes Cellerier et les canons de 58.

Le lance bombe Cellerier

Le lance bombe Cellerier


Le 14 juin La journée et la nuit relativement calme.
20h Le 1er bataillon relève le 3ème.
Le 15 juin Les combats habituels à l'aide de bombes et de grenades.
20h Les 6ème et 8ème compagnies de la 9ème territoriale relèvent la 5ème et 7ème compagnie.
La 6ème compagnie par un travail opiniâtre parvient à organiser solidement des postes d'écoute sur les lèvres sud des entonnoirs 67, 68, 69, à l'est et à proximité de la route Perthes Tahure.
Le 16 juin Les combats sont intermittents à l'aide de bombes et de grenades sur les points rapprochés de la ligne. Une liaison étroite avec le troisième groupe du 3ème régiment d'artillerie de campagne contribue à faire cesser momentanément le tir des lance-bombes ennemis.
Le 17 juin 20h La situation est calme, le 3ème bataillon relève le 2ème.
Le 18 juin Une lutte intermittente sur tout le front avec des bombes et des grenades.
Le 19 juin La lutte par bombardement est particulièrement intense dans le bois 4. Le tir de 75 appuie les bombardiers et oblige l'ennemi à abandonner la lutte.
Le 20 juin 8hL'artillerie lourde allemande bombarde le saillant V.
9h La même artillerie bombarde la sape J et la cote 200, il n'y a que des dégâts matériels. Une mitrailleuse est installée près du PC du colonel pour tirer sur les avions.
20h Le 2ème bataillon relève le 1er.
Le 21 juin Des bombardements intermittents, sur les saillants V et G et le bois 4, par bombes et grenades fléchettes par lesquelles notre artillerie répond énergiquement.
Le 22 juin La 9ème compagnie attaque avec l’aide de bombes. Un poste d'écoute allemand s’établit à proximité de nos lignes, dans l'un des entonnoirs du bois 4, et parvient à le détruire.
À 11h et à 14h L'ennemi bombarde violemment le bois 4 avec des lance-bombes moyens, il projette des obus d’un diamètre de 20 cm environ.
Le 23 juin La journée et la nuit sont relativement calmes.
Cependant la 12ème compagnie parvient à relayer par une sape les postes d'écoute des entonnoirs 67, 68, 69. Les travaux pour l'organisation d'un débarcadère dans les ruines de Perthes sont commencés. Les matériaux et munitions nécessaires au secteur P sont portés par voiture au PC du chef de bataillon.
20h Le 1er bataillon relève le 3ème.
Le 24 juin La matinée est calme.
12h15 Les Allemands font exploser, à l'est et près de la route de Perthes Tahure, une mine qui forme un entonnoir d'une longueur de 50 à 60 m et d'une largeur de 30 à 40 m sur une profondeur de 10 à 12 m.
La tranchée de première ligne et les postes d'écoute sont détruits, un sous-officier et 10 hommes sont ensevelis sous les éboulements. L'ennemi n'attaque pas, mais lance en abondance des grenades fléchettes.
18h Nous nous occupons trois postes d'écoute sur la lèvre sud, pendant la nuit l'ennemi installe trois créneaux accolés sur la lèvre nord.
Le 25 juin La journée et la nuit ont été calmes, ce qui permet une reconnaissance détaillée des lignes de soutien et de repli.
Le 26 juin Un groupe du 3ème régiment d'artillerie de campagne exécute le tir pour démolir les ouvrages ennemis dits P16 et 207. Ce tir a paru très efficace.
Le 3ème bataillon remplace le 2ème.
Le 27 juin 4h Fort camouflet français au bois 4.
5h L'artillerie lourde de 220 exécute le tir sur un ouvrage allemand situé au sud-ouest du bois 5. Très efficace, plusieurs obus tombent dans l'ouvrage est de la tranchée ennemie.
6h30 Nous occupons la lèvre sud de l'entonnoir. L'ennemi installe un poste d'écoute sur la lèvre nord.
Le 28 juin Sans changement, la 2ème compagnie du 111ème régiment territorial est affectée au secteur opérationnel pour l'exécution de travaux de défense.
Le 29 juin Rien à signaler.
Le 30 juin 17h50 Des bombardements sur la sape 4 et sur la sape de Perthes les Hurlus.
23h15 Le commandant du 2ème bataillon annonce une relève ennemie dans le secteur du bois 4, des tirs de 75 sur la côte 188 et le bois 207.
Le 1er juillet 7h Tirs par canon revolver des boyaux L et N.
De 10h 50 à 11h 30 Nous subissons des violents bombardements qui nous arrivent du saillant du bois 4. L'intervention des canons de 220 et de 75 contribue à réduire au silence les lance-bombes ennemis.
19h15 Des bombardements violents de sapes.

Le revolver canon et soldats allemands.

Le revolver canon et soldats allemands.


Le 2 juillet 2h10 Des explosions à l'est de la route de Tahure, deux mines allemandes dont les éboulements détruisent nos tranchées de 1ère ligne, sur une longueur d'environ 80m.
Par son action énergique et un travail opiniâtre la 7ème compagnie empêche momentanément l'ennemi d'occuper les lèvres nord des deux entonnoirs formés par l’explosion et elle parvient à organiser les lèvres sud.
20h30 Le 1er bataillon relève le 3ème.
Le 3 juillet Des bombardements assez violents dans tout le secteur opérationnel.
Le 4 juillet La journée fut calme, malgré une vive fusillade à 23h15.
Le 5 juillet 4h Un camouflet français au saillant du bois 4, qui démolit la tranchée de première ligne ennemie sur une longueur d'environ 10 m.
17h Nous subissons des bombardements assez violents, l'intervention du canon de 75 contribue à faire cesser momentanément les lance-bombes ennemis
21h30 Le 3ème bataillon remplace le second.
Le 6 juillet 2h20 L’explosion d'un camouflet français au saillant V.
De 13 à 14h Ils ripostent par des bombardements violents au secteur P, une torpille de 90 kg ébrèche la tranchée de tir sur une longueur de 6 m.
Le 7 juillet Une journée et une nuit relativement calme.
Le 8 juillet de 4h à 5h Des bombardements assez violents par des 105 et 77.
5h30 Une torpille de 90 kg est tombée au bois 4.
Le 1er bataillon est relevé par le 2ème.
Le 9 juillet Une journée relativement calme.
17h30 Des bombardements violents arrivent sur le bois 4.
18h15 Des bombardements violents au saillant V par des bombes de 105 et des 77, une riposte énergique de notre 75 et de nos mortiers Cellerier.
Le 10 juillet Des bombardements intermittents dans tout le secteur, l'intervention du 75, font taire à plusieurs reprises les lance-bombes ennemis.
De 16h à 18h Des bombardements violents au secteur P, nous subissons des dégâts matériels importants.
À 20h15 Une vive fusillade allemande sur tout le front, quelques coups de 75.
21h15 Le calme est rétabli.
Le 11 juillet 1h30 Explosion de deux mines françaises au bois 4, suivi d'un combat local par bombes et grenades.
18h Le soir des postes d'écoute sont installés sur les lèvres sud des entonnoirs ; la nuit, l'ennemi rétablit les tranchées atteintes par les lèvres nord.
20h30 Le 3ème bataillon est relevé dans le secteur P par le 1er, une bombe moyenne est tombée dans la ligne de soutien au moment de la relève un adjudant et trois hommes furent tués.
Le 12 juillet Malgré un bombardement par 105 et 77 aux boyaux H et J, la journée fut assez calme.
15h Quelques bombardements au saillant V.
Le 13 juillet de 1h30 à 3h Des bombardements au saillant V.
Le 14 juillet Jour de fête nationale.
À partir de 0h10 Explosions successives de trois mines françaises. Au trapèze du bois 4 et à l'enclave 13.
0h45 La mine du bois 4 explose produisant un entonnoir de 25 à 30 m de diamètre. Un combat local s'engage par bombes et grenades
10h30 échange de quelques coups de canon et combats intermittents par bombes jusqu'au soir.
18h Nous installons un créneau donnant des vues sur l'intérieur de l'entonnoir, à partir
20h30 Le 3ème bataillon remplace le 2ème.
Le 15 juillet
À 5h30 L'ennemi dirige un bombardement intense par bombes 105 et 77, sur les factions occupant de saillant du bois 4. Les unités de soutien sont portées en 1ère ligne pour éviter les effets des obus tombant sur leur position. Des dégâts sur le matériel sont considérables.
De 16h 30 à 18h Nouveaux bombardements au saillant du bois 4. Le tir de 75 a fait cesser à plusieurs reprises les tirs de lance-bombes.
Le 16 juillet Une journée et une nuit calmes.
Le 17 juillet La journée fut calme.
Après la relève de 19h, quelques bombardements par canon 77 vers la maison forestière.
Le 18 juillet Un bombardement habituel, de même que la riposte par des mortiers Cellerier qui démolit un poste d’écoute allemand.
Le 19 juillet
2h30 Il y a une vive fusillade de l’ennemi, suivie d'une explosion d'une mine dans l'enclave 13. Des bombardements dans tout le secteur, mais plus violent au bois 4 et au saillant V, nous ripostons énergiquement par des canons de 75 et des mortiers de tranchées.
20h30 Nous faisons exploser une mine, il s'en suivra une fusillade ennemie de courte durée.
Le 20 juillet La nuit fut calme, puis il s'en suivra des violents bombardements au saillant V, au bois 4 et sur tout le front. Nos mortiers Cellerier montrent une grande activité, les sacs des tranchées ennemies sont démolis aux entonnoirs de la route de Tahure et au bois 4.
À 20h30 Le 1er bataillon remplace le 3ème.
Le 21 juillet Nous subissons des bombardements habituels, par contre nous pilonnons les tranchées ennemies avec nos mortiers Cellerier.
10h15 Une mine française au bois 4, l'ennemi réplique par des bombes mais pas de fusillade.
14h Un créneau installé sur la lèvre sud-ouest nous donne des vues sur l'intérieur.
Le 22 juillet
Dans une journée disons calme, nos mortiers attaquent les tranchées allemandes, la riposte est faible.
Le 23 juillet
La nuit avait été calme.
De 3h à 3h20 Les Allemands font exploser de fortes mines qui engloutissent nos deux premières lignes créant des dégâts matériels considérables.
Un officier et 36 hommes de la 1ère compagnie sont ensevelis au bois 4, et 96 hommes des 3ème, 5ème et 7ème compagnies sont ensevelies sous les éboulements. L'ennemi, aussitôt après l'explosion, essaie d'occuper le terrain. Intervention de notre artillerie et des obusiers de tranchées avec des fractions de renforts. Un tir d'artillerie est demandé, avec en premier un tir long, mais la brume produite par une pluie fine gêne l'observation des points d'éclatement.
5h25 Le tir de 75 est parfaitement réglé qui oblige l'ennemi, travaillant dans le bois 4, de se retirer précipitamment abandonnant sur place des outils, des sacs à terre et des grenades
6h Le calme est rétabli malgré quelques coups de fusils isolés.
9h30 Une compagnie du 152ème arrive en renfort de même qu’un détachement du génie, soit 100 hommes qui commencent les travaux d'organisation des entonnoirs qui dureront toute la journée du 24.
Le 25 juillet Nous avons 11 postes d'écoute, à 5h du matin l'ennemi bombarde, il n’y a que des dégâts matériels seulement.
10h, 12h 30, et 13h 15 Nos mortiers de tranchées et les canons de 56 tirent sur l'ennemi, détruisent cinq postes d'écoute.
18h15 Explosion d'une mine française à l'est de la route de Tahure.
Le 26 juillet La nuit a été calme, nos mortiers de tranchées montrent une grande activité.
De 10h à 11h30 L'artillerie allemande bombarde la côte 200.
Le 27 juillet Journée identique à la précédente.
Le 28 juillet de 10h 15 à 11h 15 et de 15h à 19h Tir de l'artillerie allemande.
Le colonel, rentré de permission, prend le commandement du régiment.
Le 29 juillet 3h25 Explosion d'une mine allemande au saillant V pas de perte mais des dégâts matériels considérables. Aussitôt l'explosion l'artillerie ennemie bombarde violemment le secteur 0 et le village de Perthes.
Le 30, 31 juillet puis les 1er, 2, 3, 4, 5, 6, 7 août Des bombardements habituels des deux côtés, dans la journée du 7 de gros dégâts matériels.
Suite aux bombardements, un nouveau dispositif d'occupation du secteur opérationnel : trois compagnies en première ligne, une compagnie de renfort, une compagnie en réserve du régiment. Dans chaque compagnie en 1ère ligne, deux sections sont ajoutées.
Le 8 août Des bombardements ennemis sur tout le front, des ripostes énergiques par le canon 75 dont le tir à plusieurs reprises fait cesser le bombardement ennemi.
15h Des tirs de 220 sur un ouvrage ennemi qui est en partie détruit.
16h Les Allemands bombardent par des canons de 105 du bois 4.
Les 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 17 août Aucun changement dans les journées et les nuits, des bombardements incessants.
Le 18 août 22h Après avoir été relevé, le 2èmebataillon fait étape sur la Croix en Champagne, le 1er bataillon s’arrête à Somme Brionne.
Le colonel et les chefs de bataillons restent 24 heures auprès de leurs successeurs pour leur passer les consignes.
Le 19 août C'est le 3ème bataillon et la compagnie de mitrailleuse qui quittent leurs positions pour Somme Brionne, le 2ème bataillon reprend sa marche pour atteindre Dampierre le Château.
17h Le colonel et les commandants des trois bataillons rejoignent leurs hommes à Somme Brionne.
Le 20 août 7h Les troupes cantonnées à Somme Brionne partent pour Dampierre le château.
20h Le régiment tout entier avec son état-major est cantonné dans ce village.
Les 21, 22, 23, 24, 25 août La situation de cantonnement est inchangée. Le régiment en profite pour construire un stand pour les grenadiers dont les exercices ont commencé par le 3ème bataillon.
Le 26 août 11h30 Le régiment est inspecté par le général De Castelnaud commandant le groupe des armées du centre.
Le 27 et 28 août Lancements de grenades pour tous les bataillons.
9h Le régiment quitte le cantonnement de Dampierre le Château pour la Neuville au Pont, distance approximative, 16 km.
11h45 Arrivée au cantonnement.
Le régiment entre dans la composition du premier CAC, pour l'exécution de travaux entre la route, Vienne la ville, Berzieux et la Tourbe.
Le 29 août Reconnaissance du terrain par le colonel, les chefs de bataillon et les commandants de compagnie, où les travaux doivent être exécutés.
20h Les travaux commencent.
Le 30 août de 14h45 à 15h30 L'ennemi bombarde le village de la Neuville au pont.
À 15h et 17h Un incendie s'est déclaré à proximité de l’Aisne, les fractions de jour le combattent et parviennent à l'éteindre avant la nuit.
Le 31 août de 18h à 18h45 L'ennemi bombarde notre cantonnement.
Les 1er, 2, 3 septembre Sans aucun changement.
Le 4 septembre de 16h à 16h40 Des bombardements ennemis à la Neuville au pont, les obus tombent aux environs de la gare, deux femmes sont tuées, pas de perte au régiment.
Les 5, 6, 7 septembre Aucun changement.
Le 8 septembre Etape de la Neuville au pont pour se rendre à Dommartin sur Yèvre (aujourd’hui Dommartin Varimont).
À 5h Le départ s'effectue après un long repos à Daucourt.
L'arrivée au cantonnement vers 18h30.
Les 9, 10, 11, 12, 13, 14 septembre Travaux de propreté dans des unités, suivis d'une instruction et entraînement des unités.
Le 15 septembre de 5h45 à 14h Le régiment fait des manœuvres et une étude de l'approche pour les attaques, l’assaut, la poursuite, et la construction de passerelles.
Les 16, 17, 18 et 19 septembre L'instruction et l’entraînement continuent, suivis d'une projection de clichés photographiques pris par un avion.
Le 20 septembre Marche d'entraînement par bataillon, causerie faite par le chef de corps aux officiers du régiment sur la situation générale des belligérants.
Le 21 septembre Manœuvre de la 32ème division, l'axe fixé pour la 63ème brigade est Dommartin sur Yèvre, les cotes 180 et 207, étude d'approche et d'attaque.
Le 22 septembre Pas de changement.
Le 23 septembre Le régiment quitte Dommartin sur Yèvre pour se rendre à Gizaucourt où ils bivouaquent vers 23h.
Le 24 septembre 19h Le régiment part de Gizaucourt et va bivouaquer dans la vallée de la Brionne entre Hans et Courtémont.
Le 25 septembre à 7h30 Départ pour se rendre :
Le 1erbataillon dans le boyau D4
Le 2ème bataillon dans le boyau D6 derrière la 64ème brigade au sud de la cote 180. Vers lequel le régiment se dirige.
Le 26 septembre Le régiment est en réserve du corps d'armée, la 2ème compagnie est en première ligne à la cote 191, (mains de Massiges), une compagnie aux abris de Massiges, une compagnie à Virginy.
A peine arrivés sur les positions, les bataillons reçoivent le contre-ordre et rentrent à la cote 180 à 1h du matin.
Le 27 septembre Pas de changement.
Le 28 septembre 5h Le régiment quitte le promontoire à cause d'une alerte et va s'installer :
Le 2ème bataillon au bois en demi-lune,
Le 3ème bataillon sur les pentes sud et sud-est de l'index Mains de Massiges,
Le 1er bataillon sur les pentes sud du bois triangulaire.
Le régiment fait son mouvement par le vallon du ruisseau de l'étang, en contournant le promontoire.
Ce jour-là, son frère Laurent secrétaire à l’état-major de la division a été blessé dans le même secteur à la “Main de Massiges“


Le 29 septembre Le 1er bataillon et un peloton de la compagnie de mitrailleuses R, sont mis à la disposition de la 64ème brigade. Ces éléments sont alliés avec : à gauche la 77èmebrigade qui attaque « l'ouvrage de la défaite », et à droite avec le 15ème régiment d'infanterie. Les objectifs sont d'attaquer le bois du Marteau dans la matinée du 30 septembre.
Le 30 septembre Le 1er bataillon et deux sections de mitrailleuses vont prendre leurs fonctions dans la nuit, dans des tranchées occupées par le 15ème régiment d'infanterie, face au bois du marteau.
3h Ils sont en position. Le dispositif pour l'attaque est constitué par trois vagues successives placées dans l'axe de l'attaque à environ 100 m de distance, à 150 m environ de la dernière vague.
4h45 Le 2ème bataillon de chasseurs à pied situé à gauche, part à l'assaut et déclenche le feu des mitrailleuses ennemies.
Le bataillon du 80ème régiment est accueilli dès son départ par le feu intense de l'ennemi, mais il n'hésite pas à se lancer en avant.
En quelques minutes, les tranchées allemandes, comprises entre la pointe ouest du bois Chauson et 50 à 60 m à l'ouest du méridien coupant le bois du Marteau, furent enlevées sous un feu violent de mitrailleuses et de mousqueterie.
La 1ère à l'est de l'angle formé par la route de Mons de champagne et la lisière du bois chausson.
La 2ème au nord-ouest dans un ouvrage situé sur la lisière du bois du marteau au pont de rencontre avec le boyau d’Ukermark.
La 3ème à l'ouest dans un emplacement non déterminé.
Un nombre considérable de cadres et d'hommes furent atteints. Cependant l'attaque pénétra au-delà des lisières sud du bois Marteau, sur une profondeur de 50 à 100 m. Sous le commandement du sous-lieutenant Jules de la 1ère compagnie, elle parvient même à hauteur de l'accord nord-ouest. En butte à une violente fusillade et au bombardement par grenade, le sous-lieutenant Jules se retira la cuisse traversée par une balle, laissant sur le terrain à peu près tous les éléments qu'il avait avec lui.
Les compagnies, malgré les pertes effroyables subies, réussirent à se maintenir dans les tranchées conquises. La contre-attaque allemande très violente qui suivit nous enleva le terrain gagné. De très rares éléments de nos compagnies réussirent à regagner la tranchée de départ.
À gauche, le bataillon de chasseurs à pied s'étant rabattu vers l'ouest dans sa progression en avant, il en résulta un vide entre les chasseurs et le bataillon du 80ème. Le bataillon décimé, avait perdu sur un effectif de 680 hommes, 15 officiers tués, blessés ou disparus et 451 soldats.
Le soir le lieutenant Pascarel commandant la 3ème compagnie, réfugié dans un trou d’obus avec 5 hommes dont 2 blessés, réussit à rentrer dans nos lignes. Dans la nuit du 30, le 3ème bataillon est relevé en première ligne par le 1er bataillon.
Le 1er octobre Fut une journée relativement calme.
Le 1er bataillon au ravin du Marson se reforme en recevant un renfort de 146 hommes.
Le PC du colonel est installé dans l'abri allemand du boyau de Molkte au bois de l'Arc occupé précédemment par le PC du 15ème d’infanterie.
Les 2, 3, 4, 5 octobre Des bombardements habituels par les batteries allemandes.
13hLe colonel convoque au PC du bois de l'Arc, les chefs de bataillon et les commandants de compagnie de mitrailleuses pour leur communiquer le détail des ordres d'attaque du bois Marteau, attaque prévue pour le 6 octobre.
Les 2ème et 3ème bataillons attaqueront par vagues successives.
Le 1er bataillon restera en réserve.
C'est la neuvième fois qu’ils attaqueront l'ouvrage de la défaite en liaison avec à sa droite, le 143ème qui lui attaquera la chenille, tout le monde devrait être en place à 4h du matin.
Le 6 octobre Prise des dispositions pour l'attaque du bois Marteau :
Le 2ème bataillon aura pour objectif la partie à l’est du bois Marteau, par quatre vagues successives.
Le 3ème bataillon ayant pour objectif la lisière nord du bois Marteau, lui aussi par vagues successives.
L'attaque est fixée à 5h20. Toutes les unités devront lancer l'assaut à la même heure. Notre artillerie a exécuté toute la nuit des tirs sur les ouvrages ennemis.
Les Allemands ouvrent un feu intense de mousqueterie et des mitrailleuses. Malgré la fusillade nourrie qui crépite, le 3ème bataillon s'élance à l'assaut, quelques secondes après le 2ème bataillon se porte aussi en avant dans les mêmes conditions.
La deuxième vague suit la première à un très faible intervalle. Il est impossible de distinguer les troupes d'assaut noyées dans le brouillard et la demi-obscurité.
Les deux vagues ont été arrêtées par des pertes importantes causées par les mitrailleuses, l'arrêt est aussi motivé par les fils de fer ennemis que l'artillerie n'a pas pu détruire, sans pouvoir les atteindre dans leur position, les tranchées arc ennemies n'ont pas été détruites pour la même raison.
En quelques secondes, tous les commandants des compagnies d'attaque sont tués ou blessés, les chefs de section ont subi le même sort.
Les éléments avancés travaillent en creusant une tranchée, tandis que les pionniers amorcent les boyaux de communication reliant la tranchée de départ aux positions occupées.
À gauche, l'ouvrage de la défaite a été enlevé par les zouaves qui l'abandonnent quelque temps après.
Notre artillerie tire de nouveau sur les ouvrages ennemis qui nous bombardent à leur tour.
Les communications avec les lignes avancées sont très difficiles, les agents de liaison envoyés pour prendre des renseignements sont presque tous tués ou blessés.
À droite le 143ème a été arrêté dans son attaque dans les mêmes conditions que nous. Cependant à l'ouest les zouaves réussissent à nouveau à reprendre l'ouvrage de la défaite. Une nouvelle attaque dans d'autres conditions est à faire contre le bois Marteau.
Le général de brigade vient au PC du colonel pour déterminer les conditions d'un tir que l'artillerie effectue, mais pour les mêmes raisons que la veille cela s'est avéré inefficace. Les tranchées ennemies sont établies en contre pente et sont donc invulnérables.
15h30 Le 1er bataillon attaque à nouveau le bois Marteau, ils sont protégés à gauche par les zouaves et appuyés à droite par les 2ème et 3ème bataillons.
Vers 14h30 Les zouaves en lutte à une contre-attaque, abandonnent la position, le reflux en désordre vers leurs lignes que certains fuyards mêmes dépassent. Nos troupes placées en avant de la tranchée de départ rentrent dans nos lignes. La contre-attaque est conjurée, mais le recul des zouaves annule l'attaque prévue.
Dans la nuit tous les éléments avancés rentrent dans notre tranchée de départ qui constitue la première ligne.
Le 7 octobre Occupation des secteurs dans les mêmes conditions.
Le 8 octobre Aucun changement, le colonel est blessé grièvement à son PC, par un obus à gaz asphyxiants qui tua en même temps un sapeur et intoxiquèrent le sous-lieutenant Gauthier.
Le colonel Émery est évacué dans la soirée, le sous-lieutenant le sera seulement le lendemain. Le chef du troisième bataillon Vinçon, prend le commandement du régiment et transporte le PC au promontoire.
Durant toute la journée nous recevons des obus de tous calibres dont plusieurs à gaz asphyxiants, suffoquants, lacrymogènes.
Le 9 octobre Même situation que la veille le commandement du régiment comme celui du secteur est assuré par le colonel du 15ème.
Le 10 octobre Le lieutenant Delpech est appelé par le chef de corps pour remplir les fonctions d'officier adjoint au colonel.
Dans la nuit le régiment est relevé par les cavaliers et il va en réserve au promontoire.
Le 11 octobre Le régiment passe en réserve de brigade au promontoire. Dans la nuit, après le passage de 342ème, le régiment se porte en réserve de division au ravin des Pins au sud-ouest de Miraucourt.
Le 12 octobre Travail de réorganisation.
Le 13 octobre Réception d’un renfort de 200 hommes.
Le 14 octobre Reconnaissance du secteur occupé par le 342ème régiment que nous devons relever dans la nuit.
Le 15 octobre Le secteur occupé : limité à gauche à 80 m à l'ouest du bois de Molkte, en liaison avec les cavaliers, limité à droite au nord du mont Têtu en liaison avec les coloniaux. Le 2ème bataillon est en première ligne. Le 1er bataillon est en réserve. Le secteur demande à être fortement organisé.
Les 16 et 17 octobre Continuation des travaux d'organisation du secteur malgré les bombardements habituels.
Le 18 octobre Après la relève le régiment va cantonner à Dommartin sur Hans.
Le 19 octobre Le régiment au complet fait mouvement sur la croix en Champagne, le départ est fixé à 7h.
Le 20 octobre Pas de changement.
Le 21 octobre Les bataillons sont à la disposition de leurs chefs pour l'exercice, qui envoient le programme au bureau du colonel.
Le 22 octobre Le régiment reçoit des renforts : 140 hommes et trois officiers, il continue les exercices sous la direction du chef de bataillon.
Le régiment est dans un état sanitaire médiocre, beaucoup d'évacuation pour courbatures fébriles, ce qui fait l'objet d'un rapport au commandant.
Les 23 et 24 octobre Sans changement.
Le 25 octobre
La 9ème compagnie est détachée au camp Joffre qui est à 1 km 200 au sud de la Croix de champagne, pour y garder 174 prisonniers allemands.
Les 26 et 27 octobre Sans changement.
Le 28 octobre 10h Départ du régiment pour se porter en réserve au sud-ouest du bois des liaisons, à 2 km à l'ouest de Hurlus. Le chemin est très glissant et devient très pénible.
Le 29 octobre
Une reconnaissance est organisée, par les chefs de bataillon et les commandants de compagnie, du secteur à occuper vers la butte de Tahure. Arrivée du lieutenant-colonel Plandé qui prend le commandement du régiment.
Le 30 octobre
3h 30 Le régiment part relever le 15ème régiment d'infanterie, relève qui s’avère longue et difficile, chacun prend sa position dans un secteur qui manque d'organisation, des tranchées insuffisamment profondes, avec peu ou pas de défense, d'accessoires, des boyaux de communication en nombres suffisant et pour les existants peu profonds, un manque de lance-bombes.
Nous sommes bombardés depuis 5h qui augmente considérablement vers 10h, une grande partie des obus sont à gaz asphyxiants. Notre artillerie donne l'impression de répondre faiblement. Beaucoup d'hommes intoxiqués arrivent au poste de secours.
15h30 L'attaque ennemie se déclenche, elle a droit à une faible résistance, par suite de la destruction de toutes les mitrailleuses de première ligne et de l'action très nocive des gaz sur le personnel.
L'attaque se produit simultanément à l'est et à l'ouest, l'ennemi s'infiltre entre le 1er et le 2ème bataillon. La 11ème compagnie à demi asphyxiée a été faite prisonnière. La 10ème compagnie s'efface au fond nord et lutte pied à pied, et cherche le repli.
Nous n'avons aucune nouvelle depuis 12h du 1er bataillon et pensons que probablement un grand nombre d'hommes ont été fait prisonnier. Le 2ème bataillon à droite a résisté, bien que les 6ème et 7ème compagnies ont été culbutées, alors que la 8ème compagnie sous le commandement du chef de bataillon n'a pu intervenir efficacement, aveuglée par la fumée et intoxiquée par les gaz. Le 143ème renforcé par le 96ème rétablissent la ligne.
Le 31 octobre Une contre-attaque a lieu le matin qui nous permet de rentrer dans le ravin 149. Le 80ème n'a plus que quelques éléments épars aux ailes.
Le 1er novembre La situation reste inchangée un calme relatif. L'ennemi n’attaque plus et se contente de bombarder. Le régiment reçoit l'ordre de se rassembler et de se regrouper à Cabane et Puits.
Le mouvement se fait dans la nuit du 1er au 2 novembre.
Le 2 novembre Regroupement des éléments et remise en ordre des compagnies.
Le 3 novembre Une revue du général commandant le 6ème corps d'armée.
Le général interroge les rescapés sur les affaires de Tahure et donne l'ordre de grouper provisoirement tous les éléments du corps en 6 compagnies (au lieu de 12).
19h Départ du régiment pour Saint Rémy sur Bussy. Installation du cantonnement, organisation du régiment, établissement des états de pertes.
Le 4 novembre Organisation du régiment.
Le 5 novembre 10h Le régiment se porte à Tilloy.
Organisation de l'instruction : tous les jours deux séances, le matin de la théorie et une pratique courante, le soir une séance théorique de 12h30 à 13h30 puis une séance pratique plus longue. Le dimanche sera consacré au repos.
Le 6 novembre Comme la veille.
Le 7 novembre Nous recevons 600 hommes de renfort du centre d'instruction, 200 hommes du 143ème, 200 hommes du 99ème, 200 hommes du 116ème. Avec en plus 43 gradés caporaux et sergents, soit un total de 1200 soldats.
Le 8 novembre 11h30 Départ pour Courtisols mais arrêt à Saint Julien.
Le 9 novembre En stationnement à Saint Julien la répartition du temps pour les exercices sont : le matin de 8h à 9h30 et le soir de 13h30 à 15h30.
Nous réceptionnons un renfort de 53 hommes.
Le 10 novembre Aucun changement nous reconstituons le régiment en 6 compagnies :
Le 1er bataillon du capitaine Maillet comprend la 1ère et 4ème compagnie.
Le 3ème bataillon du commandant Vinçon avec la 9ème et 10ème compagnie.
Le 12 novembre Exercice des compagnies. Six sous-lieutenants arrivent au régiment.
Le 13 novembre Constitution d'un peloton d’instruction : avec le sous-lieutenant Brisgand et d'un peloton d'élèves caporaux, le sous-lieutenant la Couture est chargé de l'organisation des bains-douches, nous réceptionnons ce jour-là cinq officiers.
Le 14 novembre Aucun changement.
Le 15 novembre Une prise d'armes pour la remise de la croix d'officier de la Légion d'honneur au lieutenant-colonel Blavies commandant le 342ème.
Le 16 novembre Aucun changement nous réceptionnons deux officiers et 50 hommes.
Le 17 novembre Manœuvre des bataillons.
Le 18 novembre Théorie sur les gaz asphyxiants.
Le 19 novembre Reconstitution des pelotons de pionnier et des équipes téléphoniques par voie de mutation.
Nous réceptionnons 3 sous-officiers, 3 officiers mais aussi 200 soldats.
Le 20 novembre Aucun changement.
Le 21 novembre Instruction et réglementation des exercices à l'extérieur, nous recevons un renfort de 100 hommes.
Le 22 novembre Un autre renfort de 3 officiers et 199 soldats, formant une compagnie constituée.
Le 23 novembre Des manœuvres de brigade dans la direction de Saint-Rémy sur Bucy.
Nous réceptionnons une compagnie constituée de 4 officiers et 200 hommes.
Le 24 novembre Pas de changement.
Le 25 novembre Inspection du général de Castelnau. Réception de 2 compagnies soit 6 officiers et 401 soldats.
Le 26 novembre Manœuvre avec comme sujet les gaz asphyxiants.
Le 27 novembre Le chef de corps reconstitue le régiment :
L'ancienne 1ère compagnie devient la 7ème, la 4ème devient la 11ème.
Le 1er bataillon est entièrement constitué par les compagnies qui viennent d'arriver.
Le 2ème bataillon comprend trois anciennes compagnies et une nouvelle.
Le 3ème bataillon comprend trois anciennes compagnies, la dernière à recevoir constituera la 12ème compagnie.
Le 28 novembre
Arrivé de la dernière compagnie de renfort qui constitue donc la 12ème compagnie du régiment.
Le régiment se déplace pour embarquer à Saint-Hilaire.
Le 1er bataillon à partir de 22h30.
Le 3ème bataillon et l’état-major partiront à 1h30 le 29.
Le 2ème bataillon embarquera à 4h30 le 29.
Le départ de Saint Julien pour chacun de ces éléments est fixé 5h30 avant l'embarquement pour préparation.
Le 29 novembre Arrivé à Épernay, chacun des détachements se rend après le débarquement à son cantonnement, le 2ème et 3ème bataillon ainsi que l'état-major vont à Cumières, alors que le 1er bataillon stationne à Damery.
Le 30 novembre Organisation du travail et reconstruction de la batterie de tambours et clairons.
Le 1er décembre Organisation des compagnies, établissement de l'ordre de bataille. Constitution d'un peloton d'instruction à Damery.
Le 2 et 3 décembre Aucun changement.
Le 4 décembre Organisation de nouvelles et réglementations du service.
Le 5 décembre Désignation des élèves du cours de Damery, des élèves du cours de téléphonie de Cumières et du cours de grenadiers de Venteuil.
Le 6 décembre Etablissement des consignes au cantonnement de Cumières.

Les ruines du village de Cumières

Les ruines du village de Cumières


Le 7 décembre
Le 1er bataillon est mis à la disposition du centre d'instruction de Damery. Création dans le régiment d'un peloton pour sous-officiers et caporaux à Cumières.
Une marche est organisée avec comme itinéraire Damery-Fleury la rivière- Hautvillers- Cumières.
Le 8 décembre Pas de changement.
Le 9 décembre Organisation du champ de tir, comme le 10 décembre.
Le 11 décembre Une marche sur Cumières–Dizy–Magenta–Damery – Cumières.
Le 12 décembre Repos.
Le 13 décembre Exercices par compagnie.
Le 14 décembre Itinéraire de la marche Dizy–Magenta–Ay– Avenay – Mareuil sur Ay–Cumières.
Le 15 décembre Sans changement.
Le 16 décembre Egalisation des effectifs par voie de mutations.
Le 17 décembre Sans changement.
Le 18 décembre Une nouvelle marche sur : Dizy–Magenta – Epernay- Chouilly – Epernay- Dizy - Cumières.
Le 19 décembre Repos.
Le 20 décembre Exercice par compagnie et par bataillon.
Les 21, 22, 23 décembre Aucun changement.
Le 24 décembre La marche prévue ne peut s'effectuer à cause du mauvais temps.
Le 25 décembre Repos, les soldats peuvent participer à une soirée récréative donnée par le régiment.
Le 26 décembre Aucun changement.
Le 27 décembre Exercice par bataillons au terrain situé nord de la route Cumières–Damery, une simulation d'attaque du front à Fleury la rivière.
Le 28 décembre L'exécution de la marche prévue le 24 avec pour itinéraire Damery–Epernay– Dizy–Magenta–Cumières.
Les 29 et 30 décembre Aucun changement.
Le 31 décembre Marche et évolution du régiment aux environs de la ferme Boursois près du village de Boursault.

1916

Le 1er janvier Repos.
Le 2 janvier Exercice par compagnie le matin, le soir repos.
Le 3 janvier Constitution d'un deuxième cours à Damery pour les commandants de compagnie et chef de section.
Le 4 janvier Marche et évolution.
Le 5 janvier Une manœuvre du régiment avec ses cadres partant de Damery et simulation d’attaque à Arcy et Venteuil.
Le 6 janvier Exercice par bataillons.
Le 7 janvier Aucun changement, des préparatifs pour le départ.
Le 8 janvier Départ du régiment pour se rendre en Tartenois.
7h30 Départ des bataillons de Cumières, une antenne à Jonquery, puis les 1er et 2ème bataillons cantonnent à Lagery et le 3ème bataillon à Lhéry.
Le 9 et 10 janvier Des manœuvres dans le cadre de la division dissimulent une attaque d'une position fortifiée dans la butte de Lhéry.
Le 11 janvier de 12h00 à 17h00 Manœuvre et évolution par bataillon consistant en une marche d'approche dans la direction de Romigny.
Le 12 janvier Les effectifs de guerre par bataillon et manœuvre pour l'équipe téléphonique les signaleurs, les pionniers, qui sont à la disposition du commandant Dosse pour un exercice d'instruction avec les officiers de l'état-major.
Le 13 janvier Exercice par bataillon sur le même terrain et la même manœuvre que le 11, simulant l'attaque d'une position.
Le 14 janvier Est consacré au repos.
Le 15 janvier Manœuvre des bataillons avec toujours l’attaque d’une position.
Le 16 janvier Manœuvre du régiment qui attaque une position mais avec en plus l'étude de mécanismes des vagues.
Le 17 janvier Même manœuvre.
Les 18, 19, et 20 janvier Manœuvre de division.
Le 21 janvier Repos et préparation au départ.
Le 22 janvier 7h30 Départ du régiment pour Fismes et Courlandon.
L'état-major et le 1er bataillon cantonnent à Fismes,
Le 2ème bataillon à Courlandon,
Le 3ème à Baslieux les Fismes.
Le 23 et 24 janvier Sont consacrés aux exercices par compagnie.
Le 21 janvier 8h30 Départ du régiment pour Mareuil en Dôle et Dravegny.
Le 1er et le 3ème bataillon cantonnent à Dravegny alors que le 2ème et l’état-major à Mareuil.
Le 26 et 27 janvier Pas de changement.
Le 28 janvier 10h00 Départ du régiment pour les Grand Rozoy où cantonnent les 1er et 3ème bataillons et l'état-major, le 2ème bataillon à Beugneux.
Le 29 janvier Pas de changement.
Le 30 janvier La 11ème compagnie est employée à l'exploitation de bois à Hartennes pour la 32ème division d'infanterie. Le transport du matériel, à Noyant, est effectué par les voitures du corps. Un officier est détaché chaque jour au cours d'artillerie de campagne.
Nous recevons le renfort de 1 officier et 30 soldats.
Le 31 janvier Aucun changement.
Les exercices suivant sont programmés pour les 15 jours par compagnie et bataillon, deux marches par semaine le lundi et le jeudi. Ce jour-là une marche du régiment est programmée : Grand Rozoy- Beugneux- Servenay- Arcy- Sainte Restitue- Lannoy- Hartennes départ à 12h.
Le 1er février Organisation du service téléphonique et des signaleurs.
Le 2 février Aucun changement.
Le 3 février Départ pour une marche avec comme itinéraire : Grand Rozoy- Beugneux- Saponay- La Raperie- Cramaille- Beugneux.
Le 4 février Pas de changement
Le 5 février Vaccination contre la typhoïde et la paratyphoïde à raison de 120 soldats.
Le 6 février Même traitement.
Le 7 février 12h Départ du cantonnement pour une marche avec comme itinéraire : Le Plessier Huleu- Saint Rémy- Blanzy et demi-tour.
Les 8 et 9 février Pas de changement.
Le 10 février Une nouvelle marche avec départ à 12h sauf pour le 3ème bataillon qui est immobilisé par suite de la vaccination.
Le 11 février C'est l'établissement de fours incinérés et des travaux de propreté au cantonnement.
Le 12 février Mise à part une alerte des suites d'une attaque allemande au nord-est de Soissons.
Le 13 février Aucun changement.
Le 14 février Lancement de grenades par la 5ème et 6ème compagnie.
Le 15 février Reprise des vaccinations.
Le 16 février Le 1er bataillon part à Saint Waast (quartier de Soissons) relever un bataillon du 143ème.
Le 17 février Sans changement.

Le pont de Saint Waast à surveiller

Le pont de Saint Waast à surveiller


Le 18 février Reconnaissance dans le sous-secteur Saint Christophe pour relever le 342ème.
Les 19, 20, 21, 22 et 23 février Aucun changement mis à part des reconnaissances.
Le 24 février La préparation au départ.
Le 25 février 12h30 Départ de Beugneux, le 2ème bataillon relève le 6ème bataillon du 342ème à 20h 15 à côté du pont de Pasly situé à l'ouest de Soissons, c'est sur la place de cette dernière que l'état-major établira son poste de commandent.
Le 26 février 13h Le 3ème bataillon part du Grand Rozoy, relever un bataillon du 342ème dans le secteur de Saint Christophe.
Le 27 février Une journée calme malgré quelques coups de canon et quelques bombes sur l'écluse entre 15h30 et 17h et entre 20h et 23h.
Le 28 février Travaux d'organisation et de placement de fil de fer, dans une journée assez calme.
Le 29 février Une faible activité de l'artillerie ennemie, notre artillerie a été plus active. Quelques gros obus sur Soissons. Les mitrailleurs ennemis tirent sur les avions.
Le 1er mars L’activité des deux artilleries est faible.
Le 2 mars Quelques bombes tombent sur l'écluse, des tranchées sont endommagées et réparées. Dans la nuit quelques coups de mitrailleuses sur la tranchée, nous continuons les travaux d'organisation.
Le 3 mars Faible activité surtout de la part de l'artillerie ennemie.
Le 4 mars L'activité ennemie s'active sur Soissons. Une de nos patrouilles est suivie, un coup de feu à 23h entre Ecluse et Trou de la Vache.
Le 5 mars Quelques bombes sur l'Ecluse et de rares coups de canons.
Des signaux lumineux aperçus chez l'ennemi.
Nous révisons les livres de réserve.
Le 6 mars Une faible activité de l'artillerie ennemie qui travaille en face le boisage Mail, pas ou peu de coups de fusil.
Le 7 mars Quelques bombes sur l'Ecluse, l'ennemi paraît travailler sur le pont de l’Aisne.
Le 8 mars Une journée calme. Tirs de mitrailleuses ennemies sur les avions.
Le 9 mars Quelques coups de canons sur le Mail et ma Campagne.
Les sentinelles allemandes (4 hommes) en face du Trou de la Vache causaient entre elles.
Un soldat a été légèrement blessé par un éclat d'obus à Maison Rouge.
Le 10 mars 11h L’ennemi enfonçait des piquets vers le château de Vauxrot.
L'activité ennemie est marquée sur ma Campagne, Ecluse, Mail vers 12h et vers 15h.

Vauxrot la verrerie

Vauxrot la verrerie


Le 11 mars Une journée calme.
20h30 Une patrouille allemande ayant passé la rivière Aisne tire sur deux officiers qui sont blessés légèrement (sous-lieutenant Amalrie et Trévez).
Notre patrouille, envoyée en reconnaissance sur les lieux, ne découvre aucun ennemi et elle rapporte 2 fusils allemands.
Le 12 mars Continuation des travaux d'organisation.
Nos patrouilles ne trouvent rien sur les rives gauches de l’Aisne.
Le 13 mars La matinée a été calme.
19h Une violente fusillade et des canonnades de l'ennemi particulièrement sur Saint Waast. Le tir de l'artillerie est demandé.
20h30 Le calme est revenu.
Dans le secteur de Saint Waast le 1er bataillon est relevé par un bataillon du 143ème et passe en réserve de division à Vauxbuin.
Le 14 mars L'artillerie ennemie se montre active particulièrement dans le secteur E. et G. Les mitrailleuses ennemies tirent beaucoup sur les avions.
Le 15 mars Quelques obus sur différents points de secteur il n'y a que des dégâts matériels.
Le 16 mars Une faible activité de l'artillerie. Une de nos patrouilles recueille à l'emplacement de l'embuscade quelques grenades.
Le 17 mars Une journée calme.
Vers 20h Une patrouille ennemie, ayant traversé la rivière l’Aisne, attaque une de nos patrouilles entre le poste 3 et le poste 4. L'adjudant-chef de patrouille est tué. Dans le corps à corps un allemand est tué d'un coup de baïonnette le reste de la patrouille ennemie repasse précipitamment la rivière.
Le 18 mars Une journée calme.
Une de nos mitrailleuses se poste près de l'Ecluse pour démolir une barque ennemie.
Le 19 mars A l'aurore, notre mitrailleuse de l'Ecluse déverse plus de 300 cartouches sur la barque qui coule immédiatement.
Les 20, 21, 22, 23, 24 et 25 mars Des journées et nuit assez calmes avec une faible activité.
Le 26 mars Notre artillerie exécute un tir de barrage au nord du pont de Pasly, sur l'ordre du général, commandant le 16ème corps d'armée, ainsi que le feu de concentration sur le chapeau de Vaux Rot.
Après la relève des éléments du 80ème régiment vont cantonner à Grand Rozoy, environ 35 km.
Le 27 mars Dans la nuit, le 3ème bataillon a été relevé, il part cantonner avec une partie du régiment.
Le 28 mars 8h Le colonel passe le commandement au lieutenant-colonel commandant le 342ème.
Les 29 et 30 mars Ce sont des journées de repos, pendant cette dernière nous mettons à l'étude l'organisation d'un petit dépôt est une infirmerie, à Beugneux.
Le 31 mars Repos.
Le 1er avril Exercice des chefs de bataillon, organisation du dépôt et de l'infirmerie régimentaire.
La CM1 se rend à Villeneuve sur Feré pour faire l'instruction de la classe 1916.
Le 2 avril Repos.
Le 3 avril Exécution du programme d'instruction établie par le chef de corps : organisation d'une opposition, création de centres de résistance. Commencement au petit dépôt de cours pour les élèves caporaux et élèves sergents, sous la direction du sous-lieutenant Vidal. Des cours de grenadiers sont dispensés.
Le 4 avril Toujours l'exécution des programmes d'instruction, pour les grenadiers.
Le 5 avril Continuation de l'aménagement de l'infirmerie régimentaire et du petit dépôt, et exécution du programme d'instruction, comme le lendemain 6 avril.
Le 7 avril Le 1er bataillon dans la nuit du 7 au 8 et relevé dans le secteur de Saint Waast par un bataillon du 143ème.
Le 8 avril Sans changement.
Le colonel commandant la 64ème brigade part en permission, le lieutenant-colonel du régiment prend le commandement de la brigade. Il rejoint Vauxbuin dans la soirée, le commandement du régiment est assuré par le chef de bataillon Vinçon.
Le 9 avril Repos.
Le 10 avril Exécution du programme de travail et amélioration au cantonnement avec le matériel délivré par le génie (couchettes en partis achées).
Les 11, 12 et 13 avril Sans changement.
Le 14 avril Etablissement du programme des travaux pour la deuxième quinzaine d'avril. Reconnaissance par le chef de corps, les chefs de bataillon et le chef du bataillon du 143ème cantonné à Beugneux, en vue d'une contre-attaque dans le cas de la rupture du front. Les troupes exécutent le programme d'instruction.
Le 15 avril Idem.
Le 16 avril Au repos.
Le 17 avril Exécution du programme d'instruction.
Le 18 avril Le lieutenant-colonel rentre de la brigade et reprend le commandement du régiment.
Le 19 avril Aucun changement.
Une reconnaissance a lieu dans la région de Mercin et Vaux (à l'ouest de Soissons) en vue d'une contre-attaque dans le cas d'une rupture du front.
Les 20, 21 et 22 avril Aucun changement.
Le 22 avril Le jour de repos, Amiel Jean est promu sous-lieutenant de réserve.
Le 23 avril Repos.
Le 24 avril Etude et reconnaissances dans la région au sud de Mercin et Vaux.
Le 25 avril Repos.
Le 26 avril 14h Départ du 2ème bataillon du commandant Plan, pour aller relever dans le secteur E son homologue du 342ème la CM1 (1ère compagnie de mitrailleuses) vient cantonner au Grand Rozoy.
Le 27 avril 14h Départ du 3ème bataillon du commandant Vinçon pour aller relever un autre bataillon du 342ème dans le secteur F de Saint Christophe. Les téléphonistes, mitrailleurs et pionniers exécutent la relève sans incident.
Le 28 avril 14h Le lieutenant-colonel prend le commandement du secteur Saint Christophe.
Le 29 avril Nous notons une faible activité de l'artillerie ennemie et de ses mitrailleuses, et l'absence de feu de mousqueterie.
Le 30 avril et le 1er mai Rien à signaler.
Le 2 mai Dans la nuit une tentative de passage de l’Aisne en barque dans le but de faire des prisonniers. L'opération est tentée au nord de Saint Crépin (pas très loin de Rethondes). Le transport de la barque est difficile, la mise à l'eau est faite vers 0h30. L'opération ne réussit pas, la barque probablement percée par des balles n'a pu être renflouée et a été coulée par l'ennemi au moyen de grenades.
Le 3 mai Tout est calme dans le secteur. Cependant le 1er bataillon dans le secteur de Saint-Waast tente une reconnaissance sur le saillant de Saint-Paul après préparation de l'artillerie. Le tir cesse à 18h et reprend à 21h. L'attaque a lieu immédiatement après, mais elle se heurte à une très bonne défense de l'ennemi.
12 blessés et un sergent disparu.
Le 4 mai Pas d'événements importants à signaler.
Vers 21h Une mitrailleuse allemande tire sur le boulevard Pasteur et l’avenue du Mail. Dans la nuit relève du 1er bataillon dans le secteur de Saint-Waast, le chef de bataillon Breton se blesse, et va cantonner à Beugneux.
Le 5, 6, 7 mai Les journées sont calmes, avec une très faible activité sur tout le front.
Le 8 mai 22h30 L'artillerie française exécute un tir sur les travailleurs ennemis au nord du Trou de la Vache.
Les 9 et 10 mai Rien à signaler.
Le 11 mai
Vers 15h A la suite d'un bombardement exécuté par nos lance-bombes et l'artillerie dans le secteur de Saint-Waast, le feu se déclare chez l'ennemi à la verrerie, ça brûle toute la nuit, notre artillerie et les mitrailleuses font feu sur ce point, pour empêcher l'ennemi de travailler.
Le 12 mai 18h Bombardement de Soissons pendant 4 à 5 minutes par des obus de 77 et 105.
19h Bombardement vers la cave Pille par des obus de 150.
Le 13 mai Etude d'une nouvelle organisation pour la défense du secteur.
Le 14 mai vers 2h Une mitrailleuse ennemie tire à plusieurs reprises sur le secteur E entre le pont de Pasly et Île.
Dans la journée des canonnades très lointaines vers l'Ouest.
Le 15 mai Une journée calme.
2h Une mitrailleuse ennemie tire sur le mail.
Le 1er bataillon est en réserve d'armée et de division à Beugneux.
5h Départ du cantonnement, les nouvelles positions : 1ère compagnie à Noyant, trois compagnies à Vignolles, le PC est transféré à Berzy le sec. Le petit dépôt est installé à Buzancy.
Le 16 mai Faible activité, une mitrailleuse ennemie tire vers 20h30 et 21h sur Saint Crépin.
Le 17 mai vers 12h Quelques obus de 150 dans le secteur de Saint Waast.
Journée calme dans notre secteur. Une activité de l'aviation ennemie.
20h35 Un albatros jette 2 bombes vers cadet Roussel puis rentre dans ses lignes.
Le 18 mai 8h Reconnaissance par les officiers du 1er bataillon du commandant Breton du sous-secteur E en vue d'une relève éventuelle.
Le 19 mai La relève du bataillon dans le secteur E par le 1er bataillon n'aura pas lieu. L'une de nos mitrailleuses tire à 20h30 sur une petite troupe débouchant vers l'Ouest du pont de Pasly.
Notre artillerie tire à 20h et à 22h sur le bois au nord-est du Trou de la Vache, où l'ennemi a l'air d'exécuter des travaux importants.
Le 22 mai Le commandant Vinçon du 3ème bataillon reçoit à Vignolles, par le général Bouchez commandant de la 32ème division, devant les hommes présentant les armes, la décoration d'officier de la Légion d'honneur.
Le 22 mai Quelques coups de canon sur le sud de Soissons, des bombardements de faible durée par des canaux de 150 au secteur F dans l'après-midi.
23h30 Salve de notre artillerie sur le bois au nord-est du Trou de la Vache.
Le 23 mai Elaboration des ordres de relève.
Le 24 mai Rien à signaler.

Au 281ème

Le 25 mai Le nouveau sous-lieutenant Amiel change de régiment. Il est muté au 281ème régiment d’infanterie, basé à Montpellier, il dépend du 81ème, c'est un second corps de réserve, auquel on a ajouté un 2 pour faire le 281ème.
Le corps est constitué de :
Le chef de corps est le lieutenant-colonel Robert.
L'officier adjoint au chef de corps est le sous-lieutenant Morize.
Le médecin chef de service, est médecin de 2ème classe Danos.
L'officier des détails est le lieutenant Jonca.
L'officier porte-drapeau est le sous-lieutenant Terres.
L'officier d'approvisionnement est le sous-lieutenant Dô.
L'officier commandant des sapeurs bombardier est le sous-lieutenant Lenoble.
L'officier téléphoniste est le sous-lieutenant Argelliers.
Le vétérinaire état-major de 2ème classe est le médecin Le Métais.

Le cinquième bataillon est commandé par Cavailhé.
Le médecin chef du service est le médecin adjoint de 2ème classe Ferret.
L'adjudant du bataillon est Ricome.
La 17ème compagnie est commandée par le lieutenant Moulis.
La 18ème compagnie est commandée par le lieutenant Pujol.
La 19ème compagnie est commandée par le lieutenant Gaucherand.
La 20ème compagnie est commandée par le capitaine Abbal.
La 1ère compagnie de mitrailleuse est commandée par le capitaine Layons.

Le 6ème bataillon est commandé par le commandant Delpech.
Le capitaine adjudant major est Marrassé est l’adjoint du commandant.
Le médecin chef du service est le médecin adjoint de 1ère classe Cazals.
L'adjudant du bataillon est Bariat.
La 21ème compagnie est commandée par le capitaine Matard.
La 22ème compagnie est commandée par le capitaine Bonelli.
La 23ème compagnie est commandée par le lieutenant Roussel.
La 24ème compagnie est commandée par le sou lieutenant Peytavin.
La 2ème compagnie de mitrailleuse est commandée par le lieutenant Pagès.

Le 5ème bataillon a pour chef le commandant De Fajole.
Le capitaine d'état-major est Knall Demart adjoint du commandant.
Le médecin chef de service le médecin adjoint de 2ème classe Collangettes.
L'adjudant du bataillon est Hybeam.
La 17ème compagnie est commandée par le capitaine Léon.
La 18ème compagnie est commandée par le lieutenant Mapoéloni.
La 19ème compagnie est commandée par le capitaine Passerieux.
La 20ème compagnie est commandée par le lieutenant Clapier.
La 1ère section est sous les ordres du sous-lieutenant De Salverte.
La 2ème section par le sergent Ferrandon.
La 3ème section par l'adjudant Fajal.
La 4ème section est commandée par le sous-lieutenant Amiel de Chalabre.
La 3ème compagnie de mitrailleuse est commandée par le capitaine Marignac.
Notre sous-lieutenant arrive au régiment dans le secteur ouest de Dunkerque. Le jour de son arrivée une escadrille d'avions allemands bombarde le cantonnement à Saint-Pol-sur-Mer.
Du 26 au 28 mai L'instruction du régiment et de ses cadres se poursuit sous la direction du Lieutenant-colonel commandant le régiment.
Le 29 mai Le régiment s'embarque en quatre départs à la gare de Dunkerque.
8h Le 1er départ, il est composé du 4ème bataillon, des sapeurs pionniers.
11h Le 2ème départ, il comprend l'état-major et le 5ème bataillon avec les téléphonistes.
14h Le 3ème départ, il est composé du 6ème bataillon, la C.H.R. (Compagnie Hors Rang), et les éclaireurs.
17h Le 4ème départ, avec les 3 compagnies de mitrailleuses.
Ces divers éléments arrivent à Breteuil Ville (60 Oise) dans la nuit du 29 au 30 mai, et se rendent au camp de Crèvecœur.
Le 30 mai L'état-major, la CHR (Compagnie Hors Rang) et le 4ème bataillon cantonnent à Maisoncelle-Tuilerie, le 5ème bataillon et la 20ème compagnie à Puits-la-Vallée. Le 6ème bataillon à Ourcel-Maison.
Du 31 mai au 9 juin Reprise de l'instruction sous la direction du Lieutenant-colonel commandant le régiment.
Le 9 juin Par suite de la nouvelle répartition du cantonnement, le 6ème bataillon quitte son emplacement et se rend à Maisoncelle pour rejoindre le 4ème bataillon.
9h Le régiment quitte le cantonnement pour se rendre à Francastel.
Du 9 au 12 juin L'instruction continue.
Le 13 juin Le régiment fait mouvement pour aller se cantonner à Welles-Perennes et le Cardonnois. Le lieutenant-colonel accompagné de son officier adjoint se rend en automobile à Méharicourt où il va reconnaître le secteur que le régiment doit occuper.
Le 14 juin 3h Le 4ème bataillon quitte le Cardonnois et se rend à Beaufort où il cantonne à 22h.
Les deux autres bataillons ne bougent pas.
Le 15 juin 4h du matin Les 5ème et 6ème bataillons se portent en deux colonnes sur Vrély, le reste du régiment partira à 4h30 pour se porter à Beaufort.
Le 16 juin Le régiment relève aux tranchées le 338ème. Le 4ème bataillon occupe le secteur trois, le 5ème bataillon est chargé du secteur quatre et le 6ème bataillon cantonne à Warvillers avec le PC de la division d'infanterie, l'état-major du régiment est à Méharicourt.
Le 17 juin Pas le changement.
Le 18 juin 19h Un allemand (Kutzinski) se constitue prisonnier en face le 795. Il appartient au 128èmerégiment d’infanterie. Le 6èmebataillon relève le 4ème.
Le 19 juin Aucun changement.
Le 20 juin Les troupes occupent les mêmes positions.
23h Une reconnaissance allemande forte de 60 hommes, commandée par deux lieutenants, attaque nos tranchées, elle est repoussée et laisse sur le terrain un blessé qui est fait prisonnier par la 19ème compagnie. Ce prisonnier se nomme Max Vehrman, il appartient au 128ème régiment d'infanterie.
Le 21 juin de 22h à 24h Le 4ème bataillon relève sur ses positions le 5ème qui se rend à Warvillers,
La 18ème compagnie reste à Méharicourt.
Aucun changement pour le 6ème bataillon.
Le 22 juin Pas de changement.
11h A la suite d'un combat aérien un aéroplane allemand s’abat dans nos lignes sur la route de Méharicourt l'appareil est détruit par les flammes, le pilote est carbonisé, il appartenait à l'escadrille 59.
Le 23 juin Pas le changement. Le 5ème bataillon relève le 6ème dans le segment N°3.
Le 25, 26 juin Aucun changement notre artillerie est très active.
Le 27 juin Une émission de gaz qui devait avoir lieu à 3h sur le front par des lancements de cylindre fumigène est remise à plus tard.
15h Une fausse attaque par le feu de notre artillerie.
21h45 Le lieutenant-colonel est prévenu qu'à 24h une émission de gaz serait faite.
Le 5ème bataillon qui devait être relevé à 22h est retardé de quelques heures.
23h L'émission de gaz est retardée au 28 juin 01h30.
24h Un contre ordre est donné, l’émission de gaz est remise à une date ultérieure, les conditions atmosphériques n'étant pas favorable.
Le 28 juin Le 6ème bataillon relève le 4ème, le lieutenant-colonel reçoit du général de division, l'ordre qui modifie les emplacements de réserve.
Le 30 juin Même position.
Le lieutenant Rugy du 3ème dragon avec un escadron, ils occupent une position dans notre secteur 4. Le lieutenant se présente comme volontaire avec 2 sous-officiers et 20 cavaliers pour faire le coup de main sur le saillant Machensen, le lieutenant-colonel donne l'ordre d'exécution.
Au cours de l'après-midi les engins de tranchées tirent sur les postes d'écoute allemands situés sur la route Fousquescourt- Méharicourt.
De 14 à 17h L'artillerie ennemie bombarde violemment le parc du château de Beaufort où se trouve l'état-major, le château est incendié.
Le 1er juillet
0h15 Pendant que l'artillerie exécute un tir de barrage sur les deuxièmes lignes. Le lieutenant Rugby et ses hommes, renforcés de six sapeurs du génie, sortent des tranchées et se dirigent sur le saillant, mais à cause des défenses ennemies qui n'ont pas été détruites, ils longent celles-ci pour découvrir une brèche qu’ils ne trouvent pas et sont de retour à 2h10.
Le 2 juillet 1h15 Notre artillerie tire sur la première ligne allemande aux abords du point 795.
1h25 Un groupe d'attaques composé du capitaine Passerieux avec 4 sous-officiers, 4 caporaux, 40 hommes et 10 sapeurs du génie, se portent en avant malgré un tir de barrage ennemi. La progression lente est gênée par les feux des mitrailleuses et des fusils.
Le groupe est arrêté par des réseaux de fils de fer barbelés et ne peut faire éruption dans les tranchées allemandes. Les sapeurs du génie placent des pétards pour ouvrir des brèches dans ces réseaux, la mise à feu fut ratée. Les fractions d'attaque sont alors envoyées progressivement en arrière et rentrent à 3h15. Des sapes russes sont causées en avant de la tranchée de première ligne.
Le 3 juillet Une patrouille de sapeurs et de fantassins effectuent la mise à feu de la charge amorcée la veille, celle qui avait raté, et qui fit de même.
Le 4 juillet Les sapes russes sont continuées, les Allemands emploient des grenades à fusil plus que de coutume, notre artillerie tire sur les tranchées allemandes.
Le 5 juillet L'artillerie française est active toute la journée, l'ennemi manifeste quelque nervosité pendant l'après-midi et la soirée.
Le 6 juillet de 1h20 à 2 40 Le sous-lieutenant Olivet avec une patrouille arrive aux abords du saillant Machensen.
La journée est calme, la troupe travaille à l'entretien des boyaux et des tranchées.
Le 7 juillet de 0 à 4 h Des patrouilles sont faites en avant de nos lignes.
Les troupes occupent les mêmes positions. De 20h à 22h Bombardements ennemis sur le PC du colonel, avec des 105 et 150.
Le 8 juillet Dans la nuit des mousqueteries assez actives de part et d'autre.
Trois patrouilles sont envoyées à l'avant de nos lignes pour protéger nos travailleurs.
Le 9 juillet entre 16 et 17h Exercices de signalisation avec les avions.
Des mitrailleuses ennemies sont repérées, les artificiers font feu sur ce point.
Le 10 juillet Mousqueterie et tir de mitrailleuses, préparation de la tranchée de départ. Continuation des travaux de sape. Un renfort d'une compagnie des mitrailleuses.
Le 11 juillet La journée a été calme, les troupes occupent le même emplacement.
Le 12 juillet Une autre journée calme, le 5ème bataillon relève le 6ème.
Le 13 juillet Une journée calme, ouverture d'un boyau appelé « boyau du Calvaire ».
Le 14 juillet L'artillerie allemande est un peu plus active avec des canons de petit calibre.
Les 15, 16 et 17 juillet Aucun changement avec des journées calmes.
Le 18 juillet Le 4ème et 5ème bataillon ainsi que la CHR se rendent au Plessier Rozainvillers où ils cantonnent jusqu'à 17h.
Ces compagnies qui étaient regroupées sous le commandement du capitaine Knaff Demars se portent à 19h sur Villers Tournelle où elles arrivent à 22h.
Le 6ème bataillon et les trois compagnies de mitrailleuses sont relevés et vont cantonner au Plessier Rozainvillers où ils arrivent le 19 à 5h.
Les compagnies de mitrailleuses cantonnent à la ferme de la Folie dans la commune de Grivesnes.
Du 20 au 23 juillet Le régiment est au repos.
Le 23 juillet 6h Le colonel accompagné des chefs de bataillon et de l'officier adjoint ainsi que de six capitaines font une reconnaissance dans le secteur situé au sud de Lihons, au nord de Méharicourt.
Le 24 juillet 5h Le régiment est enlevé en automobile entre Cantigny et Montdidier, pour être débarqué à 11h à Harbonnières.
Le secteur est occupé par le 281ème régiment d’infanterie qui sera relevé à 22h30 et terminé à 2h.
Les 25 et 26 juillet Travaux et réparation des dégâts causés par l'ennemi.
Le 27 juillet Malgré une artillerie ennemie assez active, les troupes réparent les tranchées et boyaux.
Le 28 juillet de 0h à 1h L'ennemi montre une très grande activité, des rafales violentes sont tirées par l'artillerie ennemie.
De 2h à 2h45 Bombardements intenses de nos lignes, des fusées rouges sont lancées par le régiment, l’ennemi tente un coup de main qui échoue.
11h45 Une escadrille de six avions ennemis survole nos lignes. Les dégâts causés dans notre secteur sont importants.
Le 29 juillet La journée est aussi calme que la précédente.
L'artillerie allemande procède par surprise à quelques rafales.
13h Trois avions ennemis survolent nos lignes.
Le 30 juillet Des bombardements intermittents et à intervalles irréguliers tombent dans le secteur des travaux. L'ennemi profite du brouillard pour envoyer des grosses bombes et des grenades à fusil.
Le 31 juillet La nuit fut calme ainsi que la matinée jusqu'à 9h, à laquelle commencent des bombardements sur nos premières lignes, qui cessent à 12h non sans avoir causé des dégâts importants.
Le 1er août Cinq patrouilles sont parties en avant de nos lignes pour couvrir les travaux.
Nuit assez calme, moins d'artillerie mais plus de mousqueterie.
Le 2 août Deux patrouilles de la 18ème compagnie sont envoyées en avant de nos défenses pour se rendre compte des travaux et du mouvement de l'ennemi.
Elle rentre à 3h15.
Le 3 août vers 4h Après un violent bombardement de notre première ligne, l'ennemi tente un coup de main dans les environs du boyau du calvaire, mais un tir de barrage les empêche de s'approcher de nos tranchées.
Pendant le bombardement plusieurs officiers et soldats se sont signalés par leur sang-froid et leur énergie.
Le 5 août Quatre patrouilles des 17ème et 18ème compagnies sont envoyées en avant pour protéger nos travailleurs et surveiller les mouvements ennemis. L'ennemi a pratiqué une brèche.
L'aviation et l'aérostat ennemis sont plus actifs que de coutume : 5 drachen se montrent à l'horizon

Le drachen est un ballon captif de forme allongée et équipé d’un empennage, qui était utilisé pendant la Première Guerre mondiale pour l'observation. L'équivalent français est le mot « saucisse », bien que le mot allemand ait aussi été utilisé par les poilus.

Le drachen est un ballon captif de forme allongée et équipé d’un empennage, qui était utilisé pendant la Première Guerre mondiale pour l'observation. L'équivalent français est le mot « saucisse », bien que le mot allemand ait aussi été utilisé par les poilus.


Le 6 août La situation des troupes est sans changement.
Des luttes d'artillerie et des combats d’avions pendant que nous continuons d'aménager les tranchées. Le corps d'un Allemand tué le 3 août est ramené dans la tranchée pour être identifié.
Le 7 août Quatre patrouilles de nuit devant le segment numéro 3, elles rentrent sans incident. L'artillerie ennemie est très active, avec pour but la destruction systématique de nos tranchées de circulation.
Le 8 août Liaisons, à droite avec le 2ème régiment d'infanterie et à gauche avec 256ème régiment d'infanterie.
Les troupes relèvent les éboulements et créent des boyaux de communication.
Le 5ème bataillon relève dans le segment 4, le 6ème bataillon va cantonner à Rozières.
Le 9 août 0h30 Nos lignes de tir de soutien sont bombardées violemment par l'ennemi qui laisse prévoir une attaque.
Un tir de barrage sur le front du régiment est demandé à notre artillerie qui l’exécute à 1h30, les bombardements ennemis recommencent avec plus d'intensité. Profitant de ce bombardement l’ennemi s'avance en deux colonnes commandées chacune par un officier :
La première, au sud, attaque la voie ferrée. Elle se heurte à nos défenses qui sont sous les ordres du sous-lieutenant Puech de la 17ème compagnie qui ouvre un feu très violent et lance des grenades sur les Allemands qui s'enfuient en poussant des cris de douleur.
La deuxième colonne plus heureuse trouve une brèche dans notre réseau, elle réussit à s'avancer jusqu'à la tranchée occupée par la 19ème compagnie.
L'officier allemand chef de la patrouille est tué à bout portant. La colonne rejetée par les occupants placés sous les ordres du sergent Moreau, le sergent De Célini et sa section sortent de la tranchée et contre-attaquent au flanc pour couper la retraite à l’incursion. Une lutte au corps à corps s'engage, les Allemands se replient en désordre. Le sous-lieutenant Bru qui n'a cessé pendant le combat d'encourager et de diriger ses hommes, envoie contre l'attaque repoussée, une patrouille commandée par le sergent Moreau pour nettoyer le terrain et vérifier les résultats de la lutte.
Cette patrouille rentre à 4h30. L'officier allemand a été identifié.
Le 10 août L’infanterie ennemie ne montre aucune activité. de 9h à 11h une légère reprise de bombardement à raison de 2 obus par minute.
Le lieutenant-colonel félicite le 5ème bataillon qui dans ce secteur s'est distingué à divers titres, ardeur au travail et énergie à repousser l'ennemi.
Le 11 août A la faveur du brouillard, deux patrouilles sont envoyées en avant de nos lignes. Elles rapportent que l'ennemi place des défenses au nord de la voie ferrée. Des tirs d'artillerie de 75 sont dirigés sur ces travailleurs.
18h Le colonel Douce, commandant le secteur, remet au PC des galons, la médaille militaire au sergent de Celini et au soldat Rollot pour leur conduite au combat.
Le 12 août La nuit fut calme. Le corps d'un Allemand tué dans l'affaire du 9 août resté entre les lignes françaises et allemandes, est relevé par une patrouille de la 19èmecompagnie et ramené dans nos lignes.
Au lever du jour, profitant du brouillard, l'ennemi plante des piquets en avant de ses lignes, des coups de feu appuyés par notre artillerie sont dirigés vers ces travailleurs.
11h30 Combat aérien, l'ennemi bombarde le sous-secteur.
Le 13 août L'artillerie se montre moins active que les jours précédents, nos travailleurs en profitent pour relever les éboulements dans la ligne de soutien et celle de résistance.
Du quartier général le 11 août 1916. Le général Anthoine commandant du 10 ème corps d'armée à M. le lieutenant-colonel commandant du 281ème régiment d'infanterie.
« Le général commandant la 10ème armée m'a chargé de vous adresser ses compliments pour la manière énergique dont a été repoussée l'attaque exécutée par les Allemands dans la nuit du 8 au 9 en ajoutant que cette affaire était tout à l'honneur du 281ème. Je joins aux compliments du général commandant l'armée que je suis heureux de vous transmettre mes félicitations personnelles. Signé Anthoine ».
Transmis à M. le lieutenant-colonel commandant de 281ème en y joignant les félicitations du colonel commandant le sous-secteur nord. Signé Douce.
La 1ère section de la 19ème compagnie du 281ème sous les ordres du sous-lieutenant Bru est citée à l'ordre du corps d'armée, ainsi que les sergents Moraux, Détuy et les soldats Prunet et Teulières, tous de la 19ème compagnie.
Le 14 août Pas la moindre fusillade, mais on entend une activité sérieuse des travailleurs ennemis faisant des travaux.
Le 15 août Après une nuit calme, l'artillerie ennemie manifeste une faible activité. Le lieutenant-colonel reçoit du général notre ordre de relève à 22h, elle se termina le 16 août à 1h.
Le 16 août Le régiment se rend à Caix, où il est enlevé en automobile à 7h30.
L'état-major et le 6ème bataillon avec les compagnies de mitrailleuse sont débarqués à Mesnil St Georges.
Le 5ème bataillon débarque à Fontaine sous Montdidier,
Le 4ème débarque à Montdidier.
Le 17 août Les troupes occupent le même emplacement.
Le 18 août Le colonel reçoit l'ordre préparatoire d'occuper le secteur compris entre Avre et la Sape. 12h Les reconnaissances commencent.
À 15h Devant les 5ème et 6ème bataillons, le général Leroux fait chevalier de la Légion d'honneur le capitaine Knall Demars.
Le 19 août Le régiment quitte son cantonnement pour se rendre à Warsy Guerbigny où il arrive à 8h45. Pendant la position d'attente, les chefs de bataillon et les officiers effectuent une reconnaissance.
Le 20 août L'activité de l'ennemi est à peu près nulle, quelques rares coups de canon de 77 en particulier sur la ligne de contre-attaque. Le 5ème bataillon relève entre le boyau des batteries et la Sape.
Le général Chrétien commandant le 5ème corps d'armée adresse ses félicitations au régiment.
Le 21 août Peu de changement, de même qu'il y a peu d'activité.
Le 22 août Le secteur est calme, quelques patrouilles sont envoyées au-delà de nos lignes.
Le 23 août On constate de faibles fusillades de part et d'autre, les soldats posent des fils de fer barbelés sous la protection des patrouilles. Dans l'après-midi l'artillerie ennemie se montre plus active.
Le 24 août Le 5ème bataillon est relevé par un bataillon du 256ème, alors que le 6ème bataillon relève son homonyme du 256ème.
Le 25 août Toujours peu d'activité.
Le 26 août 4 à 5h Dans la nuit, les Allemands tirent des petites salves. A la même heure une patrouille de la 23ème compagnie part de la tranchée dite de Lorient pour aller explorer le Marais en barque.
Le 27 août Le secteur est toujours calme et la situation des troupes est inchangée.
Le 28 août Au cours de la nuit, l'ennemi envoie une patrouille sur le petit poste situé près du boyau B, après avoir lancé quelques grenades, elle est chassée à coups de fusil. Une patrouille part pour explorer le terrain afin de prendre des points de repères pour être en mesure d’exécuter les missions de gaz.
Le 29 août L'artillerie ennemie est active pendant la nuit.
Le 5ème bataillon du segment N envoie quatre patrouilles, le 6ème bataillon au segment sud envoie deux patrouilles, il en résulte que l'ennemi travaille activement à la défense de son secteur.
Le 30 août Les pluies de cette nuit ont gêné l'activité des patrouilleurs et des travailleurs, néanmoins l’ennemi a été poser des réseaux de fils de fer barbelés.
19h Un soldat allemand Graizarck Peter Johan du 10ème grenadier, âgé de 19 ans se constitue prisonnier, il fait connaître que son régiment sera relevé ce soir 23h30 et sera remplacé dans les tranchées par le 23ème bavarois.
Le 31 août La nuit et la journée ont été très calmes. 22h Une patrouille sort et rend compte à son retour à 23h, qu’elle a entendu l'ennemi danser dans ses lignes.
Le 1er septembre Les mousqueteries sont plus actives que la veille, le segment sud envoie 3 patrouilles dans la région d’Avre.
23h30 Une patrouille allemande s'approche de nos réseaux, aperçue par les guetteurs qui ouvrent le feu et lancent des grandes à ailettes, l’ennemi est aussitôt dispersé.
Le 2 septembre L'ennemi riposte faiblement, l'artillerie tire quelques rafales de mitrailleuses sur le bois des Vaches, à la demande du 295ème.
Le 3 septembre Dans le courant de la nuit, l’ennemi tire quelques rafales de 77 et 105. Par contre les tirs de mitrailleuses ennemies sont très actifs contre nos avions. Rien d'anormal à signaler.
Le 4 septembre Toujours quelques tirs des rafales de 77 et 105. Nos mitrailleuses tirent sur les brèches existantes dans les défenses des éléments.
Le 5 septembre L'artillerie ennemie devient légèrement plus active, les patrouilles ne signalent rien.
Le 6 septembre La journée a été calme, l'ennemi a bombardé le segment nord et rien sur le sud.
Le 7 septembre La nuit et la journée furent calmes, l'artillerie a travaillé faiblement.
Le 8 septembre Des patrouilles de surveillance rentrent à 3h sans rien signaler.
Le 9 septembre Comme la veille.
Le sous-lieutenant Puech, chef du détachement de volontaires chargés de faire un coup de main sur les lignes ennemies, organise une patrouille d'exploration sur le terrain.
Le 10 septembre L'artillerie ennemie montre quelques activités, une patrouille de surveillance constate que le secteur a des marques de traces de passage. Un abri de mitrailleuse est aperçu à l'emplacement du Sud. Une patrouille est envoyée vers le petit poste ennemi du bois des Fougasses. Elle rapporte des renseignements intéressants sur l’emplacement d'un poste ennemi.
Le 11 septembre Le secteur est calme jusqu'à 12h, les Allemands répondent au tir de préparation d'un coup de main.
Le sous-lieutenant Puech fait une reconnaissance du terrain sur lequel il doit opérer. Il s'approche jusqu'à une trentaine de mètres du réseau ennemi, mais arrivé à ce point la clarté lunaire le décèle, un soldat ennemi tire des coups de fusil.
22h30 Une patrouille allemande de deux hommes est aperçue en avant de notre réseau, nos guetteurs les laissent s'approcher et ils tuent l’un des deux Allemands.
Le 12 septembre L'artillerie ennemie riposte aussi vivement que la nôtre, préparation du coup de main sur la tranchée ennemie qui devrait avoir lieu le 13 à 2h30.
Le 13 septembre Un détachement commandé par le sous-lieutenant Puech avec 58 volontaires, dont 4 sergents 6 caporaux et 48 hommes, vont tenter le coup de main.
2h20 L'artillerie de campagne exécute un tir violent sur les lignes allemandes pour faire diversion.
2h30 L'artillerie lève son tir et fait un barrage autour des postes 344 et 348. Le détachement va vers son objectif.
Les défenses accessoires ennemies détruites livrent un passage, le sol est bouleversé par les obus et les torpilles.
Tandis que les grenadiers de sécurité assurent une protection des flancs, le sous-lieutenant Puech à la tête de ses nettoyeurs se précipite dans la tranchée ennemie, il laisse le veilleur égorgé, allongé sur le parapet et tombe sur un groupe de six hommes. Une lutte s'engage au corps à corps. Le sous-lieutenant Puech roule dans un trou d'obus avec un allemand, le caporal Théron se porte au secours de son chef et tue l'ennemi d'un coup de revolver, le sergent Vitté abat un allemand, les autres sont maîtrisées. La tranchée est explorée, l'ennemi ne se présentant pas, le sous-lieutenant Puech donne l'ordre de rentrer dans nos lignes avec cinq prisonniers dont trois blessés.
Le coup de main a pleinement réussi sans aucune perte de notre côté.
Le lieutenant-colonel fait des propositions de récompenses :
Médaille militaire pour le caporal Théron et le soldat Fardarel,
Citations à l'ordre de l'armée pour le sous-lieutenant Puech le sergent Vitté le caporal Concpel et le soldat Thourel,
Citations à l'ordre du corps d'armée le caporal Pentil et le soldat le Morvan,
Citations à l'ordre de la division le caporal Tenaille, les soldats Cros, Jean, Policard, Hachotte, Ubinger,
Citations à l'ordre de la brigade les soldats Courmanel, Lequenne, Messaut, Billard, Prudhomme.
Et suite à l'ordre du régiment les soldats Perdoux, Cornier, Leroy, Gauthier, Romejon, Boiffard, Aunay, Subrini, Chaumeton, Buisson.
21h Une émission de gaz est faite, à notre gauche, dans le secteur du 256ème. L'artillerie ennemie réagit violemment en guise de représailles sur nos lignes de 21h à 22h 30.
Le 14 septembre Une forte patrouille qui était partie la veille à 23h rentre à 0h15 après avoir essayé de constater l'effet de l'émission de gaz, la défense ennemie partout intacte dans des petits postes s’est opposée à leur passage.
Le sous-lieutenant Puech a été très grièvement blessé dans cette opération en avant de la tranchée de Lorient sur le chemin de ronde.
Le 15 septembre Le secteur a repris son calme habituel, les patrouilles ne signalent rien d'anormal.
Le 16 septembre Le secteur est calme.
Le 17 septembre Au cours de la nuit, la mousqueterie ennemie a été plus active que de coutume.
Le 18 septembre 20h15 Une fusée rouge lancée par les Allemands, sur la gauche du sous-secteur, déclenche un tir de barrage de 105 et de 77. Il semble que l'ennemi qui a lancé quelques grenades à main ait cru à un coup de main.
Le 19 septembre 9h Le général Leroux commandant la 58ème division remet :
La médaille militaire au caporal Théron et au soldat Favarel,
La croix de guerre avec palmes au lieutenant Gaucherand commandant la 19ème compagnie.
Il remet en outre la croix de guerre avec palmes ou étoiles aux militaires du coup de main proposé pour une citation le 13 septembre.
Le 5ème bataillon relève le 4ème dans le segment nord.
Le 20 septembre L'artillerie ennemie a été plus active que de coutume, les troupes mettent des caillebotis dans les 5 boyaux Antoine et de la Tour d'Auvergne. Ils construisent le chemin du ravin boisé et des abris pour le PC du bataillon. Des compagnies entretiennent les boyaux et les tranchées organisant la défense du secteur.
Le 21 septembre Des rondes de surveillance sont faites le long de l’Avre.
Le 22 septembre Le secteur est calme ce qui permet de pousser activement les travaux d'entretien. Une odeur très nette de gaz lacrymogène est perçue jusqu'à Guerbigny.
Le 23 septembre Une patrouille de surveillance envoyée sur la rive gauche de l’Avre à 1h du matin rentre à 3h, elle n’a rien remarqué d'anormal.
11h30 Trois avions allemands tombent en flammes, un a été abattu par l'artillerie, deux par des Nieuport et un 4ème après un court combat a été pris en chasse par un Nieuport. Abattu, il se dirige en vol plané vers les lignes allemandes.
Une dizaine de ballons venant de la direction de Villers les Roye passe à 13h au-dessus de nos lignes, des recommandations sont immédiatement faites pour le cas d'une attaque par les gaz.

Le Nieuport avion de licence britannique mais fabriqué à Issy les Moulineaux

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Le 24 septembre Dans un secteur calme, des patrouilles de surveillance sont envoyées le long de la rive gauche.
Le 25 septembre
A 0h une patrouille, sortie devant le débouché du boyau B2, est rentrée à 1h. Elle a entendu très distinctement l'ennemi planter des piquets et remuer des fils de fer. Les travaux en cours, pour la mise au sec du ravin où sont implantés le PC et les chefs de bataillon, sont terminés.
Le 26 septembre La troupe est toujours dans les travaux d'entretien et de défense du secteur.
18h Le capitaine Passerieux, commandant la 16ème compagnie, signale qu'une équipe de travailleurs allemands transporte des objets vers le point 347.
Le 27 septembre L'artillerie allemande se montre plus active que de coutume. Les patrouilles de surveillance et d'observation ne remarquent rien d'anormal.
Le 28 septembre Journée et nuit très calmes, comme le lendemain d'ailleurs.
Le 30 septembre Nos mitrailleuses tirent sur les lisières du bois des Boches et notre artillerie fait de beaux tirs sur l'ouvrage 349 et 353.
Le 1er octobre L'ennemi paraît très inquiet, les mitrailleuses sont très actives. Cette nervosité semble provoquée par la crainte d’un coup de main de notre part, dû aux tirs de la veille.
Le 2 octobre Notre artillerie de tranchée C tire sur les premières lignes ennemies qui réagit très faiblement.
Le 3 octobre Le secteur a été moins calme que les jours précédents. Des tirs de mousqueterie et de mitrailleuses plus nourries que de coutume. Des dégâts causés par notre artillerie dans le but de gêner les travailleurs a provoqué cette réplique.
Le 4 octobre Le secteur a repris son calme habituel.
Le 5 octobre Notre artillerie de tranchée reprend ses tirs de destruction, l'ennemi réagit faiblement, le mauvais temps gêne l'exécution des travaux.
Le 6 octobre L'artillerie ennemie riposte avec plus d'activité à nos tirs, les minenwerfer tirent sur la droite du segment nord.
Le 7 octobre Pendant la journée, l’infanterie ennemie montre peu d'activité mais l'artillerie réagit de plus en plus vigoureusement. Notre artillerie continue ses tirs de destruction.
Le 8 octobre L'ennemi tire avec du 150 sur le boyau Antoine et les boyaux de Flore, en arrière les canons de 58 poursuivent leur tirs de destruction sur les tranchées ennemies.
Le 9 octobre L'infanterie ennemie est inactive, l'artillerie réagit moins violemment, mais le calibre 150 se substitue en partie aux 105.
Le 10 octobre Notre artillerie se montre toujours très active devant un ennemi qui réagit faiblement.
Le 11 octobre L'ennemi bombarde violemment nos premières lignes avec des torpilles de gros et moyen calibre, avec des obus de 150 de 9 à 10h et de 13h jusqu'à la tombée de la nuit occasionnant des dégâts matériels assez importants.
Notre artillerie riposte et poursuit ses tirs pendant la nuit.
Le 12 octobre L'artillerie ennemie a riposté modestement à nos tirs.
Le 13 octobre Les tirs de l'artillerie ennemie ont faibli, nos canons de tranchée continuent leurs tirs de destruction.
Le 14 octobre Le secteur est calme, comme le 15 octobre.
Le 16 octobre Est principalement occupé par des relèves.
Le 17 octobre 9h Le lieutenant-colonel prend le commandement du sous-secteur à Erches.
Les 18 et 19 octobre Améliorations du cantonnement à Erches.
Le 20 octobre L'artillerie ennemie montre un peu d'action.
Le 21 octobre Les tirs de l'artillerie ennemie sont moins accentués que la veille.
Le 22 octobre Quatre patrouilles de surveillance sont envoyées en avant de la tranchée, les avions ennemis se montrent très actifs.
De 8h 30 à 10h 30Erches est bombardé par des 105
De 10h 30 à 11h Par des 150, ainsi de 17h30 à 18h.
Le 23 octobre Une nuit et une journée calmes.
Le 24 octobre Notre artillerie tire 100 torpilles sur le Point 317 bis pour ouvrir une brèche dans le réseau ennemi, en vue d'un coup de main qui doit être tenté par un détachement du 256ème.
21h30 Après trois patrouilles, le détachement du 256ème commandé par le sous-lieutenant Leroux - comprenant trois sous-officiers et 30 de soldats - sort de la tranchée et arrive au poste 317 bis, l'entoure et s'en empare.
Le poste est fouillé, après avoir vérifié qu'il était inoccupé et vide de matériel, le détachement poursuit sa marche en avant, arrive à la tranchée de tirs ennemis. Mais démasqués, par une fusée éclairante, une lutte violente s'engage à la grenade.
Le détachement après avoir épuisé ses munitions rentre dans nos lignes.
Les 25, 26, 27, 28, 29, 30 et 31 octobre Sont des journées assez calmes.
Le 1er novembre Comme les autres journées, calme.
Le 2 novembre Une patrouille a parcouru le front du sous-secteur pour vérifier l'état de nos défenses accessoires et reconnaître les parties à réparer.
Le 3 novembre L'artillerie ennemie tire avec des 150 au nord d’Erches, et plus particulièrement sur les 26ème et 24ème batteries du 3ème régiment d'artillerie, chargées des tirs de barrage en avant de notre front.
Du 4 au 18 novembre Le secteur est resté calme, aucun événement d'ordre militaire.
Les deux patrouilles du 18 parties à 20h30 rentrent à minuit, et rapportent qu'elles ont entendu des bruits de voix et des travaux.
À la suite du dégel, de nombreux éboulements se sont produits.
Le 19 novembre Exercice d'alerte pour le bataillon de 2ème ligne, les patrouilles disent ne rien avoir de particulier à signaler. Des travaux de réparation des dégâts causés par le dégel continuent.
Le 20 novembre Aucun changement, aucune amélioration les trois patrouilles disent ne rien avoir de particulier à signaler, ce sera pareil pour les 21 et 22 novembre.
Le 23 novembre Le sous-lieutenant Lesec chargé d'exécuter un coup de main sur la tranchée ennemie fait une patrouille avec l’adjudant Blayac et les caporaux Paul et Ambard pour reconnaître les environs : 317 ter. Il constate que le réseau ennemi est à peu près intact et que les Allemands réparaient leurs postes d'écoute, plus en arrière de la tranchée détériorée par nos tirs d’artillerie.
Le 24 novembre Notre artillerie de campagne et les canons de tranchée tirent sur la première ligne ennemie pour ouvrir des brèches dans le réseau allemand en vue du coup de main que doit faire le sous-lieutenant Lesec. Un coup de main est tenté sur la tranchée ennemie par un groupe de volontaires de différentes compagnies du régiment.
Ce groupe composé de 10 hommes sous les ordres de l'adjudant Blayac, 17 hommes et 2 sapeurs du génie sous les ordres du sous-lieutenant Lesec, 2 caporaux et 10 hommes constituant les flancs, ayant pour mission de pénétrer dans le poste d'écoute 317 ter, dans la tranchée de première ligne entre 317 bis et 318, de faire des prisonniers et de rapporter des pièces ou objets propres à identifier les troupes ennemies.
23h50 Après une préparation d'artillerie de campagne le groupe s'élance vers les lignes ennemies. Le détachement Blayac pénètre dans le poste d'écoute 317 ter qu'il trouve inoccupé et le boyau y conduisant obstrué par des chevaux de frise. Il se porte vers le 318 mais des brèches n'ayant pas été faites dans le réseau ennemi, ils ne peuvent passer après maintes tentatives pour déplacer les chevaux de frise. Il revient au PC 317 ter.
Le détachement Lesec, pendant ce temps, se dirige droit sur la tranchée de première ligne, il trouve les défenses accessoires nettoyées mais la tranchée bouleversée et complètement obstruée par les chevaux de frise sur toute la longueur constituant l'objectif. Après des recherches infructueuses le sous-lieutenant Lesec donne l'ordre de rentrer dans nos lignes.
Pendant tout le mouvement, l'artillerie ennemie imaginait en rien l'opération, seule une mitrailleuse placée à 315 tire avant le départ du groupe et cesse son tir sous la pression de notre tir de barrage de notre artillerie.
L'ennemi avait évacué systématiquement les points de ces lignes menacées. Les bruits entendus, la veille, par les patrouilles Lesec n'étaient pas ceux occasionnés comme ils le supposaient par des réparations mais par les installations de la tranchée.
Le lieutenant-colonel cite :
A l'ordre du régiment : Le sergent Cospin, les caporaux Detrameaux et Gentil, les soldats Ravane, Billard, Gauthier, Brooke, Duband, Le Morvan, Estève, Lavergne, Ponroy, Arlaquin, Cerny
Et propose à l'ordre du corps d'armée le sergent Auger, le caporal Fenaille,
À l'ordre de la division le sous-lieutenant Lesec, l'adjudant Blayac, les soldats Gallien, Alandard,
Et à l'ordre de la brigade les caporaux Paul, Ambaud, les soldats Renou, Caplat.

Chevaux de frise.

Chevaux de frise.


Le 25 novembre La situation des troupes est sans changement.
Le 26 novembre Si le secteur est calme, les trois patrouilles d'embuscade, faite en avant de nos réseaux, rapportent les bruits de voix des travailleurs vers le poste 718.
Le 27 novembre Nos trois patrouilles ne signalent rien d'anormal.
Le 28 novembre Trois patrouilles d'embuscade dont l'une d'elle tire des coups de fusil vers le poste 318 où elle entend des travailleurs ennemis qui ripostent par des tirs de grenades à fusil.
Le 5ème bataillon relève en première ligne le 4ème qui va cantonner à Becquigny.
Le 6ème bataillon occupe le secteur d’Erches et Purbigny.
Au moment de la relève en première ligne, les ennemis lancent des bombes sur la tranchée de soutien et sur la tranchée de contre-attaque.
Un caporal et deux hommes sont tués, un sergent des trois hommes sont blessés.
Le 29 novembre La situation des troupes est sans changement, des patrouilles habituelles et rien à signaler.
Le 30 novembre et ce jusqu'au 5 décembre Où dans la nuit le 23ème régiment d'infanterie coloniale relève le 281ème.
Les trois bataillons font mouvement dans la deuxième partie de la nuit et vont respectivement cantonner à :
L'état-major, la CHR, le 6èmebataillon à Le Ployon,
Le 4ème bataillon à Le Frestoy Vaux,
Et le 5ème bataillon à Rubescourt.
Ces villages sont situés en dessous de Montdidier mais dans le département de l'Oise.
Les 6 et 7 décembre Même cantonnement.
Le 8 décembre Le régiment quitte ses cantonnements pour se retrouver vers midi :
L’état-major la CHR et le 6ème bataillon à Villers Tournelle,
Le 4ème bataillon à Sérévillers,
Et le 5ème à Rocquencourt le tout est situé à l'ouest de Montdidier.
La 58ème division d'infanterie passe dans le 10ème corps d'armée.
Le 9 décembre L'ordre est reçu pour la 58ème division d'infanterie d'aller relever la 25ème division dans le secteur voie ferrée de Chaulnes Chilly.
Le 6ème bataillon arrive à 16h à Beaufort.
Dans la matinée l'état-major et la CHR vont cantonner avec le 5ème bataillon à Rocquencourt.
Le 10 décembre L'état-major et le 5ème bataillon restent à Rocquencourt.
Le 4ème bataillon se porte sur beaufort où il arrive à 16h.
16h Le 6ème bataillon est parti relever dans le secteur de Madeleine le bataillon du 98ème régiment d'infanterie situé au sud.
L'opération est rendue très pénible par état lamentable des tranchées et des boyaux et se termine sans incident à 22h30.
Le 11 décembre 16h Le 5ème bataillon avec l'état-major et la CHR arrive à Beaufort.
Le 4ème bataillon entre en secteur et relève le bataillon nord du 98ème placé à cheval sur la voie ferrée d’Amiens.
Le 12 décembre 16h Le 5ème bataillon quitte beaufort et va relever le bataillon central du 98ème, la relève est terminée à 22h.
Les divers éléments de la CHR (téléphoniste pionnier etc.) relèvent les éléments correspondants du 98ème.
Le lieutenant-colonel Grotert commandant de 281ème prend le commandement du secteur.
Le quartier général de la division s'installe à Le Quesnel, soit environ plus de 10 km par rapport à ses troupes.
Le 13 décembre On constate une assez grande activité de l'artillerie lourde ennemie dans tout le secteur.
3h30 Une assez forte patrouille allemande s'approche du chemin creux, elle essaye de l'aborder, mais elle est rejetée par les sentinelles. Il faut remettre le secteur qui est dans un état de délabrement dû au mauvais temps, dans un état acceptable.
Le 14 décembre L'artillerie est un peu moins active surtout sur le bataillon du centre (le 5ème).
Il est envoyé, à notre tour, plusieurs patrouilles d'observation.
Le 15 décembre L'artillerie ennemie continue des tirs intermittents sur la voie ferrée, on constate une grande activité de l’aviation ennemie.
Le 16 décembre L'artillerie ennemie est peu active sur la voie ferrée, mais elle bombarde très violemment les autres postes avec des dégâts importants.
Le 17 décembre Continuation du bombardement sur le CR Frédéric, avec une majorité de projectiles d'A2, les autres CR sont calmes.
Le 18 décembre Bombardement assez violent sur tout le secteur et en particulier sévère sur le CR Frédéric.
17h15 L'ennemi commence un bombardement d'une extrême violence sur le bataillon nord du 256ème, au sud du 281ème. Quelques coups tombent sur le bois Frédéric l'opération est terminée à 17h45.
18h15 Le bombardement reprend sur le bois Frédéric particulièrement intense, à la faveur de ce bombardement un détachement ennemi s'approche de nos lignes. Il est repoussé bien que quelques Allemands aient pénétré dans nos premières lignes au nord du front tenu par la 21ème compagnie.
Le caporal Pomarède de la 21ème compagnie lance une fusée, signal qui déclenche un tir de barrage. Les assaillants se replient mais font un prisonnier.
Dans la soirée le 281ème est relevé par le 295ème, la passation se termine à 23h sans incident.
Les 5ème et 6ème bataillons, l'état-major et la CHR vont cantonner à Le Quesnel, le 4ème à Beaufort.
Les 19, 20 et 21 décembre Même cantonnement.
Le 22 décembre A partir de 15h Le 281ème quitte ses cantonnements pour aller relever le 256ème dans le sous-secteur de Maucourt.
La relève se termine à 23h dans de bonnes conditions malgré le mauvais temps et l'état des boyaux qui les rendent fort pénibles.
Quelques tirs d’artillerie pour nous souhaiter la bienvenue et des gaz asphyxiants.
Le 23 décembre Quelques rafales de l'artillerie ennemie et une grande activité de l'aviation.
Au nord il y a le 4ème bataillon, au sud le 5ème bataillon et en réserve le 6ème.
Le 25 décembre La lutte est plutôt contre la boue et les effondrements qui se poursuivent dans tout le secteur des tranchées.
Le 26 décembre L'artillerie ennemie tire un peu plus fréquemment, il y a une grande activité aérienne. Un avion allemand est abattu par un des nôtres près du bois de Hallu.
Le 27 décembre Un temps plus clair correspond à une activité plus grande des deux artilleries et des deux aviations.
Le 28 décembre de 5h à 7h Le 6ème bataillon relève le 4ème dans le secteur de Chilly nord.
Dans la journée notre artillerie exécute une série de tirs par rafales violentes. À chacun des tirs, l’artillerie ennemie répond avec abondance par des projectiles de tous calibres et des torpilles. Des gros dégâts causent une grande gêne pour les travaux.
Le 29 décembre Au tir de harcèlement de notre artillerie, l’ennemi continue à répliquer par de sévères bombardements. Le secteur de Chilly sud est particulièrement affecté. Le mauvais temps aggrave les dégâts causés par le bombardement.
Les communications deviennent très difficiles.
Le 30 décembre Dans la journée, les deux artilleries sont en activité. La riposte comme outil d’harcèlement se produit régulièrement.
22h30 Un détachement de volontaires sous les ordres du sous-lieutenant Hoffmane de la CM6, (6ème compagnie de mitrailleuses) réussit brillamment un coup de main sur le petit poste allemand au nord du 1625. Sa mission était d'enlever le petit poste, de s'emparer des occupants, le cas échéant faire sauter l'abri, l'opération faite, rentrer rapidement.
L'effectif : le sous-lieutenant Hoffmane, 43 gradés ou soldats et 2 sapeurs du génie.
Il n'y eut aucune préparation d'artillerie, le poste allemand n'avait été inquiété, ni la veille ni la journée.
23h20 Les exécutants se répartissent en groupe dans notre tranchée de première ligne avec un grand sang-froid, malgré la proximité immédiate du poste ennemi.
Les soldats Lavergne et Serny ouvrent deux brèches dans notre réseau. En même temps l'artillerie commence un tir continu, l'un sur le point de 2034 à environ 1200 m au nord de l'objectif.
Deux groupes de grenadiers, à gauche le sergent Auger, à droite le soldat Clarisse, protégés par des flancs gardés, vont exécuter, sur le boyau d'accès au petit poste, un barrage vigoureux de grenades.
En même temps, deux groupes d'attaque, l'un avec le sergent Tenaille, l'autre avec le sous-lieutenant Hoffmane et le sergent Gravelat.
Les défenses accessoires peu considérables sont franchies par les moyens suivants : un groupe d'hommes, vêtus de leur écharpe en peau de mouton, se laisse tomber violemment sur le réseau, l’écrase et s'y maintienne pendant toute l'opération. Il a été convenu que les exécutants qui viendraient à tomber au passage resteraient sur place de manière à ne pas gêner leurs camarades. Munis de cisailles, les hommes couchés sur le réseau préparent activement des brèches pour le retour du détachement.
Les deux groupes d’assaut arrivent à la partie avancée du poste, mais le trouve vide et barré vers l'arrière par des sphères barbelées.
Le sous-lieutenant Hoffmane donne aussitôt l'ordre de ressortir du boyau et de se reporter tous ensemble vers la droite sur la face sud-est du petit poste en avant du barrage de grenades. Le mouvement s'exécute avec une grande rapidité. Là, le sous-lieutenant Hoffmane trouve le poste allemand entre les sphères barbelés et la partie soumise au barrage de grenades.
Le poste est attaqué brutalement à la grenade et à coups de revolver. Quelques coups de fusil sont tirés par les Allemands, soit du poste même, soit du petit poste plus au nord. En même temps quelques Allemands sortent de ce dernier et prennent à partie le détachement de flanc garde de gauche qui se défend énergiquement sous la direction du caporal Telle et contraint des Allemands à rentrer dans leurs tranchées.
Dès qu’ils voient nos hommes, les Allemands du poste lèvent les mains et se laissent emmener. Seul l'officier tire quelques coups de revolver, mais il est vite maîtrisé et enlevé par le soldat Lagneau, le soldat Chrétien s'empare du sous-officier et l'empêche d'utiliser la fusée de demande de barrage qu’il s'apprêtait à lancer.
Le caporal Lefebvre, les soldats Lavergne, Martin et Caplat capturent les trois hommes du poste.
Les deux sapeurs du génie restés à côté du sous-lieutenant n'ont pas l'occasion d'utiliser leurs charges explosives, l'abri du poste n'étant qu’un médiocre abri de fortune sous simple tôle. D'ailleurs, à ce moment les fusées ennemies se multiplient, le terrain est largement éclairé et pour ne pas compromettre le succès, le sous-lieutenant donne le coup de sifflet ordonnant le retour.
Les trois fusées vertes convenues signalent immédiatement la fin de l'opération.
Le détachement rentre sans la moindre perte ni le monde accident, il ramène cinq prisonniers appartenant tous à la 10ème compagnie du 176e. Ils ont tous été cités à l'ordre de l'armée.
Le 31 décembre Quelques coups de rafales de l'artillerie ennemie qui n'a manifesté aucune réaction aux coups de main exécutés dans la nuit


1917

Le 1er janvier 1917 Le mauvais temps multiplie et aggrave les éboulements. Les boyaux allant vers l'avant sont impraticables en plusieurs points.
L'ennemi se montre nerveux, la mousqueterie est plus modérée, les bombes et les torpilles beaucoup plus nombreuses.
De 15h à 17h des violents bombardements sur Chilly.
Le 2 janvier La journée est un peu plus calme
20h30 Un violent tir de barrage déclenché par l'ennemi en même temps que des tirs de mousqueteries et de mitrailleuses. Vers 21h40 le calme est rétabli.
Le 3 janvier La matinée a été calme. Dans la soirée un bataillon du 295ème relève le 5ème bataillon qui va cantonner à Beresnel.
Le 4 janvier La journée est assez calme. Les deux autres bataillons du 295ème relèvent notre 4ème qui va cantonner à Beaufort et le 6ème bataillon qui lui se rend à Le Quesnel.
Les 5, 6, 7 et 8 janvier Même cantonnement, dans la soirée du 8 le régiment relève le 256ème dans le secteur de Madeleine, le 6ème bataillon au sud au bois Frédéric, le 5ème bataillon au nord au bois Browning, et le 4ème bataillon en soutien dans les tranchées Broussilof et la tranchée de Paris.
Le 9 janvier Journée assez calme. Vers 21h Déclenchement brusque de tirs de barrages sans motif réel, le calme est rétabli à partir de 22h.
Le 10 janvier Quelques patrouilles dans le bois de Frédéric.
Le 11 janvier Malgré le calme, les activités de l'artillerie sont plus marquantes et la présence d’engins de tranchées ennemis sur le bois de Browning.
22h30 Un guetteur au bois Frédéric abat un soldat allemand qui s'approchait de nos réseaux.
Le 12 janvier Des tirs intermittents d'artillerie ennemie dont l'activité est toujours plus marquée sur le bois Browning, qui reçoit 60 grosses torpilles.
Le 4ème bataillon de Fajole relève dans le bois Frédéric le 6ème bataillon Delpech.
Le 13 janvier Matinée calme.
18h15 Des violents bombardements ennemis sur les bois où nous avons nos deux bataillons, plus particulièrement intenses sur le bois Frédéric, qui demande un barrage. Il fut déclenché immédiatement. Les tirs ennemis ont ralenti puis cessé. Il semble que l'ennemi a tenté un coup de main qui a avorté devant notre barrage.
Le 14 janvier Quelques tirs de bombes et de grenades à ailettes.
Le 15, 16 janvier Des bombardements violents dans tout le secteur.
18h20 Pas d'action d'infanterie.
Le 17 janvier Le secteur est assez calme dans l'ensemble, sauf un bombardement subi au bois de Browning et de la voie ferrée menant à Chaulnes. Tir de représailles de notre artillerie.
Le lieutenant-colonel Grobert part en permission, le chef de bataillon de Fajole prend le commandement du régiment.
Le 18 janvier Le secteur est calme.
La 19ème compagnie et la 5ème compagnie de mitrailleuses relèvent une compagnie sud du 115ème régiment d'infanterie à cheval sur la voie ferrée Amiens-Chaulnes.
Le 19 janvier Journée assez calme, dans la soirée, le 295ème régiment d'infanterie relève le 281ème. Le 6ème bataillon va cantonner à Rosières en Santerre, les 4ème et 5ème bataillons vont cantonner dans des baraquements des camps des Ballons et Decauville entre Caix et le Quesnel.
Le 20 janvier La 58ème division d'infanterie est relevée du front et mise au repos.
Le 6ème bataillon est maintenu à Rosières.
Les 4ème et 5ème vont cantonner à Hailles.
Le 21, 22 janvier à 10h Les 4ème et 5ème ainsi que la CHR quittent Hailles et vont cantonner à Louvrechy pour le 4ème bataillon.
Le 5ème l'état-major et la CHR à Merville au Bois.
Le 6ème bataillon est maintenu à Rosières.
Le 23 janvier Le 6ème bataillon va cantonner à Rouvrel, pas de mouvement pour le reste du régiment.
Les 24, 25, 26 et 27 janvier Pas de changement. Le lieutenant-colonel étant de retour de permission reprend le commandement du régiment.
Les 28, 29 et 30 janvier Même situation. Les régiments de la division reçoivent l'ordre de se tenir prêt à être embarqué en chemin de fer à partir du 31 janvier à 12h.
Le 31 janvier L'embarquement du 281ème commence à la gare d’Ailly sur Noye.
14h Le 5ème bataillon, les pionniers et le tiers des voitures du TR (train régimentaire) et du TC (train de combat).
18h Le 4ème bataillon, les téléphonistes, l'état-major et le tiers des voitures du TR et du TC.
22h Le 6ème bataillon, les divers de la CHR (compagnie hors rang) et le tiers des voitures du Train régimentaire et du Train de combat.
2h Embarquement des trois compagnies de mitrailleuses avec deux compagnies du dépôt divisionnaire.
À partir du 2 février à 12h Les divers éléments du régiment débarquent à la gare de Montluel dans l’Ain au-dessus de Lyon, et vont occuper les cantonnements suivants :
L'état-major, la Compagnie Hors Rang, le 6ème bataillon à La Boisse.
Le 4ème à Nievrost.
Le 5ème à Thil où il restera jusqu’au 15 avant d’aller s’installer à Balan.
Du 3 février au 8 mars Aucun changement, période consacrée à l'instruction.
Le 8 mars Le régiment reçoit l'ordre de se tenir prêt à être embarqué le 9 mars à 12h.
Le 9 mars 16h En gare de Montluel, le 6ème bataillon, les pionniers, le tiers des voitures du Train régimentaire et du Train de combat embarquent pour l'Alsace.
Le 10 mars 19h Le 6ème bataillon débarque à Vauthiermont et va cantonner à Masevaux.
Le 4ème bataillon, l'état-major, les téléphonistes, le tiers des voitures du TR (train régimentaire) et du TC (train de combat) embarquent eux aussi de Montluel, ils arriveront le 11 mars à 21h.
Le 11 mars C’est le tour du 5ème bataillon avec un tiers des voitures du Train régimentaire et du Train de combat.
Le 12 mars Le 5ème bataillon débarque à Masevaux, pendant ce temps le lieutenant-colonel avec les officiers du 4ème et 6ème bataillon font une reconnaissance.
18h Le 4ème bataillon cantonne à Soppe le Bas
Le 6ème bataillon cantonne à Diefmatten.
Le 13 mars 2h Le 5ème bataillon se rend à Guewenhiem pour y cantonner.
Du 13 au 14 mars Dans la nuit, le 281ème régiment va relever son homologue.
Le 14 mars Le 4ème bataillon occupe Burnhaupt le bas. Le 6ème bataillon est à Langlittenhag. Le 5ème bataillon a en charge la gare de Burnhaupt,
Le colonel fait son PC à Soppe le bas. La journée a été calme.
Les 15 et 16 mars Journées calmes.
Le 17 mars Des bombardements très violents sur la ville par l'artillerie ennemie.
Le 18 mars Un avion allemand vient s'écraser sur le sol du Buchwald (forêt). Dans la nuit, les cadavres des deux aviateurs sont ramenés dans nos lignes.
Le 19 mars Quelques rafales de mitrailleuse pendant la nuit.
Le 20 mars C’est la chute de la neige qui gêne beaucoup les travailleurs, la journée est assez calme.
Le 21 mars Quelques obus s'abattent sur la gare de Burnhaupt et sur le boqueteau.
Le 22 mars Rien de particulier, les tranchées et les boyaux sont éboulés (des suites aux chutes de neige), ils seront remis partiellement en état.
Le 23 mars L'artillerie ennemie est toujours peu active. Les travaux de déblaiement et d’écoulement des eaux sont rondement menés.
Le 24 mars Dans un secteur calme, la circulation est rétablie entre les principaux boyaux.
Le 25 mars Peu d'activité d'artillerie, quelques obus sur la gare où se concentre la presque totalité de l'activité ennemie.
Le 26 mars Le CR. (Centre de ravitaillement) Langlittenhag et la gare de Burnhaupt sont réunis en un seul.
Le 5ème bataillon Cavaillé occupe avec une de ces compagnies les 2 compagnies régulatrice routière.
Le 6ème bataillon Delpech va cantonner à Soppe le Bas et passe en réserve de la division.
Dans la nuit du 25 au 26 Une reconnaissance de la 17ème compagnie s'est trouvé nez à nez avec une patrouille allemande entre l'ouvrage de la Doller et la tranchée Auberjon, l’ennemi s'est enfui en courant.
Le 27 mars L'artillerie ennemie et plus active de nombreux obus tombent sur la gare.
Le 28 mars vers 15h30 L'ennemi déclenche un bombardement assez violent sur la gare et la tranchée Auberjon.
Le 29 mars La gare et la tranchée sont à nouveau bombardées, mais avec moins d'intensité.
Le 30 mars Dans la nuit un détachement ennemi a tenté un coup de main dans la tranchée à l'est de la voie ferrée occupée par le 4ème bataillon. Il a été arrêté par des tirs de FM et de mitrailleuses. La patrouille s'est enfuie en laissant sur le terrain plusieurs stocks de grenades, un clairon et des pétards, qui seront ramenés dans nos lignes. Il n'y avait eu aucun bombardement au préalable qui aurait laissé prévoir une tentative ennemie. Les obus, furent lancés sur la gare au moment même où les premiers hommes étaient aperçus devant nos fils de fer.
Le 31 mars Quelques obus sur la gare.
Le 1er avril Dans la nuit du 31 au premier, une patrouille offensive va cisailler les fils de fer en avant de la tranchée allemande de Pont d’Aspach. L'alerte est donnée chez l'ennemi qui déclenche un tir de barrage assez violent sur les tranchées de la gare.
Le 2 avril En réponse à notre artillerie, l’ennemi exécute des tirs assez violents sur le boqueteau et la gare.
Le 3 avril Le 6ème bataillon relève le 5ème qui va cantonner à Soppe le Bas.
Le 4 avril Aucune activité de l'artillerie sur nos lignes, quelques obus sur les voies de communication à l'arrière du front.
Les 5, 6, 7 et 8 avril Comme les deux autres jours, rien !
Le 9 avril Les tirs de l'artillerie ont été plus nombreux, principalement de 11h à 14h, ils étaient dirigés sur la gare et les batteries à proximité du camp Mollans et du PC Vauban.
Le 10 avril Rien de particulier, quelques obus à 22h sur la lisière de la forêt. Le 5ème relève le 4ème sans incident.
Le 11 avril L'artillerie ennemie manifeste une activité plus grande que de coutume de 11h à 14h dans des tranchées BL. Cette activité reprend de 16h30 à 19h, avec 300 obus environs.
Le 15 avril Une grande activité de notre artillerie, pour ouvrir une brèche, l'ennemi riposte faiblement. Une patrouille prépare un coup de main sur le secteur du pont d’Aspach.
Le 16 avril à 2h Un détachement, des 23ème et 22ème compagnies, commandé par le sous-lieutenant Mathieu se lance dans les brèches faites la veille sur la tranchée du pont d’Aspach. Un combat au corps à corps s'engage, le sous-lieutenant Mathieu est blessé, plusieurs Allemands sont tués, trois sont faits prisonniers. Hors de la tranchée, ces derniers refusent de se laisser entraîner et cherchent à se dégager, au cours de la lutte le sergent Olivier est frappé de deux coups de poignard. Les trois allemands sont tués. Il y a eu quatre blessés dont deux blessés légers, un caporal et deux hommes disparus présumé tués.
Le 17 avril Peu de réaction de l'ennemi.
Le 18 avril. Idem. Il en sera de même pour les 19, 20, 21,22, 23,24 avril.
Le 25 avril Des tirs de barrage de l’ennemi servant à régler son artillerie.
Le 26 avril Une journée calme. Vers 4h du matin un sous-officier allemand s'est rendu au sud de Michelbach.
Le 27 avril Notre artillerie pratique des brèches dans les fils de fer ennemis et des tirs de destruction de la région des positions 62 et 24.
Le 28 avril L'artillerie reprend son activité pour élargir et compléter les brèches pratiquées la veille.
21h Un détachement du 5ème bataillon commandé par le sous-lieutenant Souteyrat exécute un coup de main sur les tranchées allemandes, au nord-est de Burnhaut le bas, sur le 62 et 24.
L'opération a réussi parfaitement, cinq Allemands sont faits prisonniers, six tués, du matériel (pancarte de boyaux, fusils, mécanismes de mitrailleuse).
Au retour, un des allemands cherche à se sauver, il est tué. La patrouille a ramené deux sous-officiers et deux soldats allemands qui ont permis d'identifier le régiment nouvellement arrivé dans la région.
Le 29 avril Aucune réaction de l'ennemi et pas d'activité.
Le 30 avril Opération de la relève, le 5ème remplace le 4ème.
Le 1er mai vers 0h Une de nos patrouilles aperçoit dans les fils de fer en avant de la tranchée N°5, une patrouille allemande essayant de cisailler nos réseaux, des coups de feu tirés dans sa direction qui la mettent en fuite.
L'activité de l'artillerie est toujours à peu près nulle.
Le 2 mai La physionomie du secteur ne varie pas.
Le 3 mai A part quelques obus habituels sur la gare, rien de changé.
Le 4 mai Une de nos patrouilles, qui allait se placer en embuscade, a distingué un groupe allemand établi sur le carrefour à la route de Colmar dans la tranchée cinq. L'ennemi en apercevant nos hommes se retirent.
Le 5 mai Dans l'ensemble le secteur est calme quelques obus dans la région de la Dolles et des Barrières.
Le 6 mai Rien de particulier.
Le 7 mai La journée et la nuit sont calmes. L'ennemi redouble de vigilance et lance pendant la nuit de très nombreuses fusées.
Le 8 mai Pas d'incident quelques obus tirés sur les barrières.
Le 9 mai Une patrouille ennemie a tenté de faire une brèche en cisaillant les réseaux devant la tranchée à la droite du boqueteau. Aux coups de feu tirés par un guetteur les Allemands se sont retirés abandonnant 5 grenades à main qui ont été ramassées au petit jour.
Le 10 mai En réponse à nos tirs sur les tranchées allemandes, l'ennemi a lancé des obus de gros calibre sur la gabionnade et les barrières, quelques obus de 77 et de 88 vers la gare et l'observatoire.
Nous avons eu 4 blessés accidentellement par l'explosion prématurée d'une grenade.
Le 11 mai Deux déserteurs allemands, du 184ème régiment d’infanterie, se sont rendus vers 4h30 à nos sentinelles.
Notre artillerie se montrait assez active, l'ennemi a riposté assez violemment sur la gare les barrières et le camp Chautemps.
Le 12 mai
À 1h Un détachement du 4ème bataillon commandé par le sous-lieutenant Roichesain, il a bien été possible à nos hommes de sauter dans la tranchée ennemie, mais celui-ci prévoyant notre tentative avait aménagé un système de défense, qui n'a pas permis à notre détachement malgré un vif combat de faire des prisonniers.
Au retour un violent tir de barrage a retardé la rentrée du détachement de nos lignes.
Les 13, 14, 15, 16 et 17 mai Toujours aussi calme.
Le 18 mai Peu d'activité. Une patrouille fait une sortie en vue de la préparation d'une reconnaissance offensive.
Vers 21h30 Elle a essuyé quelques coups de feu à l'est de la tuilerie Mischen. Des fusées vertes lancées par l'ennemi ont déclenché un tir nourri en avant sur nos lignes, la tentative a échoué.
Le 19 mai Quelques obus de 105 sur la gare et les carrières, cibles habituellement visées.
Le 20 mai Aucun événement. Le 21 mai Secteur très calme.
Le 22 mai L'artillerie ennemie a violemment riposté aux abords de la gare. Le 23 mai Aucune action d'artillerie.
Le 24 mai vers 12h30 Un avion français tombe à proximité des réseaux ennemis au nord de la tranchée de Ferlenhag. L'ennemi a lancé quelques obus sur les abords de l'observatoire des barrières.
Le 25 mai de 8h55 à 11h50 L'artillerie ennemie envoie de violentes rafales sur la gare.
Le 26 mai à 2h15 Une patrouille ennemie est repoussée du Michelbach à coups de grenades de fusil. Elle s'est rabattue vers nos lignes où elle a été accueillie par des rafales de mitrailleuses.
Le 27 mai Un détachement du 6ème bataillon Delpech a exécuté une reconnaissance offensive sur la tranchée d’Essling. Les fils de fer insuffisamment détruits n'ont pas permis à nos hommes de faire éruption dans la tranchée ennemie.
Les 28, 29, 30 et 31 mai Le secteur est très calme.
Le 1er juin Dans la nuit le 6ème bataillon a relevé un bataillon du 298ème régiment d'infanterie. L'aviation ennemie se montre très active.
Le 2 juin Peu d'activité. Quelques obus sur le boqueteau et sur le boyau des toulousains qui ont fait un blessé originaire du Havre.
Le 3 juin et le 4 juin Peu d'activité.
Le 5 juin Une de nos patrouilles met en fuite une patrouille allemande près de la route de Colmar.
Le 6 juin L'ennemi a riposté aux tirs de notre artillerie par une cinquantaine d'obus sur la gare et les carrières. Le CV l'ennemi continue à répondre à nos tirs par des rafales de 77 et quelque 150 sur la même région.
Le 8 juin Aucune activité.
Le 9 juin L'artillerie ennemie se livrait à un sérieux bombardement de la vallée du Klubach, cherchant vraisemblablement les batteries.
Le 10 juin Aucune activité.
Le 11 juin A la nuit, l'ennemi tente un coup de main dans la tranchée occupée par le 6ème bataillon, nos tirs de barrage de contre préparation ne permettent à aucun allemand d'aborder nos lignes.
Dans la journée quelques grenades sont ramassées sur le terrain.
Les 12, 13, 14 et 15 juin Aucune activité.
Le 16 juin Les 4ème et 5ème bataillons sont relevés par deux bataillons du 43ème colonial.
Le 4ème bataillon et l'état-major vont cantonner à Soppe le Haut.
Le 5ème bataillon à Bretten.
Le 6ème bataillon est relevé par un bataillon du 22ème colonial et va cantonner à Sentheim.
Le 17 juin à 21h30 Les bataillons quittent leur cantonnement.
Le 5ème et l'état-major vont cantonner à Rougegoutte.
Le 4ème à Vescemont.
Le 6ème à la Planche.
Les 18, 19 et 20 juin Même situation.
Le 21 juin Le régiment se porte sur Plancher les Mines où il cantonne.
Le 22 juin Le régiment quitte son cantonnement à 2h pour aller bivouaquer à Servance.
Le 23 juin Le régiment quitte son cantonnement à 2h et se porte sur Ferdrupt, il y restera le 24 juin
Le 25 juin à 2h Le régiment quitte son cantonnement pour aller.
Le 5ème bataillon et l’état-Major à Saint-Étienne.
Le 4ème bataillon à Xenois.
Le 6ème à Seux, dans les environs de Remiremont.
Le 26 juin Le régiment se porte sur Arches,
Le 6ème bataillon et l'état-major vont cantonner à Archettes.
Le 4ème bataillon à Arches.
Le 5ème bataillon à Aneuménil, en dessous d’Epinal.
Les 27, 28, 29 et 30 juin Même situation.
Le 1er juillet Journée de repos.
Les 2, 3, 4 jusqu’au 23 juillet Consacré à l’instruction.
Le 23 juillet à 3h Le régiment quitte le camp d’Arches pour aller cantonner à Lépanges sur Vologne.
Le 24 juillet à 3h C’est le départ pour aller Taintrux, en dessous de St Dié.
Le 25 juillet Pas de changement dans la nuit du 25 au 26
Le 4ème bataillon va à Coinches,
Le 5ème à Ban de Laveline,
Le 6ème à la croix aux mines,
L'état-major et la CHR à Fouchifol.
Le 27 juillet Les bataillons travaillent au renforcement de la deuxième position du secteur de Saint-Dié sud, même situation jusqu'au 2 août.
Le 3 août Le régiment s'embarque en auto et est transporté à Aumontzey.
Le 4 août Pas de changement.
Le 5 août Le régiment s'embarque un chemin de fer à la gare de Laveline devant Bruyères.
L'état-major et le 6ème bataillon à 4h,
Le 4ème bataillon à 8h
Le 5ème bataillon à 12h.
Le 6 août Le régiment débarque à Épernay.
L'état-major, le 4ème et le 5ème bataillon vont cantonner à Chouilly
Le 6ème cantonne à Dizy.
Le 7 août Dans la nuit, le 4ème et le 6 ème bataillon vont cantonner à Villers Allerand et Rilly la Montagne.
Le 8 août Une reconnaissance du secteur, en avant de Cormontreuil (banlieue sud de Reims) que les bataillons doivent aller occuper à partir de 23h.
Les 4ème et 6ème bataillons relèvent dans des quartiers de la Jouissance et du passage à niveau deux bataillons du 28ème régiment d'infanterie territoriale.
Le 9 août Le secteur est calme.
Le 10 août Aucune activité.
Le 5ème bataillon cantonne à Rilly la montagne, le plaçant en réserve.
Le 11 août Très calme.
Le 12 août Pas d'activité une canonnade violente vers 3h venant sur la droite.
Le 13 août L'artillerie ennemie exécute un tir violent sur une batterie à 500 m du PC.
Les 14, 15, 16 et 17 août Rien de particulier.
Le 18 août Dans la nuit, le 5ème bataillon relève le 4ème dans le quartier de la Jouissance.
Les 19 et 20 août Aucune activité.
Le 21 août Les Allemands envoient quelques obus sur le quartier de la Jouissance.
Le 22, 23, 24 et 25 août Rien de particulier.
Le 26 août Le 4ème bataillon relève le 5ème dans le quartier du passage à niveau.
Les 27, 28 et 29 août Quelques obus tombent sur le quartier de la Jouissance et son PC. Dans la nuit des tirs intermittents très peu nourris sur la route de Taissy à St Léonard.
Le 30, 31 août, 1er septembre, le 2, 3, 4 Dans la nuit le bataillon Delpech relève le bataillon de cavalier dans le secteur de la Jouissance.
Les 5 et 6 septembre Comme les autres jours pas d'activité.
Le 7 septembre Les travaux d'organisation de la ligne de résistance sont toujours en activité. Dans le quartier du passage à niveau elle est en place.
Les 8, 9 et 10 septembre Pas d'activité.
Le 11 septembre à 22h30 Le sous-lieutenant Lhoste avec un détachement composé de 50 hommes effectuent un coup de main sur la tranchée allemande de Munich aux points 57 et 80 à l'intersection avec le boyau des Puisieux.
Le 12 septembre Le tir de notre artillerie cause des pertes à notre détachement qui ne peut dans ces conditions effectuer l'opération projetée, tuant trois soldats, six blessés et un disparu.
Le 13 septembre Dans la nuit le bataillon Constantin du 256ème RI relève le 4ème bataillon dans le quartier du passage à niveau qui va cantonner à Sermiers.
A Cormontreuil, le 5ème bataillon est relevé pour aller cantonner à Villers aux Nœuds.
Le 14 septembre Le 6ème bataillon est relevé du quartier de la Jouissance pour aller cantonner à Mont Chenot.
Le 15 septembre Sans changement.
Le 16 septembre Les bataillons reprennent une instruction, mais une grande partie est employée aux travaux agricoles dans la viticulture.
Jusqu'au 1er octobre Pas de changement.
Le 1er octobre Le 5ème bataillon va relever dans le quartier de Cernay au nord-est de Reims, le bataillon Knall Dumars du 295ème.
À noter que ce chef de bataillon était dans notre 5ème bataillon avant de prendre du galon et d'être nommé dans un autre régiment, des retrouvailles en quelque sorte.


Le 2 octobre de 16h à 18h30 L'ennemi déclenche un violent tir de gros minem et 250 sur la première ligne.
Le 3 octobre Les 4ème et 6ème bataillons relèvent des bataillons du 295ème.
4h L'ennemi reprend avec une très grande violence les bombardements de la veille dans le quartier de Cernay. Cette préparation d'artillerie est suivie d'une tentative de coup de main. Grâce aux dispositions prises dans des compagnies et au sang-froid des sections qui ont déclenché un tir de mitrailleuses et de salves de fusils, l'ennemi n'a pu aborder nos lignes.
Deux Allemands dont l’un a été tué et l'autre grièvement blessé sont restés engagés dans nos fils de fer. Les corps ont été ramenés à la nuit. Grâce aux papiers trouvés sur eux, il a été possible de procéder à des identifications.
Le général commandant le 34ème corps d'armée a adressé aux 21 ème et 22 ème compagnies ses félicitations :
« Veuillez transmettre mes félicitations aux 21ème et 22ème compagnies du 281ème qui ont su, sous un tir très violent de bombardement, exécuter leurs consignes et se soustraire habituellement au coup de main ennemi, en se portant, pour recevoir l’attaque sur la ligne principale de résistance.
L'ennemi a donné de la sorte dans le vide et a subi des pertes sérieuses grâce à l'efficacité et à la précision de nos tirs de barrage (canons et mitrailleuses) instantanément déclenché. La manœuvre prévue a été par tous (fantassins et artilleurs) très bien exécutée. C'est un échec pour l'ennemi ».
Le sous-lieutenant Rascol a été tué au moment où il prenait des dispositions pour repousser avec sa section l'attaque ennemie, il est cité à l'ordre de la division.
Cette opération a causé la perte de trois soldats dont un officier et cinq blessés dont trois légers.
Le 4 octobre Le secteur est calme. Notre artillerie a manifesté quelque activité.
Le 5 octobre Notre artillerie s'est montrée très active durant la journée.
19h30 Un détachement du 295ème RI tente une reconnaissance. Un violent tir de barrage déclenché par l'ennemi sur ses propres réseaux empêche le détachement de pénétrer dans des tranchées adverses.
Le 6 octobre Un secteur calme.
Le 7 octobre L'aviation ennemie se montre active pendant la matinée.
Au cours de la nuit, l’ennemi tire de nombreuses fusées éclairantes, occasionnant des tirs intenses de mitrailleuses.
Le 8 octobre Aucune activité de part et d'autre.
Le 9 octobre Quelques coups de rafales de mitrailleuses sont tirés par l'ennemi.
Le 10 octobre Pas d'activité de part et d'autre.
Le 11 octobre Les tirs de l'artillerie sont peu nombreux mais dirigés généralement sur l'usine d'engrais.
Le 12 octobre Calme.
Le 13 octobre Quelques obus sur les mêmes. Comme le centre des Sangliers et l'usine d'engrais.
Les 14 et 15 octobre Peu d'activité.
Le 16 octobre L'artillerie ennemie a lancé quelques obus de 105 sur le saillant de Cernay.
Le 17 octobre L'aviation et l'artillerie ennemie manifestent une plus grande activité. De nombreux obus sont tombés sur Reims.
Le 18 octobre Quelques rafales de mitrailleuses au cours de la nuit vers l'observatoire 108. Les bataillons poursuivent l'organisation de la ligne de résistance.
Le 19 et 20 octobre Peu d'activité.
Le 21 octobre Quelques obus sur les mêmes. Comme l'usine d'engrais et le saillant de Cernay.
Le 22 octobre Dans la nuit une tentative de coup de main a été faite par un ennemi sur le saillant de Cernay de 2h10 à 3h30. Le quartier a subi un bombardement très violent au moyen de minem de 240, 150 et 105. Quelques instants avant de recevoir les obus, les guetteurs entendirent dans des fils de fer des bruits de piquets cassés. Ils donnèrent l'alerte et l’ennemi s’est replié dans ses lignes de résistance. Les mitrailleuses et grenadiers entrèrent aussitôt en action, le barrage demandé par un tir de fusée fut déclenché à partir du son, car le brouillard si épais ne permettait pas de distinguer le lieu de la bataille. La tentative ennemie fut négative.
Le 23 octobre Fut calme.
Le 24 octobre L'artillerie ennemie a été assez active dans le saillant de Cernay.
Le 25 octobre vers 22h Une patrouille allemande s'est approchée de notre réseau, elle a été mise en fuite par nos guetteurs.
Le 26 octobre Le secteur est calme.
Le 27 octobre Dans la matinée l'usine d'engrais, la porcherie, le boyau, le manchon reçoivent de nombreux obus.
Le 28 octobre L'artillerie continue à se montrer assez active.
Le 29 octobre Peu d'activité. A 22h Deux déserteurs allemands du 4ème régiment de réserve se présentent au poste d'écoute. Ils sont conduits à la division pour interrogation.
Le 30 octobre Dans le secteur calme, deux déserteurs allemands se présentent de nouveau vers 22h comme ceux de la veille.
Le 31 octobre L'activité d'artillerie est plus marquée que les jours précédents.
Le 1er novembre Des tirs de réglage pendant tout l'après-midi.
Le 2 novembre Une fusée à trois feux, lancée au secteur de droite au cours d'un exercice de liaison, fit déclencher par erreur un tir de barrage de notre artillerie. Les Allemands répondent à notre tir de barrage.
Le 3 novembre
Vers 3h30 Dans la nuit, un détachement ennemi fait une tentative de coup de main dans nos tranchées. Au préalable l’ennemi avait déclenché un violent bombardement de protection. Les tirs de mitrailleuses entrent en action et le détachement ennemi ne peut s'approcher de nos tranchées.
Au petit jour, une reconnaissance a permis de constater que l'ennemi a pratiqué des brèches dans nos réseaux.
D'après la déclaration faite par un déserteur allemand l'ennemi avait fourni un détachement de 70 hommes qui devait opérer en plusieurs points de notre ligne.
Le 4 novembre Des tirs intermittents sur notre réseau, l'ennemi paraît vouloir nous empêcher de réparer les brèches qu'il a pratiqués dans ce même réseau.
Le 5 novembre Identique à la veille, avec les mêmes observations.
Le 6 novembre Dans la matinée le 6ème bataillon est relevé dans le quartier Cernay par un bataillon de 256ème et va cantonner à Mont Chenot.
Vers 5h30 Un déserteur allemand du 81ème régiment d'infanterie se rend à nos guetteurs.
Le 7 novembre Le 5ème bataillon est relevé par le 1er bataillon du 256ème et va cantonner à Villers aux Nœuds.
Le 8 novembre Le 5ème bataillon va cantonner plus loin à Sermiers, alors que le 4ème prend sa place à Villers aux Nœuds.
Du 9 au 23 novembre Sans changement.
Le 24 novembre Le 5ème bataillon part en relève dans le passage à niveau.
Le 25 novembre C'est le 4ème qui prend position à la Jouissance.
Le 26 novembre Le secteur est très calme dans l'ensemble.
Le 27 novembre Peu d'activité de part et d'autre.
Le 28 novembre Même physionomie, quelques avions français et ennemis survolent nos lignes. L'ennemi exécute dans la nuit des tirs de mitrailleuses principalement sur la voie ferrée.
Le 29 novembre Un secteur calme mis à part quelques obus.
Le 30 novembre La journée a été calme dans la tombée de la nuit l'artillerie exécute des tirs de harcèlement. Une de nos patrouilles de reconnaissance a rencontré à environ 300 m de nos lignes un détachement ennemi qui a pris la fuite lorsque le sous-lieutenant Bourgoin a voulu engager le combat.
Le 1er décembre Peu d'activité de chaque côté.
Le 2 décembre Le 5ème bataillon est relevé.
Le 3 décembre Aucune activité.
Le 4 décembre La journée est marquée par une grande activité de l'aviation.
Le 5 décembre Le sous-lieutenant Bourgoin effectue une reconnaissance des réseaux ennemis en avant de la tranchée de Munich en vue de l'exécution d'un coup de main.
Le 6 décembre La journée est marquée par une assez grande activité de l'aviation et de l'artillerie ennemie.
Le 7 décembre Peu d'activité. L'ennemi a lancé un grand nombre de fusées éclairantes.
Le 8 décembre Dans la première partie de la nuit, une patrouille ennemie se serait avancée jusqu'à nos réseaux, elle a été dispersée par nos tirs de grenades et de mitrailleuses.
Le 9 décembre Notre artillerie tire quelques rafales de 75 sur la région du bois de ligne et du bois en gril. L'ennemi a continué ses tirs de harcèlement toute la nuit.
Le 10 décembre L'artillerie ennemie se montre plus active, la ferme de la Jouissance, la parallèle de Munich et Saint-Léonard sont particulièrement visés.
Le 11 décembre Consiste aux travaux de défense du secteur.
Le 12 décembre Au cours de la nuit, une patrouille de huit hommes commandés par le sous-lieutenant Bourgoin rencontre un détachement ennemi d'environ 25 hommes établis en embuscade en avant du saillant de la Jouissance. En raison de leur infériorité numérique, les nôtres tout en combattant, sont dans l'obligation de regagner nos tranchées.
Le caporal Gallieu a été vraisemblablement tué et le soldat Murat blessé ont disparu.
Le 13 décembre Le secteur est calme.
Le 14 décembre Aucune activité d'artillerie ou d’infanterie, de nombreux avions de part et d'autre survolent le secteur.
Les 15, 16, 17, 18, 19 et 20 décembre Rien de particulier sinon une activité réciproque des deux aviations.
Le 21 décembre Toujours un secteur calme.
Le 22 décembre Activité ennemie de bombardement.
Le 23 décembre L'artillerie ennemie exécute sensiblement les mêmes tirs sur la ferme de la Jouissance, le pont de Vrilly et le boyau Soult.
Le 24, 25, 26, 27, 28 et 29 décembre Rien de particulier à mentionner.
Le 30 décembre Le 5ème bataillon est relevé de la Jouissance par le 4ème bataillon du 256ème régiment d'infanterie.
Le 5ème bataillon Cavailhé va cantonner à Cormontreuil.
À partir de 18h Le 4ème bataillon est relevé par le 6ème bataillon du 256ème RI, et va avec l'état-major et les compagnies de mitrailleuse cantonner à Cormontreuil.
Trois compagnies de 21, 22 et 23 cantonnent dans les caves Champion à Reims (sûrement pour préserver la cuvée).
Le 31 décembre
Le 6ème bataillon est relevé, il va à Bézannes


1918

Le régiment cantonnera jusqu'au 3 janvier dans ses positions avec le retour des compagnies testeuses de vin.
Le journal de marche et des opérations du 281ème régiment d'infanterie pendant la campagne contre l'Allemagne s'arrête là, le 31 décembre 1917, il est signé par le chef de bataillon Cavailhé commandant provisoirement le 281ème régiment d’infanterie
Promu lieutenant à titre temporaire le 25 avril 1918.
Il passa au 404ème régiment d’infanterie le 2 juillet 1918.
Nous ne savons pas où était le 281ème ni même ce qu’il faisait, le carnet des opérations à disparu.
Nous sommes obligés de reprendre le cursus militaire au 404ème régiment d’infanterie.
Le 404ème est formé à la Flèche (Sarthe) le 24 mars 1915 avec des officiers prélevés sur différents corps, les compagnies actives et la compagnie hors rang ont été fournies par les dépôts des régiments stationnés sur la 4ème région avec des blessés guéris et des jeunes soldats.

Au 404ème

Placé sous le commandement du Lieutenant-colonel Guyot, il perfectionne son instruction à La Flèche, puis à Mailly, et enfin sur le front de l'Aisne.
Quand le lieutenant Amiel rejoint le 404ème le 2 juillet 1918, le régiment venait d’être relevé du secteur par le 36ème régiment d'infanterie.
Le régiment est parti cantonner du côté de Montmartin dans l'Oise au nord-ouest de Compiègne.
Le 2ème bataillon avec l’état-major et la CHR à Francières,
Le 3ème bataillon à Hémévillers.
Le 7 juillet Le 1er bataillon relève le 1er bataillon du 48ème bataillon de chasseurs à pied.
Le 8 juillet En vue d'une opération projetée, les 2ème et 3ème bataillons se rendent sur leur base de départ.
Le 9 juillet
à 3h20 A l’heure H, les bataillons avec une batterie de chars d'assaut, une section de génie et une demie section Schilt (lance flamme) se portent avec un ordre d'un ensemble parfait, rapidement en avant, les lames magnifiques de cette vague d'assaut brisent après une lutte chaude mais courte la résistance opiniâtre des petits postes de gardes ennemis.
La ferme est enlevée et nettoyée, malgré une vive défense de l'ennemi. Dans cette ferme des officiers allemands sortent de leurs abris revolver au point, immédiatement l'un d'eux est tué, les autres sont faits prisonniers. Les chars contribuent à l'enlèvement de la ferme qu'ils attaquent par le sud et par l'Ouest. Les sections Schilt prêtent leur concours efficace à l'infanterie.
À 3h25 Les premiers objectifs le chemin Autheuil et la ferme sont atteints. Après un temps d'arrêt prévu, la progression continue rapidement, tous les nids de résistance sont réduits au silence, les mitrailleuses rendues muettes.
À 4h Le deuxième objectif est atteint à une distance qui de la base des départs atteignent jusqu'à 1800 m. Le poste de commandement du bataillon ennemi est découvert, les deux groupes des bataillons convergent sur lui avec des lance-flammes. Les officiers qui l’occupent, refusent de se rendre et se défendent. La mise en action des lance-flammes les oblige bientôt à sortir. Les contre-attaques sont immédiatement amorcées par l'ennemi, mais elles sont arrêtées nettes sans pouvoir se développer.
Le nettoyage se fait méthodiquement. Les résistances et réactions ennemies se sont manifestées de la façon suivante :
1) les mitrailleuses sont entrées de suite en action, mais en exécutant des tirs directs et non de flanquement, ce qui a permis très rapidement de les réduire au silence.
2) 10 minutes après le déclenchement de l'attaque, l'ennemi a exécuté un barrage d'artillerie peu dense en avant de sa première ligne. Ce barrage trop tardif n'a gêné en rien notre progression, les bataillons d'assaut ayant déjà dépassé la zone de barrage.
3) les tentatives de contre-attaque faites par les unités de réserve ne se sont produites qu'après notre arrivée sur l'objectif provisoire. Elles ont été très molles et arrêtées immédiatement par nos feux d'infanterie et d'artillerie.
4) dans la matinée et l'après-midi la réaction de l'artillerie se manifestait sous la forme de bombardement assez intense, sur la région du bois de Périmont, sur la ferme poste qui est particulièrement battue, elle s'étend également à notre base de départ et au ravin en arrière.
Au cours de cette opération les bataillons C (3ème), et D (2ème) ont fait environ 250 prisonniers valides, dont 10 officiers y compris un de l’état-major du bataillon, une trentaine de prisonniers blessés. Ils ont pris neuf mitrailleuses lourdes, 20 légères, 2 minenwerfer, sont rapportés de nombreux papiers et documents.
Le bataillon E (1er) a fait une centaine de prisonniers, pris 2 minenwerfer et des mitrailleuses. L'ennemi a subi de lourdes pertes, on peut estimer à 250 le nombre de cadavres allemands vus sur le terrain.
Nos pertes au cours de l'opération furent : de 16 tués, 109 blessés dont six officiers.
Les troupes sont parties à l'attaque avec une confiance absolue et l'ardeur qui en découle. Elles ont rapporté du concours que leur a donné l'artillerie une admiration bien méritée. Elles ont été récompensées de leur allant par la rapidité du succès et la faiblesse de leur perte.
L'opération exercera sur leur moral qui était déjà très bon une influence des plus précieuces.
Du quartier général, ordre général numéro 603 opérations de la troisième armée.
« Ce matin la 121ème division du général Targe a brillamment enlevé le plateau des fermes portes et des loges. L'opération a été exécutée par cinq bataillons sous le couvert d'un barrage roulant et avec le concours des chars d'assaut. Tout s'est passé conformément aux prévisions du commandement. L'infanterie a montré une ardeur superbe. Les fermes sont restées en notre possession malgré les contre-attaques de l'ennemi. 20 officiers et 55 hommes sont prisonniers. Nos pertes sont heureusement légères. Ce brillant succès est dû au savoir-faire du commandement et des états-majors, à l'habilité de l'artillerie et à l'entrée de l'infanterie et des chars d'assaut. Le général commandant l'armée adresse ses félicitations à tous. Il accorde cinq croix de chevalier de la Légion d'honneur et 12 médailles militaires aux troupes qui ont participé à l'opération sans préjudice des autres récompenses qui pourront lui être demandées. Signé Humbert. »
« Le général commandant le 34ème corps d'armée est heureux d'ajouter ses propres compliments à ce que le général commandant l'armée adresse aux unités qui ont pris part à l'opération du 9 juillet. Le succès le plus complet a répondu à l'excellence de la préparation et à la rigueur de l'attaque. L'ennemi a été atterré, la riposte de son artillerie prise de ce nouveau toxique a été à peu près nulle. Que tous aient confiance le jour approche où nous serons en état, grâce au concours de nos alliés américains, d'organiser de grandes actions offensives qui briseront le moral de l'adversaire. Ce jour-là vous payerez le boche comme vous l'avez fait aujourd'hui et un grand, à tous, merci. Signé Vudant »
La réalité fait qu’il y eut plus de 560 prisonniers, 21 officiers dont un commandant de bataillon, une soixantaine de mitrailleuses des minemwerfer. Le colonel Grosjean félicite ses hommes.
Le 14 juillet Sur les indications d’un prisonnier allemand, une patrouille conduite par les lieutenants Hanrion et Gerville Réache a ramené dans nos lignes un canon de 77 anti-tank situés à environ 400 m en avant de nos lignes.
Le 19 juillet La limite Est du bataillon aux armées provisoires est reportée à environ 150 m plus à l'Est.
Le 24 juillet La 11ème compagnie, sous les ordres du capitaine Lafolie exécute un coup de main sur les petits postes ennemis au nord du carrefour 7726.
À 1h45 La 11ème compagnie soit 80 hommes est en place sur sa base de départ à 210 m au sud de la route nationale numéro 35.
A 2h moins 2 minutes L'artillerie commence son tir peu nourri d'abord, puis s'intensifie un peu.
À 2h Les sections se portent en avant, elles arrivent à environ 20 m de la route 35 car les mitrailleuses boches commencent à entrer en action. Les boches lancent trois fusées rouges devant nous une verte à notre gauche. La route 35 est franchie avec beaucoup d'entrain, aussitôt après les sections d'exécution se déploient et se précipitent sur leurs objectifs.
La colonne de droite arrive au PP de droite et ne trouve personne, on soulève une toile de tente mais il n’y a personne. La colonne de gauche arrive sur le PP de gauche franchit un mince réseau et ramasse un boche dans un élément de tranchée. Pendant ce temps, cinq ou six boches sont aperçus à une centaine de mètres se repliant vers l'arrière. Tout le terrain est rapidement fouillé une mitrailleuse légère est trouvée et emportée par nos hommes.
Le repli commence et les sections sont rassemblées dans le chemin creux de la ferme Porte.
A 2h20 Il ne manque personne mais il y a trois blessés, dont un blessé grave par éclats d'obus qui meurt quelques temps après au poste de secours, 2 blessés légers dont un par balles et un par éclats d’obus.
La réaction ennemie par l'artillerie a été assez faible et n'a commencé qu'à 2h04 jusqu'à 2h10. Par contre, les mitrailleuses situées sur la route 35, à l'ouest de la zone engagée, ont fortement gêné l'opération, surtout au début. Cependant il a été observé que les tirs des canons sur ces mitrailleuses avaient été particulièrement efficaces.
Pendant l'attaque nos soldats ont brûlés 2800 cartouches. Les liaisons téléphoniques ont bien fonctionné, la liaison optique a permis au chef de bataillon d'avoir les premiers renseignements à 2h12.
Le 28 juillet Le régiment est relevé par le 36ème.
L'état-major la Compagnie Hors Rang et le 2ème bataillon vont cantonner à Francières.
Le 1er bataillon à Rémy.
Le 3ème bataillon à Hémévillers, puis ce bataillon ira cantonner le 3 août à Montmartin.
Le 6 août Le 1er bataillon relève au point D2 le 45ème bataillon de chasseurs à pied.
Le 3ème bataillon relève au point GI le 55ème bataillon de chasseurs à pied.
Le 2ème bataillon est en réserve à Francières.
Le 8 août Le 2ème bataillon vient relever le 1er.
Le 10 août L'ordre général N° 675 émanent de la 121ème division donne aux régiments la mission d'exploiter l'attaque.
Le 281ème se formant en profondeur derrière la gauche du 11ème bataillon de chasseurs à pied dans l'ordre : le 1er bataillon, le 3ème, le 2ème.
À 16h45 Le régiment a dépassé la route Ressons Margny, franchie vers 18h00 et continue sa marche sur Ricquebourg et Laberlière qu'il enlève et traverse après un nettoyage.
Vers 22h30 Il est arrêté par des feux violents de fusils et de mitrailleuses à 500 m au sud de Roye sur Matz ligne sur laquelle le régiment s'établit solidement.
Le 3ème bataillon qui a fourni une compagnie de soutien au premier s'installe aux abords est de Laberlière, le 2ème bataillon se trouve à 400 m au sud du village, il s'y établit en se reliant au 3ème et en gardant le passage du Matz à l'ouest de Laberlière.
La marche du régiment, malgré les résistances rencontrées en cours de route, l'obligation de nettoyer à fond Ricquebourg et Laberlière et de déborder ce village par l'Est, malgré les avions ennemis survolant très bas, les colonnes ont été poussées très habilement avec la plus grande vigueur.
Le 11 août Exécution de l'ordre général N° 678, l'attaque est reprise avec dans l'ordre le 3ème bataillon, le 2ème et le 1er.
A 7h15 Le 3ème bataillon en tête est momentanément arrêté dans les vergers nord-ouest de la cote 115 par des feux de mitrailleuses, objectif atteint après une brillante levée de la route Roye Gury, à sa gauche, lié à la 6ème division et à sa droite appuyé par le 36ème RI.
Dans cette progression, le régiment fait des prisonniers et prend 2 mitrailleuses.
À 14h30 La marche est reprise, la défense est acharnée. C'est au prix de sacrifices que les éléments de tête atteignent les tranchées du Barbeau et du Buffle. La route Canny Gury ne peut être dépassée.
Les liaisons avec les régiments voisins sont parfaitement assurées, mais le 119ème à gauche et assez fortement en retrait.
Cette deuxième journée a été particulièrement pénible.
Le 3ème bataillon a eu de grosses pertes, son chef de bataillon le commandant Debarnot, son adjudant major, le commandant de compagnie de mitrailleuses et une partie de la liaison du bataillon ont été tués ou blessés. Les exemples donnés par tous sont au-dessus de tous éloges et dénotent l'esprit de sacrifice et d'abnégation qui animent officiers et soldats.
C'est le sous-lieutenant Monpezat qui est frappé d'une balle à la tête en entraînant sa section, le caporal Grolleau de la 10ème compagnie qui résiste seul dans un boyau contre 10 allemands, le soldat Martinache qui enlève son escouade, élimine et met l’ennemi en fuite.
Les pertes pendant cette journée furent de quatre tués dont un capitaine et un lieutenant, 19 blessés dont le commandant, le capitaine Lafolie, le sous-lieutenant Monpezat, et 12 intoxiqués.
Le 12 août
A 5h Après une nuit marquée par une très grande activité des mitrailleuses et de l'artillerie ennemies, avec une forte proportion de toxiques, l'attaque est reprise. Les vagues d'assaut sont arrêtées par un tir intense de mitrailleuses et un violent barrage. Ils ont pu toutefois progresser de 50 à 100 m environ.
A 11h L'attaque est reprise dans une progression lente et meurtrière jusqu'à 14h.
Le 2ème bataillon a ses éléments de tête à 500 m au nord-est du bois de Gury. Mais à sa gauche, le 119ème n'a pu réaliser aucun progrès, le bastion de la ferme Lanvgue n'a pu être enlevé.
Une journée très dure, l’ennemi ayant opposé une résistance acharnée.
Il y eut 5 tués, 40 blessés, 17 intoxiqués.
Le 13 août A 5h L'attaque commence, en tête le 2ème bataillon suivi du 1er et du 3ème, il ne progresse pas, enrayé par un barrage intense de gaz toxique.
À 11h L'attaque est reprise, les éléments de têtes disparaissent sous les rafales de mitrailleuses. La progression est lente, le combat à la grenade devant la tranchée de l'alouette. Mais la résistance est trop dure, une escadrille d'une dizaine d'avions mitraillent nos tirailleurs à courte distance. Des combats au corps à corps ou à la grenade, des mitrailleuses sont mises en batterie à quelques mètres de l'ennemi.
Le 14 août Un détachement ennemi, d'une trentaine d'hommes, débouche dans la tranchée et cherche à contre-attaquer. Cette tentative est vite enrayée par nos feux.
Pendant la journée la lutte se localise, de tranchée à tranchée, combat à la grenade contre un ennemi acharné qui ne veut pas céder et sent la partie perdue. De la tranchée du Bison à la tranchée de la Brebis se sont des alternatives de succès et de plus qui nous coûtent 2 tués, 10 blessés 3 intoxiqués.
Le 15 août
A 11h Le 2ème bataillon se porte à l'attaque de la tranchée de l'Alouette. Après une violente lutte à la grenade, il occupe le réduit de l'Alouette. Le commandant de droite essaie d'élargir le lien en progressant par le boyau de l'Alouette, en direction de la tranchée de la Brebis. Mais les incessantes attaques et contre-attaques de l'ennemi jusqu'à 17h, entravent la marche en avant.
Le 2ème bataillon a repoussé 6 contre-attaques allemandes, à la 7ème les éléments du réduit de l'Alouette sont refoulés, la compagnie Brossard, par une brillante contre-attaque, réussit à revenir maitre du réduit.
Les membres de la 7ème compagnie, le sergent Pajot reçoit sur le champ de bataille la médaille militaire, mais aussi les soldats Lescatreyres et Libeau se voient attribuer la croix de guerre avec palmes.
La possession du réduit de l'Alouette que l'ennemi a défendue avec une opiniâtreté farouche a compté 2 tués 34 blessés.
Le 16 août Le 2ème bataillon est relevé par le 45ème bataillon de chasseurs à pied.
À 14h35 L'ennemi essaie bien de reconquérir le réduit de l'Alouette mais sans succès.
Le colonel Schneider prend le commandement du 404ème régiment d'infanterie.
Le 17 août Le 1er bataillon passe en première ligne à la gauche du 45ème bataillon de chasseurs à pied pour boucher le trou existant.
A 14h Le mouvement en avant est repris, arrêté par un violent barrage d'artillerie.
À 14h 30 La reprise de la lutte est terrible, un barrage violent de grenades et de mitrailleuses.
Vers 21h Les éléments de tête pénètrent dans la tranchée de la Brebis de part et d'autre du boyau du Blaireau. Le 45ème qui avait mission d'enlever la partie nord de la tranchée de l'Alouette ne peut progresser mais conserve sa position.
Le 18 août A 5h Après une lutte à la grenade toute la nuit, la progression est reprise.
Le 1er bataillon en liaison avec 219ème atteint la tranchée de Bois et de la Baleine. Vers 11h Il continue sa progression par le boyau du Blaireau.
Le 19 août Le mouvement de l’avancée de la veille va emmener à opérer une légère conversion à droite.
A 6h30 L'attaque est reprise, le 1er bataillon se lance à l'assaut mais sa progression est enrayée par un tir de barrage de l'artillerie ennemie. La lutte va être chaude, les mitrailleuses font rage. Tout homme qui se montre est impitoyablement fauché. Les stockes entre en ligne, mais sont bien vite immobilisés, les réseaux de fil de fer empêchent toute progression. Cependant le régiment ne désespère pas, les officiers et hommes veulent en finir.
A 11h20 L'attaque recommence après un effort admirable. Le 1er bataillon dépasse la tranchée de l'Autruche, la 1ère compagnie commandée par le lieutenant Picard s'empare d'un certain nombre de prisonniers tandis que d'autres se font tuer sur leurs mitrailleuses.
La journée a été des plus chaudes 800 m de terrain valant une bataille.
Il y eut 33 prisonniers et cinq mitrailleuses légères et des quantités de munitions.
Cela nous a coûté 1 tué et 31 blessés.

Les mortiers Stockes équipaient souvent les chasseurs à pied comme ici le 48ème

Les mortiers Stockes équipaient souvent les chasseurs à pied comme ici le 48ème


Le 20 août Le 3ème bataillon passe en tête, le 1er passe en deuxième ligne.
A 6h 30 Le mouvement en avant est repris, les premiers éléments ennemis sont presque atteints, mais devant nous ce ne sont que des trous d'obus d'où les hommes ne pourront sortir sans être pris à partie par les mitrailleuses.
La 10ème compagnie du capitaine Champagne, se glisse plus à gauche et vient s'échelonner derrière les fils de fer devant le bois de la Divette qui constitue un fortin inexpugnable. Mais devant les luttes subies, on peut prévoir que toute progression est inutile.
Pour faire lâcher prise à l’ennemi une section du 3ème bataillon est envoyée dans les lignes du 119ème pour une attaque combinée du Bois dans ses faces ouest et est. Mais il est trop tard, l'appui de l'artillerie ne permet pas une attaque, la nuit arrive et malgré les pertes et le danger qu'elles peuvent courir en gardant leur position ces deux compagnies du 3ème bataillon demeurent sur place pour recommencer une nouvelle tentative le lendemain.
Elles furent soumises à la fois aux tirs des mitrailleuses et du canon 150 mais rien ne pouvait les empêcher de gagner la ligne qu'elles voulaient atteindre et qu'elles mettaient à pied d'œuvre pour une furieuse attaque.
Nos pertes ont été de 19 tués et 34 blessés.
Le 21 août Marquera une étape glorieuse pour le régiment, elle fut le couronnement des efforts incessants demandés depuis le 10 août.
Le groupement de gauche de la 121ème division d'infanterie est composé du 3ème bataillon, du 2ème bataillon, du 55ème bataillon de chasseurs à pied, et du 48ème bataillon de chasseurs à pied.
Sous le commandement du colonel Schneider, le 404ème avaient pour objectif le bois de la Divette, la partie nord de Lassigny. Après une préparation d'artillerie et savamment conduite, fantassins et chasseurs se lançaient sur leurs objectifs, sur les traces du 75ème et du 150 ème régiment qui précédaient leur progression.
À moins de 30 minutes, les objectifs étaient atteints, le 3ème bataillon, guidé par son chef le capitaine Sargos, franchissait le bois de la Divette, le dépassait, faisant prisonnier toute une compagnie avec son commandant et gagnait hardiment leurs tranchées en nettoyant le boyau de kermesse qui resta jonché de cadavres.
En même temps, le 55ème s'emparait de la tour Rolland et entrait dans Lassigny. Le 3ème bataillon poussait plus loin son succès harcelant l’ennemi et le poursuivant jusqu'aux abords de la Malmaison. La position était enlevée avec une maestria splendide, l'ennemi qui depuis 11 jours se défendait pied à pied, fuyait, laissant entre nos mains 49 prisonniers, 1 officier, 6 mitrailleuses et des quantités de munitions de toutes sortes. Officiers et hommes de troupe étaient en plein triomphe.
Lassigny redevenait terre française : 6 tués, 10 blessés.
Le 22 août Le 2ème bataillon remplace en deuxième ligne le 1er qui passe lui en troisième ligne.
Le régiment s'organise sur la position conquise.
Le 23 août Le régiment est relevé par des éléments de la 6ème division le 24ème régiment d'infanterie.
Les 24, 25 et 27 août Le régiment organise la position par des reconnaissances conservant le contact étroit avec l'ennemi.
Le 28 août A la suite de l'opération du 9 juillet, le 404ème régiment d'infanterie est cité à l’ordre de la 3ème armée.
5h Après une très courte préparation, le 1er bataillon progresse sous la protection du barrage roulant (chars d’assaut). La réaction de l'artillerie ennemie est nulle seul quelque coups de mitrailleuses et de fusils se font entendre.
6h La compagnie de soutien franchit la rivière, 14 prisonniers, 2 mitrailleuses, un lance-flamme sont capturés.
Vers 7h30 Plessis est débordé par l'Est et par l'Ouest, puis le traverse ; au même moment l'escadron divisionnaire dépasse le bataillon et pousse les patrouilles dans Lagny jusqu'à la route de Noyon-Royes, où elles sont reçues à coups de mitrailleuses.
Le 1er bataillon s'établit alors du point 1334 au point 1730 avec des éléments vers Lagny et le bois de la Houppe.
Vers 14h Le 45ème dépasse cette ligne. En fin de journée le régiment est toujours échelonné en profondeur, il prend des dispositions en vue de passer la nuit sur les emplacements où il s'est arrêté.
Le 29 août Les bataillons occupent les emplacements de la veille.
Le 30 août Les chasseurs pouvant de nouveau progresser, le 1er bataillon suit le mouvement et se porte en avant. À 9h45 Le 1er bataillon est mis à la disposition des chasseurs.
Le 31 août Pas d'action d'infanterie, au cours de la journée des violents bombardements par obus de tout calibre et par des toxiques.
Le 1er et le 2 septembre La situation est sans changement.
Le 3 septembre à 7h Le régiment part à l'attaque, le 36ème est arrêté par les mitrailleuses ennemies.
À 14h Une nouvelle attaque est montée en liaison avec le 36ème, la 9ème compagnie franchit environ 80 m.
À la même heure, une attaque secondaire, montée à la sortie sud-ouest de Bussy, a mené deux sections de la 11ème compagnie sur la voie ferrée face à ses objectifs. Elles sont prises d'enfilade par les mitrailleuses et les défenses d'une tranchée située au sud-ouest de la dernière maison, obligeant ces deux sections à s'arrêter.
Le 4 septembre à 4h Le régiment occupe les mêmes emplacements que la veille, il doit après une préparation d'artillerie, précédée par un barrage roulant, s'efforcer de prendre Bussy.
Vers 6h Sans aucune réaction de l'ennemi, le premier objectif était atteint. Bussy fut nettoyé des quelques rares éléments qui s'y sont laissés surprendre.
À 7h30 Le bataillon du régiment a ces 2 compagnies de tête bordant la voie ferrée face à l'est. La progression continue sans que le contact ait pu encore être tenu avec de l'ennemi.
À 9h00La compagnie Marchal qui est arrivée à Crisolles, traverse le village, puis elle est dépassée par la cavalerie au moment où elle quitte la sortie nord de Crisolles.
Le 404ème se trouve en pointe par rapport aux unités voisines qui ont progressé moins rapidement.
À 9h45 L'ordre est donné de partir sur la route Noyon Guiscard. Les renseignements fournis par les compagnies de tête et la cavalerie permettent d'affirmer que l'ennemi tient avec des mitrailleuses Quesmy, à la côte 81.
À ce moment le 3ème bataillon occupe la lisière nord-est de Crisolles, prêt à appuyer le bataillon AG. Le bataillon Jougla s'arrête sur les pentes sud de la cote 76.
À 13h La cote 169 et ses environs était reconnus et inoccupés. La marche reprend sur Quesmy dont les premières maisons sont atteintes à 13h10.
À 14h Avant de continuer la progression le bois au Sud de Saint-Martin est visité. Les allemands qui y étaient encore en sont chassés.
Vers 15h Malgré le feu violent de l'artillerie ennemie, sur les issues Est et Ouest de Quesmy et des tirs de mitrailleuses en bords de Maucourt, notre AG réussit à s'emparer de Maucourt, à 19h30, et pousse une compagnie sur les hauteurs à l'est.
En fin de journée, les trois bataillons s'installent solidement chacun sur leur parallèle :
Le 2ème bataillon à l'est de mon Maucourt,
Le 3ème bataillon à l'est de Quesmy,
Le 1erbataillon dans des bois aux abords de la cote 100.
Le 5 septembre A la pointe du jour le régiment reprend sa marche en avant, malgré le tir violent des mitrailleuses venant du nord-est et des lisières de Beaugies sous Bois.
À 8h Les lisières ouest du village sont atteintes. Le bataillon de tête s'efforce de déborder Beaugis par le sud.
À 9h L'avance est arrêtée par la résistance de la ferme de l'Etang de Bœuf. La 3ème compagnie du 1er bataillon est chargée de s'en emparer.
À 12h30 Cette compagnie réussit, par infiltration, à progresser et à faire tomber la ferme à notre pouvoir.
À 14h15 L’artillerie occupe le village de Beaugis et pousse plus à l'est vers Guivry. Nos troupes se trouvent en fin de journée à 400 m du village.
Le régiment est relevé dans la nuit par le 2ème bataillon de chasseurs à pied.
Le 6 septembre Le régiment est relevé au cours de la nuit et occupe l'emplacement de réserve.
Vers 7h La progression reprend, le régiment suit le mouvement à une certaine distance. La marche en avant ayant été arrêtée, les bataillons restent sur leurs emplacements où ils passent la nuit sans incident.
Le 7 septembre Le bataillon Sargos, marchant en tête, est en liaison avec le bataillon de queue des chasseurs. Dans le courant de l'après-midi le 36ème R.I. dépasse le 11ème chasseur.
En fin de journée il est demandé au plus gros de l'infanterie de ne plus faire mouvement. La tête du 404ème se trouve à la lisière sud-est du bois de Genlis presque en tête, alors qu’il est en réserve.
Le 8 septembre Le régiment vient cantonner, dès le matin, dans la région d’Ugny le Gay.
Le capitaine Sargos reçoit la Légion d'honneur, la médaille militaire est donnée aux soldats Mangin de la 6èmecompagnie et Dragon de la 2ème compagnie.
Le général, commandant le 34ème corps d'armée, adresse un ordre général : ordre général N° 97 aux divisions du groupement Nudant.
« Parti de 10 août de la ferme porte St Maur vous avez enlevé dans une poussée irrésistible Ressons sur Matz, Lassigny, Chevilly, Guiscard, Ugny le Gay, Frières et vous venez d'atteindre le canal Croyat (canal de St Quentin) après 60 km parcourus en vainqueurs de combats rudes et ininterrompus. Seuls des troupes d'élite étaient capables de fournir un pareil effort, vous avez consacré votre réputation. Cet effort, je vous l’ai demandé et vous me l'avez donné à plein cœur, car il n'en était pas un seul parmi vous qui ne sentit profondément, intensément, la gravité de l'heure et de sa beauté. Tout l'honneur de cette avance glorieuse revient à vos chefs et à vous-même. Votre vaillance, votre ténacité ont trouvé leur récompense. L'ennemi est battu, désorganisé. Le succès vous guérit de vos fatigues, vous êtes victorieux. Fier d'avoir été placé à votre tête pendant ces journées de bataille je dis à tous merci.
Signé Nudant ».
Le 9 et 10 septembre Aucun fait saillant.
Le 11 septembre Au cours de la journée, M. le président de la république Raymond Poincaré visite l'infirmerie et les bivouacs du régiment.
Le 12 septembre Préparatifs pour le déplacement.
Le 13 septembre 7h30 Le régiment quitte ses bivouacs et cantonnements pour aller stationner dans la région de Noyon.
L'état-major, la CHR et le 3ème bataillon à Vauchelles,
Le 2ème bataillon à Tarlefosse,
Le 1er bataillon à Genvry.
Le 14 septembre à 8h Le régiment fait mouvement et vient cantonner :
L'état-major et la CHR à Ribècourt,
Le 1er bataillon à Cambronne,
Le 2ème bataillon à Machemont,
Le 3ème bataillon à Bethancourt.
Le 15 septembre Aucun événement.
Le 16 septembre Préparation au déplacement.
Le 17 septembre, 5h le régiment quitte ses cantonnements pour se rendre :
L'état-major, la Compagnie Hors Rang, et le 1er bataillon à Arsy,
Le 2ème et le 3ème bataillon à Canly.
Le lieutenant Brossard reçoit la croix de la Légion d'honneur.
Les 18, 19 et 20 septembre Aucun événement important.
Le 21 septembre Le général de division fait connaître que le régiment a la Fourragère, et offre une séance de cinématographe à Arsy.
Les 22 et 23 septembre Journées sans événement important.
Le 24 septembre Un détachement du 2ème bataillon va avec le drapeau à la remise de la Fourragère du 36ème Régiment d’Infanterie.
Le 25 septembre Arrive le texte de la deuxième citation à l'ordre de l'armée (ordre N° 130) de la première armée.
Un service funèbre pour les morts du régiment à Arcy et une séance cinématographique.
Le 26 septembre Le régiment quitte Arsy pour faire mouvement vers Villers-Cotterêts.
Le 27 septembre à 8h Le régiment embarque en camion, pour aller du côté de Violaine (au sud de Soissons) pour le 1er bataillon avec l'état-major et la Compagnie Hors Rang, les 2ème et 3ème bataillons à Maast.
Le 28 septembre vers 10h30 Le régiment est alerté dans ses cantonnements. L'ennemi se retire, il faut s'attendre à faire mouvement d'un moment à l'autre.
À 14h Le régiment quitte Violaine pour aller cantonner à Condé sur Aisne.
Le 29 septembre à 3h Le régiment se porte en avant et il s'est calé entre la 25ème et la 162ème division d'infanterie.
Dans le courant de la matinée en liaison avec le 16ème régiment infanterie, il s'efforce de progresser dans la direction d’Ostel.
Vers 16h Ostel est dépassé, malgré une résistance acharnée de l'ennemi qui tient avec des mitrailleuses les crêtes et les têtes du ravin.
En fin de journée La 25ème division d'infanterie est complètement dépassée par le 404ème, qui passe à l'Ouest de la ferme Certaux et devant le château ruiné. La liaison étant alors assurée, avec le corps d'armée italien, à droite, et avec la 162ème division d'infanterie, à gauche.
Le 30 septembre Les bataillons de tête, le 2ème à droite et le 1er à gauche, continuent leur progression en liaison avec les Italiens à droite et avec la 162ème à gauche. Ils atteignent vers 12h le chemin Nord est-sud-ouest en haut de la croix, au Chemin des Dames.
À 15h30 Après une préparation d'artillerie, l'attaque est reprise pour atteindre le Chemin des Dames, le canal. La résistance de l'ennemi qui se défend avec acharnement et possède de nombreuses mitrailleuses que l'artillerie n'a pas détruites, un violent barrage de l'artillerie ennemie empêche la progression.


Le 1er octobre dès l'aube Les bataillons de tête continuent, harcèlent l'ennemi et occupent successivement la tranchée de l'Auvergne, la tranchée Modet, la tranchée de la Balle et une partie de la tranchée de l'Episse.
L’Episse de Chevigny tombe entre nos mains.
Nos pertes sont : 2 tués, 18 blessés, 1 intoxiqué.
Parmi les 18 blessés, notre lieutenant Amiel, qui va terminer ici la guerre, il a pris une balle dans la tête, elle a traversé le casque et le crâne.
Le temps de se rétablir la guerre sera finie.
Devant les soldats du 404ème, l'ennemi vaincu résiste maintenant moins âprement. C'est la poursuite. Il marche vers le Nord-est poussant devant lui les soldats Allemands en fuite ; savourant chaque jour la joie très douce de libérer des nouveaux villages français.
Le 10 octobre Le régiment se trouve toujours au Chemin des Dames qu’il a jadis arrosé de son sang généreux dans la tranchée des Indochinois, mais le régiment a investi et nettoyé Braye en Laonnois.
Le 13 octobre Le régiment se porte sur Lierval, où il fait une halte et de là il fait un grand bond en se portant sur Bruyères et Montbérault.
Le 14 octobre a Athiès sur Laon.
Le 17 octobre A Liesse.
Le 19 octobre Le régiment va y faire un gros ménage et s'emparer de ponts et de structures.
Le 5 novembre la progression reprendra à Monceau le Waast.
Le 6 novembre A Montigny le Franc.
Le 7 novembre A Morgny en Thiérache.
Le 8 novembre A Brunehamel.
Le 9 novembre A Antheny et Champlin.
Le 10 novembre A Eteignières.
Le 11 novembre Le régiment se trouve au nord-est de la guinguette, à 2 km de Rocroi.
12h Le régiment, suivi d'un groupe du 205ème régiment d'artillerie de campagne, défile dans Rocroi, devant le général Targe et le général Grumbach.
La population très nombreuse applaudit le retour triomphal des premières troupes françaises qui entrent solennellement dans leur cité.
Nous nous ne savons pas où le lieutenant Amiel a rejoint ses troupes, ni même s’il les a rejoints.
Le régiment continuera à nettoyer, arranger, enterrer et organiser les cimetières militaires.
Il se retrouve le 15 avril 1919 dans les Vosges, à Hadol, qui est à quelques kilomètres en dessous d’Épinal, ce jour-là par ordre N°31 le régiment sera dissous à minuit. Par ordre est signé du colonel Schneider.
L'énergique impulsion du colonel Schneider, d'une ténacité inlassable, et d'un mordant héroïque, lui ont permis de briser la résistance acharnée de l'ennemi, et de le refouler définitivement le 21, après avoir réalisé une avance de 8 kilomètres dans un combat continu. A fait des prisonniers, pris de nombreuses mitrailleuses et un butin considérable. (Ordre général N° 130 de la 1ère Armée, le 23 septembre 1918.)

Le 11 novembre 1918

Jour de l'armistice, le 404ème fait son entrée à Rocroi (dans les Ardennes) arrêté dans son élan par la capitulation de l'ennemi maudit.
Les chefs de Corps ayant commandé le 404ème Régiment d'Infanterie
Lieutenant-colonel Guyot, de la formation jusqu'au 16 octobre 1916.
Lieutenant-colonel Éberlé, du 16 octobre 1916 au 2 mai 1917.
Lieutenant-colonel Saint-Agnès, du 2 mai 1917 au 21 mars 1918.
Lieutenant-colonel Grosjean, du 21 mars 1918 au 19 juillet 1918.
Colonel Érulin, du 19 juillet 1918 au 16 août 1918.
Colonel Schneider, du 16 août 1918 à la dissolution du régiment soit le 15 avril 1919.
Citations et Fourragère attribuées au Régiment.
Lieutenant-colonel Grosjean, citation à l'ordre de l’armée (Ordre général n° 484, du 8 août 1918).
Colonel Schneider, citation à l'ordre de l'armée (Ordre général n° 130, Ire Armée, 23 septembre 1918).
Le 5 octobre 1919, la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre a été conférée au régiment par le général commandant en chef les armées du Nord et du Nord-est.


Le lieutenant Amiel Jean est mis en congé de démobilisation le 23 juillet 1919 par le 80ème régiment d’infanterie dont les troupes n’arriveront que le 29 août 1919 à Narbonne.
Suite à sa blessure, il a été opéré et soigné puis a fait de la rééducation, afin de pouvoir se servir de sa main gauche dans l’écriture et signature, la droite étant déficiente.
Malgré son handicap dû à ses blessures, Jean Amiel va se lancer dans la politique locale.
Les élections du 30 novembre 1919 vont tout changer.
Les élus sont : Garros Joseph, Salvat Henri, Théron François, Amat Camille, Long Charles, Jean François, Raynaud Louis, Amiel Jean, Lagrange Donadieu, Arnou Eugène, Tourtrol Eugène, Audouy Pierre, Rivière Joseph, Vié Frédéric, Bauzou Paul, Claverie Alfred.
Le nouveau maire est Amiel Jean. Il nomme Salvat Henri adjoint.
Il fut décidé, au conseil du 1er juillet 1920, de vendre ce que l’on appelait l’ancien presbytère. Cette propriété fut donnée le 6 avril 1806 par Jean François Boyer, pour y faire la maison du curé.
Clavel, maire de cette période, en avait fait une gendarmerie. Puis, la ville autorisa les prêtres de l’école libre, jouxtant la bâtisse, d’y séjourner.
Cette maison, cadastrée dans la section A 460 et 461, fut mise à prix 12 000 francs. Elle fut vendue pour 12 200 francs à la famille Garros Joseph (conseiller municipal). En 2ème vente, ce fut un jardin section A 447 pour 1 200 francs. Le tout est fait pour renflouer l’hospice.
Dans la même séance, on a supprimé l’octroi, trop onéreux pour les familles nombreuses, qui ne rapportait plus grand-chose à la ville. C’était surtout le préposé qui oubliait régulièrement de restituer la somme. La mairie s’en plaignait et lui fit aussi un procès.
Le peuple naïf, pensant que c’était grâce à lui que ce service fut aboli (ce qui est vrai puisqu’il en était l’acteur), le mit comme conseiller.


La halle avait été démolie en 1913. Depuis, rien ! Elle était toujours absente à cause de la guerre, qui n’avait pas permis de faire une adjudication, ce qui n’empêchait pas de rembourser l’emprunt contracté auprès du conseil général.
Le conseil décida le 9 octobre 1920 sa restauration, et demanda à l’architecte Belin de présenter un plan et le devis, qui furent approuvés pour la somme de 50 932 francs et 78 centimes. (Nous sommes loin des 16 000 francs de l’avant-guerre).
Pour faire rentrer de l’argent dans les caisses, pour augmenter les recettes municipales, il fut décidé le 20 novembre une taxe sur les chiens.
20 francs pour 1 chien d’agrément.
10 francs pour 1 chien de chasse.
5 francs pour 1 chien de garde.
De nos jours, la chasse est considérée comme un sport. Mais, cela reste un agrément.
Le 18 septembre 1920, à Chalabre, une société ou association voit le jour sous le nom de « l’avenir ». L’objet de cette association est de créer à Chalabre un centre de distractions saines, utiles et agréables, et de constituer pour atteindre ce but, des groupes de football, de gymnastique, de tir, de lecture, de musique et de chant.
Le siège de l’association est à Chalabre dans une salle de la mairie.
Le bureau est ainsi constitué :
Le Président : Espardellier Amédée rentier
Le Vice-président : Boyer Antoine rentier
Le Trésorier : Cazeneuve Jean minotier.
Le Secrétaire : Delmas Pierre instituteur
Le Secrétaire adjoint : Pons Antoine instituteur adjoint.
La parution dans le journal officiel sera effectuée le 4 décembre 1920. Le préfet a entériné l’association le 20 octobre 1920 ».
Archives départementales, 4 MD 408/293
Cette association sportive ou culturelle de Chalabre est la seconde dans l’ordre des plus anciennes, dont les dossiers sont conservés aux archives départementales. Nous trouvons ici le foot-rugby, car jusqu’alors Chalabre ne voulait pas de ce sport trop viril.
Ce que, mis à part le maire Tournié avait fait en 1894, le maire Amiel, fidèle à ses convictions, va donner un nouveau nom à des rues.
Tournier avait nommé, en 1894, la route de Quillan rue Jean-Jacques Rousseau. De nos jours, elle porte le nom de rue du Capitaine Danjou.
Dans la réunion du conseil municipal, qui eut lieu le 10 mars 1921, il est arrêté que :
La rue du Barri-Saint reprend le nom de rue des Couteliers et le cul de sac celui de rue de la Mouche.
La rue des Tisserands reprit, elle aussi, son nom.
La place du marché devient la place de la République.
La rue Sainte Anne et son prolongement la rue Saint François prirent le nom de Jean Jaurès.
La rue Saint Ursule et son prolongement la rue Saint Antoine s’approprièrent le nom de Camille Pelletan.
Le nom de Francisco Ferrer est affecté à la rue Notre-Dame.
Le nom d’Emile Zola s’établit à la place de la rue du Presbytère.
La rue du Presbytère ne s’est jamais appelée comme cela. En effet, elle se nommait rue de la Grande Poste.
La place de la République a toujours conservé le nom de place du Marché, sauf de nos jours. Elle fut nommée en hommage à un résistant, habitant autour de la halle, tué pendant la seconde guerre mondiale, Espérance Folchet.
Que dire des deux rues qui mènent à l’abattoir, alors que le dit abattoir est fermé depuis 1967. Le cinéma ferma lui aussi, mais en 1970. L’année d’après, la place de l’abattoir devint la place Charles Amouroux.
Cela ne veut pas dire que, pour aller à la place, il faille passer par l’abattoir, quoique !
La commune donna le 16 mai 1921, pour la modique somme de 75 francs par semestre, l’autorisation à Garros Joseph, conseiller municipal, le droit de faire pacager ses bêtes au communal, Barry Neuf et l’abattoir. Le Communal voyait plusieurs fois par semaine la foire et le marché. Les animaux n’étaient pas toujours les bienvenus. Quant aux parcs devant l’abattoir, c’était déjà faire preuve de cynisme pour ces bêtes, dont le dernier chemin était celui-là.
La fée électricité n’a jamais bien fonctionné. La concession et la fourniture du courant avait été donné en fermage à Rivemale, qui n’était pas meilleur non plus. Mais, cette concession arrivait à expiration. Il fut adopté de ne pas lui renouveler le contrat, et de prendre contact avec la compagnie Pyrénéenne de l’énergie électrique, située au 9 rue Lafforgue à Toulouse. Le 14 novembre, un accord fut signé entre les deux partis. Le service était pire que l’ancien. Il leur faudra trois bonnes années pour commencer à faire des progrès et améliorations.
Voilà 12 ans que la ville espérait ce service, service interrompu, sûrement dû à la guerre. Mais, le 16 janvier 1922, et ce malgré la neige, la ligne de bus Espéraza–Bélesta passe dans la ville.
L’adjoint Salvat Henri proposa, le 29 septembre 1922, de dresser des bains douches, d’une autre nature que ceux fermés 23 ans plus tôt.
L’architecte Vassas fut chargé du dossier, et ainsi de fournir un plan et un devis.
La mairie achèterait l’immeuble de la veuve Picateau et celui de Clottes, situés dans la rue des Boulangers. Le coût total de l’opération est de 98.360 francs. Les recettes de la ville, en cette année de 1922, était de 90.819 francs.
C’est le 24 novembre 1922 que le conseil demanda à Jean Magrou, sculpteur à Paris, de fournir le monument pour 26.000 francs. Il faut prévoir en plus : l’emballage, le transport, la gravure, le terrassement et la pose, soit un coût total de 44.360 francs.
Le 19 janvier 1923, le conseil proposa que la subvention des 1.000 francs, qui avaient été prévus pour l’association « L’avenir », comme elle n’a pas fait preuve de vitalité, soit allouée à « L’Union Sportive Chalabroise ».
Le football-rugby n’existait plus. Les deux jeux se sont séparés et chacun créa sa fédération.
Les élections du 29 juin 1924 ont donné les résultats suivants :
Arnou Eugène, Rivière Joseph, Vié Frederic, Bauzou Paul, Salvat Henri, Garros Prosper, Bonnet Isidore, François Elie, Rigaud Pierre, Fitaire Emile, Jean François, Courdil Lucien, Mourareau Jean, Vidal Emile, Long Charles, Audouy Pierre.
Salvat Henri fut nommé maire.

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